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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 13:57
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Yohann Lebredonchel - dans fanstatique
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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 15:39

Vampire

Pour les articles homonymes, voir Vampire (homonymie).

Vampire

Tableau Le Vampire par Philip Burne-Jones, 1897.

Créature

Origines

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Le vampire est une créature légendaire. Suivant différents folklores et selon la superstition la plus courante, ce mort-vivant se nourrit du sang des vivants afin d’en tirer sa force vitale. La légende du vampire puise ses origines dans des traditions mythologiques anciennes et diverses, elle se retrouve dans toutes sortes de cultures à travers le monde.

Le personnage du vampire est popularisé en Europe au début du XVIIIe siècle. Vers 1725, le mot « vampire » apparaît dans les légendes d'Arnold Paole et de Peter Plogojowitz, deux soldats autrichiens qui, lors d’une guerre entre l’Empire d'Autriche et l'Empire ottoman, seraient revenus après leur mort sous forme de vampires, pour hanter les villages de Medvegia et Kisiljevo. Selon ces légendes, les vampires sont dépeints comme des revenants en linceul qui, visitant leurs aimées ou leurs proches, causent mort et désolation. Michael Ranft écrit un ouvrage, le De masticatione mortuorum in tumulis (1728) dans lequel il examine la croyance dans les vampires. Le revenant y est complètement, et pour la première fois, assimilé à un vampire, puisque Ranft utilise le terme slave de vampyri. Par la suite, le bénédictin lorrain Augustin Calmet décrit, dans son Traité sur les apparitions (1751), le vampire comme un « revenant en corps », le distinguant ainsi des revenants immatériels tels que les stryges, fantômes et autres esprits.

Diverses explications sont avancées au fil du temps pour expliquer l'universalité du mythe du vampire, entre autres les phénomènes de décomposition des cadavres, les enfouissements vivants, des maladies telles que la tuberculose, la rage et la porphyrie, ou encore le vampirisme clinique affectant les tueurs en série qui consomment du sang humain. Des explications scientifiques, psychanalytiques ou encore sociologiques tentent de cerner la raison qui fait que le mythe du vampire perdure à travers les siècles et les civilisations.

Le personnage charismatique et sophistiqué du vampire des fictions modernes apparaît avec la publication en 1819 du livre The Vampyre de John Polidori, dont le héros mort-vivant est inspiré par Lord Byron, Polidori étant son médecin personnel. Le livre remporte un grand succès mais c'est surtout l'ouvrage de Bram Stoker paru en 1897, Dracula, qui reste la quintessence du genre, établissant une image du vampire toujours populaire de nos jours dans les ouvrages de fiction, même s'il est assez éloigné de ses ancêtres folkloriques avec lesquels il ne conserve que peu de points communs.

Avec le cinéma, le vampire moderne est devenu une figure incontournable, aussi bien dans le domaine de la littérature que de celui des jeux vidéo, des jeux de rôle, de l'animation ou encore de la bande dessinée. La croyance en ces créatures perdure et se poursuit aussi bien dans le folklore populaire que par des sous-cultures, notamment gothiques, qui s'y identifient.

Sommaire

Origine du mot « vampire »

Le mot attribué pour désigner les vampires varie d'une langue à l'autre, de même que les attributs et caractéristiques attachés à la créature. Selon l'Oxford English Dictionary, le mot « vampire » apparaît dans la langue anglaise en 1734, dans un ouvrage de voyage intitulé Travels of Three English Gentlemen, publié dans le Harleian Miscellany de 17451. C'est par la langue anglaise qu'il se répand dans le monde, via la littérature puis le cinéma. Cependant, le terme anglais est originellement dérivé du mot français « vampyre », provenant lui-même de l'allemand « vampir »D 1, introduit au XVIIIe siècle par la forme serbo-croate « вампир »/« vāmpῑr. »2,3,4,5,6. En France, le Nouveau Larousse illustré de 1900 est le premier dictionnaire à définir les vampires comme étant « des morts qui sortent de leur tombeau, de préférence la nuit, pour tourmenter les vivants, le plus souvent en les suçant au cou, d'autres fois en les serrant à la gorge au point de les étouffer7 ». C'est, semble-t-il, Arnold Paole, un supposé vampire de Serbie, qui est le premier à être dénommé « vampire », terme apparu lors de l'annexion de la Serbie à l'Autriche. Après que Vienne eut obtenu le contrôle du Nord de la Serbie et de l'Oltenie, par le traité de Passarowitz, en 1718, des rapports officiels évoquent des pratiques locales d'exhumation des corps et de meurtres de supposés vampiresD 1. Ces rapports écrits, qui s'étalent de 1725 à 1732, connaissent un grand écho dans la presse d'alorsD 1. C'est en effet la forme slave qui est l'étymologie la plus probable des termes européens. Le vocable slave désignant les revenants a été par la suite systématiquement rendu par le mot « vampire »A 1.

D'après Vasmer, qui fait autorité en matière d'étymologie des langues russe et slaves, le mot d'origine est le mot "upir' existant dans toutes les langues slaves (en bulgare : « въпир », en croate : « upir » /« upirina », en tchèque et slovaque : « upír », en polonais : « upior, en ukrainien : « упир » (« upyr »), en russe : « упырь » (« upyr' ») et en biélorusse : « упыр » (« upyr »). L'auteur reconstruit la forme slave commune en "Ọpyr" ou "Ợpir". La forme "vampir" pourrait provenir du polabe ou du vieux polonais. Vasmer réfute l'origine tatare comme l'origine à partir du vieil indien8.

C'est un colophon dans un manuscrit du Livre des Psaumes écrit par un prêtre qui l'a traduit du glagolitique en cyrillique pour le prince Volodymyr Yaroslavovych. Le prêtre écrit en effet que son nom est « Upir' Likhyi » (« Оупирь Лихыи »), terme qui signifie « mauvais vampire »9. Ce nom étrange semble avoir survécu dans des pratiques païennes mais aussi dans des prénoms ou surnoms10. Un autre vocable provenant de l'ancien russe, « upyri », apparaît dans un traité anti-païen intitulé Mot de Saint Grégoire, daté entre les XIe et XIIIe siècles11,12. Dans les Balkans, le féminin de « vampire » est « Vampiresa ». Le fils d'un vampire est nommé « Dhampir », et une fille de vampire est appelée une « Dhampiresa ». Dans le folklore bulgare, de nombreux termes tels que « Glog » (littéralement : « aubépine »), « vampirdzhiya », « vampirar », « dzhadadzhiya » et « svetocher » sont utilisés pour désigner les enfants et les descendants de vampires, ainsi que, à l'inverse, des personnes chassant les vampires13.

Caractéristiques

Selon Claude Lecouteux, le mythe actuel du vampire est le résultat de « la stratification plus ou moins homogène » d'un grand nombre d'êtres et créatures surnaturels issus des divers folklores européens, en particulier slave. Cet auteur a identifié plusieurs types précurseurs des vampires, tour à tour des esprits, des démons ou des revenants, possédés ou non : l'« appeleur »A 2, le « frappeur »A 3, le « visiteur »A 4, l'« affamé »A 5, le « nonicide »A 6, l'« appesart »A 7, le « cauchemar »A 8, l'« étrangleur »A 9, le mâcheurA 10 et enfin le revenant à forme animaleA 11. Le bénédictin lorrain Augustin Calmet décrit, dans son Traité sur les apparitions (1751), le vampire comme un « revenant en corps », le distinguant ainsi des revenants immatériels tels que les fantômes ou les esprits14.

Les descriptions de vampires évoluent d'un pays à l'autre et d'une époque à une autre, mais des traits généraux peuvent être identifiés. Cette créature mort-vivante est universellement connue pour se nourrir du sang des vivants dès la nuit tombée, afin d'en tirer la force vitale qui lui permet de rester15 immortelle, ou plutôt non-soumise à la vieillesse16. D'autres éléments indissociables sont le cercueil dans lequel il se réfugie au lever du jour afin de trouver repos et protection17,Note 1, et le cimetière qui forme son lieu de prédilection et son territoire18. Il y pratique la « mastication » des linges enterrés avec lui. Dans de nombreuses légendes, le vampire se nourrit aussi d'excréments humains et de chair, y compris la sienne ; il pratique en effet l'automastication de sa chair et de ses vêtements, comme l'attestent plusieurs traités anciens relatant des histoires de linceuls retrouvés mâchonnés19,20. Le vampire possède enfin des canines pointues (ou crocs), ces dents lui servent à mordre ses victimes (traditionnellement au cou et durant leur sommeil) pour les vider de leur sang21. L'apparence de la créature s'est construite au fil de ses apparitions dans les médias, par exemple, le port de la cape devenu indissociable de l'habillement du vampire est le résultat de l'esthétique recherchée au théâtre et au cinéma, afin d'en renforcer l'élégance et le côté inquiétant22.

La figure moderne de la « vamp » est issue du mythe du vampire. Il s'agit d'une femme séduisante qui conduit l'homme à sa perte, souvent en lui volant son énergie vitaleA 12.

Transformation en vampire

Les causes d'apparition des vampires varient beaucoup d'un folklore à un autre. Dans les traditions slaves et chinoises, un corps enjambé par un animal, particulièrement un chat ou un chien, peut devenir un mort-vivantD 2,A 13. De même, un corps blessé et non traité au moyen d'eau bouillante peut devenir un vampire. Dans le folklore russe, les vampires passent pour être d'anciens sorciers ou des personnes s'étant rebellées contre l'église orthodoxe23. La croyance populaire veut que chaque personne mordue par un vampire finisse par devenir vampire à son tour15.

En ce qui concerne la littérature et la culture populaire, le vampirisme est souvent présenté comme le résultat d'une malédiction, et le vampire peut choisir de transmettre celle-ci lorsqu'il mord une victime. S'ensuit la transformation (plus ou moins longue et douloureuse) de la victime, l'un des premiers signes étant l'allongement des caninesNote 2,24.

Identification

Le vampire est universellement reconnu par sa physionomie surnaturelle. Selon le folklore populaire, il est le plus souvent dépeint comme gonflé et rougeaud, parfois violacé, ou de couleur sombre. Ces caractéristiques sont attribuées à la consommation régulière de sang. En effet, du sang suinte de leur bouche et leur nez lorsqu'ils prennent du repos dans leurs cercueils alors que leur œil gauche demeure ouvertD 3. À l'inverse, le vampire tel qu'il a été propagé par le cinéma, est blafard et pâle16. Le comte Dracula du roman de Bram Stoker, par exemple, apparaît d'abord comme un vieillard élégant, puis retrouve sa jeunesse au fil de ses absorptions de sang humain25. Le vampire est par ailleurs couvert du linceul avec lequel il a été enterré, alors que ses dents, ses cheveux et ses ongles peuvent avoir quelque peu poussé, bien que ses crocs ne soient généralement pas affectésD 4.

L'identification d'un vampire comporte quatre étapes, correspondant aux phases de ses manifestations. Il s'agit de reconnaître des phénomènes bizarres dans un premier temps, en général des décès en cascade suspects. Lorsque plusieurs personnes dépérissent de manière étrange, à la manière d'une épidémie, le vampire est invoquéA 14. Dans La Famille du vourdalak de Tolstoï, il est dit que le « vampirisme est contagieux » et que des décès multiples en sont le signe. L'explication est d'ailleurs souvent celle de la maladie qui passait au Moyen Âge pour un signe d'activité vampirique ou de malédiction. Dès 1730, Jean Christophe Harenberg soutient que les vampires sont nés de l'imagination des malades, montrant que les signes du choléra mais aussi de la rage ou de la peste sont proches de ceux attribués aux vampires, comme le visage rubicondA 15.

L'arrivée d'un étranger à la physionomie ou au profil étranges (claudication, denture de fer, incapacité à compter au-delà de trois, ancien métier exercé suspect — surtout ceux de boucher et de bottier) permet d'identifier un vampire. Chez les Slaves, les expressions « rouge comme un vampire » (« cervoni jak vesci ») et « gros comme un vampire » attestent de cette stigmatisation des étrangers à l'allure suspecteA 16.

Les formes du décès sont le moyen d'identification le plus répandu. Si le corps du défunt est souple, son visage rougeâtre ou ses yeux ouverts (ou mi-clos), il passe pour un vampire potentielA 16. L'identification du vampire est également permise par le repérage de sa tombe. Il existe ainsi un grand nombre de rituels destinés à les identifier : en Valachie, une méthode pour mettre au jour une tombe de vampire consiste à conduire un jeune enfant vierge monté sur un étalon lui aussi vierge, très souvent de couleur noire, excepté en Albanie où il est blancD 5. Le cheval est censé marquer un changement d'attitude à l'approche de la tombe23,A 17. Par ailleurs, des trous apparaissant dans la terre au-dessus d'une tombe sont pris pour des signes de vampirismeD 6. Les corps suspectés d'être ceux de vampires possèdent une apparence plus saine que prévue, mais ils présentent aussi plus de chair et moins de signes de décompositionD 7. Un corps non décomposé après quelque temps en terre suffit à faire accuser le mort d'être un vampire, particulièrement pour la religion orthodoxe où la non-putréfaction est considérée comme un signe d'activité démoniaque, par opposition à la religion catholique qui y voit une intervention divine ou une béatification26. De même, un corps nu signifie que le cadavre a dévoré son lingeA 18. Le fossoyeur est par conséquent l'expert privilégié dans l'identification des vampiresA 19. Dans quelques traditions, quand les tombes soupçonnées ont été ouvertes, les villageois ont souvent décrit le cadavre comme ayant du sang frais d'une victime partout sur son visageD 8. L'une des preuves d'une activité vampirique réside aussi dans la mort inexpliquée de bétail ou dans l'apparition de lueurs au-dessus de la tombeA 20. Enfin, on peut reconnaître le vampire par les manifestations qu'il provoque, proches de celles d'un esprit frappeur comme le poltergeist : chutes d'objets lourds au plafond, objets qui bougent ou cauchemarsB 1.

Facultés

Il faut savoir que le nosferatu ne meurt pas, comme l'abeille, une fois qu'il a fait une victime. Au contraire, il n'en devient que plus fort ; et, plus fort, il n'en est que plus dangereux (...) Il se sert de la nécromancie, art qui, comme l'indique l'étymologie du mot, consiste à invoquer les morts pour deviner l'avenir, et tous les morts dont il peut approcher sont à ses ordres (...) Il peut, avec pourtant certaines réserves, apparaître où et quand il veut et sous l'une ou l'autre forme de son choix ; il a même le pouvoir, dans une certaine mesure, de se rendre maître des éléments : la tempête, le brouillard, le tonnerre, et de se faire obéir de créatures inférieures, telles que le rat, le hibou, la chauve-souris, la phalène, le renard et le loup ; il peut se faire grand et se rapetisser et, à certains moments, il disparaît exactement comme s'il n'existait plus27.

Selon les mythes, légendes ou auteurs, le vampire dispose de forces ou de faiblesses différentes. Ainsi, dans le roman de Bram Stoker, les facultés de Dracula sont énumérées de façon précise par l'un des personnages, le docteur Abraham Van Helsing. Les films dans lesquels a joué Bela Lugosi ont développé l'idée que les vampires possèdent un pouvoir hypnotique et un don pour la séduction leur permettant, notamment, de séduire efficacement les femmes et de s'approcher plus facilement de leurs proies. Ces créatures pourraient également lire dans les pensées16. Le cinéma a pris de notables libertés par rapport aux modèles littéraires et folkloriques, en particulier concernant la nature et le mode de vie du vampire. Ainsi, par exemple, ceux-ci se voient affublés de canines exagérément démesurées et adoptent un comportement sensuelE 1.

Le vampire de fiction devient plus puissant avec l'âge, ce qui lui offre une plus grande résistance aux lieux saints ou à l'eau bénite par exemple. Il est très fort et rapide, doté d'une excellente vision nocturne. Il possède souvent la faculté de se changer en animal (thériomorphie), il peut s'agir d'un animal quelconque, uniquement du loup ou de la chauve-souris selon les auteurs, mais aussi de brume16,Note 3.

Protection contre le vampire

Selon Claude Lecouteux, la protection contre les vampires s'effectue en trois moments différents : quand ils viennent de naître, lors de leur décès ou quelque temps après qu'ils ont rendu l'âme et sont donc devenus les hôtes d'un monde intermédiaire entre la vie et la mortA 21. Dans ce domaine, les traditions folkloriques se mêlent aux interprétations romanesques.

Précautions au décès et à l'inhumation

Dans les folklores européens, la protection passe par des précautions lors du décès et de l'inhumation, la plus courante étant la décapitationA 22. Il est aussi nécessaire de protéger son habitationA 23. Plusieurs pratiques existent pour éviter qu'un mort ne revienne comme vampire, entre autres : enterrer le corps à l'envers, percer la peau de la poitrine (une façon de « dégonfler » le vampire dont le corps a gonflé), ou placer des objets comme une faux ou une faucille à ses côtés (la tradition impose d'enterrer des objets aiguisés avec le cadavre, afin qu'ils puissent pénétrer dans la peau si celui-ci se met à se transformer en revenant), ou de les placer à proximité de la tombe pour détourner les espritsD 9,D 10. Il s'agit d'une pratique qui rappelle celle des anciens Grecs qui plaçaient une obole pour Charon dans la bouche, sur la poitrine, dans la main ou aux côtés du défunt28. Cette coutume persiste encore au début du XXIe siècle à travers la figure du vrykolakas29. D'autres méthodes généralement pratiquées en Europe préconisent la coupe des tendons dans les genoux ou le placement de graines de pavot, de millet, ou de grains de sable sur le terrain alentour de la tombe d'un vampire présumé, et ce afin d'occuper la créature qui se voit obligée de compter les grains toute la nuitD 11.

La décapitation est surtout préconisée en Allemagne et dans les pays slaves orientaux. Il s'agit alors ensuite d'enterrer la tête aux côtés du corps, entre ses jambesD 12, afin d'accélérer le départ de l'âme et d'éviter ainsi la création d'un revenant. On peut aussi clouer la tête, le corps ou les vêtements du supposé vampire afin d'éviter qu'il ne se lèveD 13. Les gitans pensent que transpercer d'acier ou d'aiguilles de fer le cœur du défunt, et placer dans ses yeux, ses oreilles et entre ses doigts, des morceaux de fer (ou d'aubépine) lors de l'enterrement évite qu'il ne devienne un vampire. En 2006, à Lazzaretto Nuovo près de Venise, le corps d'une femme datant du XVIe siècle a été découvert avec une brique dans la bouche, acte qui fut interprété par les archéologues comme un rituel destiné à l'empêcher de devenir vampire30. D'autres rituels utilisent de l'eau bouillante répandue sur la tombe ou l'incinération du corps. Dans le Duché de Saxe allemand, un citron était placé dans la bouche du supposé vampire (le Nachzehrer)B 2.

Objets et lieux apotropaïques

Les folklores évoquent surtout l'utilisation d'objets particuliers : il existe en effet plusieurs objets apotropaïques censés repousser les vampires, notamment l'ailD 14, dont l'odeur les indisposerait16. Une branche de rosier sauvage, d'aubépine ou de verveine passent également pour être des protections contre les vampires en Europe31, tandis que des branches d'aloe vera dans le dos ou près de la porte sont utilisées en Amérique du Sud32. Asperger le sol de moutarde les éloigne également31.

Les objets sacrés comme le crucifix, le rosaire ou l'eau bénite sont capables de les repousser ou de les blesser16. Les vampires ne pourraient pas marcher sur un sol consacré comme celui des églises ou des temples, ni même traverser l'eau courante33. Le miroir, dans lequel le vampire ne peut se refléter si on en croit le romancier Bram Stoker34, est parfois un moyen de le repousser35, mais ce rituel n'est pas universel. Dans la tradition grecque, par exemple, le Vrykolakas (ou Tympanios) possède un reflet et une ombre.

Le vampire est censé ne pouvoir entrer pour la première fois dans une habitation sans y avoir été invité par le propriétaire35. Bien qu'on considère que le vampire est plus actif la nuit, il est rarement considéré comme vulnérable à la lumière du jour, contrairement à la tradition cinématographique34 où il ne supporte pas la lumière du soleil (mais n'est pas tué par elle)16.

Des récits chinois déclarent que si un vampire découvre par hasard un sac de riz, il doit en compter chaque grain. C'est un thème existant également dans des mythes du sous-continent indien aussi bien que dans les contes sud-américains de sorcières et d'autres esprits malveillants32. Le vampire est obligé de compter toutes les graines d'un sac renversé devant lui, et de dénouer tous les nœuds qu'il croise, même si le jour arrive, et ne peut s'en détourner que lorsqu'il a fini de les compterNote 4.

Destruction des vampires

Les moyens pour détruire les vampires sont nombreux et variésD 15. La plus ancienne relation de mise à mort d'un vampire, alors appelée « sangsue », apparaît dans la Chronique de Guillaume de Newbury, au XIe siècleA 24. Le vampire étant un mort-vivant, il est déjà mort et ne peut connaître le repos éternel qu'au moyen de pratiques spéciales, entre autres un pieu dans le cœur, un clou dans la tête, une décapitation ou une crémation. La tradition populaire réclamait parfois les quatre à la fois16, puis l'enterrement à l'angle d'un carrefour (avec plusieurs variantes). Le corps est parfois démembré, pratique qui est fréquemment évoquée depuis 1593 dans la littérature vampirologiqueA 25. En Roumanie, l'exécution d'un vampire est appelée la « grande réparation » et doit se dérouler aux premières lueurs de l'aube. L'officiant doit enfoncer d'un seul coup le pieu, faute de quoi le vampire peut ressusciterE 2.

Les bois de frêne sont réputés efficaces pour détruire le vampire en Russie et dans les pays baltes. En Serbie, c'est plutôt l'aubépine36 ou le chêne en Silésie37. Le vampire peut également être terrassé par un coup de pilum au cœur ou à travers la bouche en Russie et dans le Nord de l'Allemagne38, ou dans le ventre dans le Nord-Est de la Serbie39. De manière générale, la mise à mort du vampire est entièrement ritualisée : « tuer le vampire est une action juridique, parfois précédée d'un procès où le mort est accusé de troubles et de meurtres »A 26.

Les œuvres de fiction rapportent d'autres moyens. Abraham Van Helsing de Stoker affirme : « Quant au pieu que l'on enfonce dans son cœur, nous savons qu'il lui donne également le repos éternel, repos éternel qu'il connaît de même si on lui coupe la tête. Il ne se reflète pas non plus dans les miroirs et son corps ne fait pas d'ombre40 ». Dans le premier film s'inspirant du roman, Nosferatu le vampire, Murnau n'indique qu'un seul moyen permettant d'éliminer le vampire : une femme au cœur pur doit faire oublier le lever du jour au comte. C'est de là qu'est née la croyance dans les effets nocifs des rayons du soleil sur les vampires, laquelle sera exploitée dans la plupart des films.

Liens avec le monde animal

Un certain nombre d'animaux sont en relation avec les vampires, notamment les chauves-souris vampires (Desmodontinae) qui, dès leur découverte au XVIe siècle en Amérique du Sud par Buffon, ont appartenu au folklore vampirique41. Bien qu'il n'y ait pas de chauves-souris vampires en Europe, elles ont souvent été associées à la figure du revenant suceur de sang42,43. Le comte Dracula est ainsi capable de se transformer en chauve-souris, motif repris abondamment dans le cinéma d'horreur42. La scène de transformation se retrouve chez Lon Chaney, Jr. en 1943 dans le film Son of Dracula44. Un proverbe roumain veut que le Diable ait créé la chauve-souris, tandis qu'une légende du même pays rapporte que ces animaux sont maudits pour avoir mangé l'Eucharistie45. Dans la tradition héraldique anglaise, la chauve-souris signifie la « conscience du pouvoir du chaos et des ténèbres »46. Cependant, les chauves-souris furent qualifiées de « vampires » en référence au mythe vampirique puisque le terme apparaît en 1774, soit près de 30 années après la création du mot selon l'Oxford English Dictionary. Cette appellation est par ailleurs exagérée car l'animal est incapable d'attaquer un être humain42.

La sangsue47, le moustique, la fourmi vampire de Madagascar (Adetomyrma venatrix)48 et le pinson vampire (Geospiza nebulosa) se nourrissent de sang. Le Vampyroteuthis infernalis, surnommé « vampire des abysses », n'est pas nommé ainsi en raison de son régime alimentaire, mais parce que ce céphalopode possède des organes produisant de la lumière (photophores) sur tout son corps et une membrane de peau relie ses huit bras, chacun bordé de rangées d'épines charnues ou pointues, rappelant la cape du vampire49.

En Chine, le chat peut cacher un vampire dans son pelage. Dans d'autres pays asiatiques et les Balkans, c'est le papillon qui peut s'avérer être vampire48. Dans le roman Dracula, le comte prend la forme du loup plusieurs fois, commande ces animaux et en libère un du zoo de Regent's Park. D'après Estelle Valls de Gomis, le loup était chez le peuple ancêtre des Roumains, les Daces, un animal psychopompe chargé du transport des âmes entre le monde des vivants et celui des morts50.

Créatures associées aux vampires

Si le folklore d'Europe orientale et méridionale est le berceau du vampirismeA 27, des créatures et croyances similaires se retrouvent partout dans le monde, aussi bien en Europe, leur berceau d'origine, qu'en Afrique, en Asie ou dans les Amériques.

En Europe

En Grèce, et ce dès l'Antiquité, on nomme les personnes non inhumées en terre, qui se sont suicidées ou qui ont été excommuniées et qui reviennent hanter les vivants, des vrykolakasE 3. Le terme désigne dès le XVIe siècle des créatures proches des vampires, d'autant plus qu'il signifie en langue slavonne (sa langue d'emprunt) « loup-garou ». Chez les Slaves du Sud, en Polésie (Ruthénie noire), on parle d'« esprit-amant » (Dux-ljubovnik) dans le cas d'un mort qui prend la forme d'un vampire ou d'un serpent volant. En Pologne, le Latawiec suce le sang des femmes qu'il séduit alors qu'en Roumanie ce même esprit-amant, le Zburator, agresse les personnes dans leurs litsA 28. Dans le même pays, les strigoi sont généralement des cadavres ramenés à la vie à cause d'un animal qui a sauté par-dessus eux, mais ils peuvent être aussi des enfants illégitimes ou des changelins qui naissent avec une queue, ou alors des sorciers ayant pactisé avec le DiableA 29. Le vampire de la mythologie roumaine est nommé Nosferat ou Nosferatu ; il s'agit généralement d'enfants mort-nés issus d'un couple illégitime51. Les Dvoeduschniki slaves dissimulent leurs âmes sous une pierre et ils ne peuvent mourir tant que celle-ci s'y trouveA 30. Dans le folklore albanais, le Dhampir est le fils du Karkanxholl (ou Lugat). Il s'agit d'un revenant qui peut être soit un animal, soit un humain possédé durant son sommeil52. Le Dhampire est une créature mi-humaine et mi-vampire. Le mot « Dhampir » est associé au folklore des Roms ou des Balkans, dont les croyances ont été recueillies et décrites par T. P. Vukanović. Dans le reste de la région, des termes serbes tels que vampirovic'i, Vampijerović, Vampirić (Lampijerović en Bosnie), expressions qui signifient littéralement « fils de vampire », sont également utilisées53. Il existe de nombreuses autres appellations en Europe et les créatures vampiriques ne se limitent pas à la seule région des Balkans : le folklore germanique mentionne par exemple l'Alp, esprit vampire métamorphe se changeant en chien, en porc ou en serpent, alors que le folklore portugais évoque la Bruxas, un esprit à forme d'oiseau qui se nourrit du sang des enfants48.

Articles détaillés : vrykolakas, strigoi et dhampire.

En Afrique

Plusieurs cultures d'Afrique possèdent des récits de vampire : en Afrique de l'Ouest, le peuple Ashanti raconte qu'il existerait une créature aux dents de métal logeant dans les arbres nommée AsanbosamB 3. La tribu Ewe parle de l’Adze, créature maléfique qui peut prendre l'apparence d'une luciole et qui chasse les enfantsD 4. Les Africains de la région à l'ouest du Cap parlent de l’Impundulu, créature qui peut se changer en un oiseau de large envergure pouvant invoquer la foudre et le tonnerre. Enfin, le peuple Betsileo de Madagascar raconte que le Ramanga boit le sang de ses victimesB 4.

En Amérique

Le Loogaroo est un vampire dont les traits sont l'amalgame de plusieurs figures proches originaires de diverses parties du monde. Combinant le vampire français et le culte vaudou, le mot Loogaroo provient semble-t-il du mot français « loup-garou », figure présente également dans la culture de l'île Maurice. La légende de cette créature se retrouve dans les îles des Caraïbes et en Louisiane aussiB 5. Un monstre féminin similaire existe : la Soucouyant de l'île de Trinité, mais aussi les Tunda et Patasola de Colombie ou chez les Mapuches. On peut citer aussi, pour le sud du Chili, la légende d'un serpent suçant le sang, le Peuchen54. La mythologie aztèque parle de Cihuateteo, des esprits de nouveau-nés morts à face de squelette, qui tuent les enfants et ont des relations sexuelles avec les vivants, les conduisant ensuite à la folie23. Durant la fin du XVIIIe et XIXe siècles, la croyance dans les vampires a envahi la Nouvelle-Angleterre, particulièrement à Rhode Island et dans l'Est du Connecticut. De nombreux documents parlent de familles évoquant des morts transformés en vampires. Les morts par tuberculose passaient pour revenir hanter les vivants55. Le cas de Mercy Brown, adolescente de 19 ans suspecté de vampirisme qui meurt en 1892 à Exeter (Rhode Island), est le plus célèbre des États-Unis de cette époque. Son père, assisté d'un médecin, sortit son corps de sa tombe deux mois après son décès, lui retira son cœur et le brûla complètement56.

En Asie

La croyance en l'existence des vampires est fortement répandue en Asie, mais aussi en Inde. Le Bhūta ou Prét est ainsi l'âme d'un mort qui erre sur terre et qui attaque les vivants à la manière d'une gouleB 6. Dans le Nord de l'Inde, le BrahmarākŞhasa est un vampire dont la tête est entourée d'intestins, et qui suce le sang des victimes. Il existe aussi des figures vampiriques au Japon, reprises par le cinéma national dès 1950B 7, comme le Nukekubi (抜首?, littéralement « cou qui se détache ») dont la tête peut se décrocher du corps et voler pour attaquer les vivants57. Les légendes concernant des vampires femelles (dont certaines parties du corps peuvent se détacher) existent également aux Philippines, en Malaisie et en Indonésie. Aux Philippines elles sont de deux sortes : la tribu Tagalog parle du Mandurugo (« suceur de sang ») alors que le peuple Visayan évoque le Manananggal (« qui peut se scinder de lui-même »). Le Mandurugo est une sorte d'Aswang qui prend la forme d'une jeune fille séduisante le jour et qui se transforme la nuit venue en une créature sans ombre, avec des ailes et une langue menaçante qui lui sert à sucer le sang des victimes durant leur sommeil. Le Manananggal peut aussi sucer le sang des fœtus à travers le ventre de la mère et dévorer les entrailles des personnes malades58. Le Penanggalan malaisien est une vieille ou jeune femme qui use de magie noire pour s'approprier ses victimes ; sa tête peut voler et attaquer les femmes enceintesB 8. Les Malaisiens utilisent des charbons pour l'empêcher d'entrer dans les demeures59. Le Leyak est une créature similaire du folklore de Bali60. D'autres figures vampiriques féminines existent : le Kuntilanak ou Matianak en IndonésieB 9 et le Pontianak ou Langsuir en MalaysieB 10. Le Jiangshi (chinois simplifié : 僵尸 ; chinois traditionnel : 僵屍/殭屍 ; pinyin : jiāngshī ; littéralement : « corps raide ») est la figure du vampire chinois. Il attaque les vivants pour leur voler leur énergie vitale, le qi. Il s'agit de l'âme d'un humain (魄, ) qui n'est pas parvenue à quitter son corps mort61. Toutefois, la comparaison avec le vampire n'est pas évidente, car le Jiang shi n'a pas de pensées propres62.

Articles détaillés : Jiangshi (zombi chinois), Nukekubi et Pontianak (folklore).

Histoire du vampire

La figure du buveur de sang a toujours existé dans l'histoire63, depuis les plus anciennes civilisations comme la mésopotamienne, l'hébraïque, la grecque et la romaine, mais le terme de vampire est récent et le mythe n'est réellement connu et propagé que depuis le XVIIIe siècle en Europe64, avec la fixation écrite des traditions orales. Dans la majorité des cas, les vampires sont des revenants et des êtres maléfiques, soit victimes de suicides, soit résultat d'une possession du cadavre par un esprit malveillant. Plusieurs théories modernes font des phénomènes d'hystérie collective, d'enterrements prématurés ou de l'ignorance du processus de décomposition des cadavres, des causes expliquant la croyance dans le vampirisme, ainsi que les exécutions de vampires supposées42. Auparavant, on attribuait de tels phénomènes aux démons ou aux esprits, mais aussi au DiableE 4.

Mythe du vampire et premières religions

La consommation de sang est souvent associée aux anciennes divinités. Ainsi, en Inde l'histoire des vetalas, sortes de goules résidant dans des corps, a été compilée dans le texte sacré du Baital Pachisi alors que le Kathasaritsagara raconte comment le roi Vikramâditya en a chassé et capturé une65,66. Le PishachaB 11, esprit d'une personne mauvaise revenant hanter les vivants, possède certains attributs du vampire moderne. La déesse indienne Kâlî était supposée se nourrir de sang, entre autres celui du sacrificeB 12,67, ainsi que, dans l'Égypte antique, la déesse SekhmetE 5. Le dieu phénicien Baal et la divinité aztèque Tezcatlipoca se voyaient offrir des jeunes filles et des enfants en sacrifice67. La civilisation perse est l'une des premières à évoquer le mythe de créatures buveuses de sang : il existe en effet des représentations de ces créatures sur des tessons de poterieE 5. La Bible comporte des références au vampirisme, Moïse défendant à son peuple d'invoquer les esprits afin que ces derniers ne puissent revenir à la vie, tandis que le roi David « absorbe » la chaleur de jeunes esclaves durant leur sommeil afin de reprendre des forces15. Les scythes buvaient le sang de leurs chevaux, les Huns répandaient le sang de leurs ennemis pour fertiliser la terre, et les rites magiques de plusieurs vieilles ethnies zouloues, amérindiennes et chinoises incluent l'appropriation de la force de l'ennemi par l'absorption de son sang67. Dans l'ancienne Babylonie et en Assyrie, le mythe de Lilith semble être la première histoire de vampire68. Il a été repris par la démonologie hébraïque sous le nom d'« לילי ». Redoutée et haïe, Lilith passait pour vampiriser le sang des nouveau-nés68 et s'abreuver au corps des hommes15.

Antiquité gréco-romaine

Dans la Grèce et la Rome antiques, le vampire était nommé « empusa »69, « lamia »70 ou « stryge ». Avec le temps, les deux premiers termes finirent par s'appliquer à des démons et esprits. L’empusa était la fille de la déesse Hécate et passait pour sucer le sang des personnes endormies69, alors que le lamia s'attaquait uniquement aux enfants dans leur sommeil, à la manière des gelloudes (ou gello)70. Les stryges s'attaquaient également aux enfants et ressemblaient à des créatures mi-homme mi-oiseau avides de sang71. Le mot roumain pour vampire, « strigoi », dérive du mot « strix », qui existe encore en albanais (« Shtriga ») et en slave (« Strzyga »)E 6. Plusieurs femmes de la mythologie grecque partagent des caractéristiques vampiriques, telles Circé qui prépare des philtres à base de sang humain, et Médée un philtre rajeunissant à partir du même ingrédient67. En effet, en Grèce antique, les « ombres » et spectres du royaume d'Hadès sont friands du sang des victimes, pratique qu'évoque l'aède Homère dans son Odyssée72. Les Grecs craignaient l’errance de leur âme sur Terre s’ils n’étaient pas enterrés par leur famille ou leurs amis, car le repos définitif était permis par l’incinération seule, ce qui explique en partie le conflit concernant la sépulture refusée par Créon au cadavre de son neveu Polynice narré dans l’Antigone de Sophocle. Les philosophes Aristée, Platon et Démocrite soutenaient que l'âme peut demeurer auprès des morts privés de sépulture. Les âmes malheureuses et errantes se laissent alors attirer par l'odeur du sang selon Porphyre de Tyr73. Les devins se servaient alors de ces âmes pour deviner les secrets et les trésors. Ayant connaissance de leur présence, les hommes cherchèrent des moyens pour les apaiser ou les contrer. En Crète, selon Pausanias le Périégète, on enfonçait dans la tête de certains morts un clou. Le poète latin Ovide aussi parlera des vampires. Le poète grec Théocrite évoque aussi les empuses, spectres multiformes de la nuit pouvant se muer en monstres innommables ou en créatures de rêve, aussi appelées « démons de midi ». En l'an 217 de notre ère, Philostrate d'Athènes parle d'une empuse que démasque Apollonios de Thyane alors qu'elle a presque circonvenu MénippeA 31.

Dans l'Empire romain, le Jus Pontificum – le droit qui réglemente le culte et la religion – prescrit que les corps ne doivent pas être laissés sans sépulture. Les tombes devaient être protégées contre les voleurs, profanateurs et ennemis, qu'ils soient naturels ou surnaturels. Les violations étaient considérées comme sacrilèges et punies de mort. Lamia, une goule nécrophage, reine des succubes dévorant les fœtus et effrayant les enfants la nuit74, est l'équivalent du vampire romain. De Lamia viennent les lamies, plus nécrophages que vampires, à la fois lascives, ondoyantes, serpentines, avides de stupre et de mort, aux pieds de cheval et aux yeux de dragon. Elles attiraient les hommes pour les dévorer et peuvent s'apparenter aux succubes qui se nourrissent de l'énergie vitale des hommes. Les stryges, démons femelles ailées et munies de serres, et les onosceles, démons aux pieds d'ânes qui s'attaquaient aux voyageurs égarés, partagent des caractéristiques similaires.

Du Moyen Âge à la Renaissance

La figure du vampire est plutôt dans le folklore slave celle du revenant. Cette croyance date des âges pré-chrétiens et s'enracine dans des représentations païennes de la vie après la mort. En dépit du manque de documents slaves de la période pré-chrétienne, de nombreux cultes païens ont continué à être pratiqués et ont permis d'accéder à la croyance d'avant la christianisation. Les démons et les esprits ont une fonction importante dans la société slave pré-industrielle ; ils sont considérés comme tangibles et peuvent interagir avec les vivants. Certains aident les hommes alors que d'autres sont destructeurs et agressifs, tels le Domovoï, la Rusalka, la Vila, le Kikimora, la Poludnitsa et le Vodianoï. Ils sont des ancêtres ou des personnes décédées dans d'étranges et terribles conditions qui reviennent hanter les vivants. Ils peuvent apparaître sous des formes variées et provoquer toutes sortes de phénomènes, comme aspirer le sang et l'énergie vitale des hommes75. Les références écrites les plus anciennes sont vieux-russes. On a a vu la première p 4 pour 1047. La 2è concerne les vampires sous la forme de mauvais morts appelés "navij". Elle date de 1092 et est contenue dans "La Chronique des Temps Passés". Elle signale une épidémie qui eut lieu à Polotsk, ville de la Russie kiévienne et fut provoquée par des morts malfaisants qui de nuit "galopaient dans les rues sur des chevaux invisibles et tuaient les habitants". On ne voyait de ces chevaux que les traces de leurs sabots au matin, mais tous ceux qui sortaient de nuit dans la ville étaient tués76,77.

Selon la croyance slave, après la mort, l'âme persiste et peut évoluer sur la terre pendant 40 jours avant de rejoindre l'au-delà75. Pour cette raison, les Slaves doivent laisser ouverte une fenêtre ou une porte après un décès afin de laisser l'âme libre de mouvements. Elle est supposée avoir le pouvoir de réintégrer le corps ou de blesser les vivants. Des rites d'enterrements précis permettent d'éviter cette réintégration corporelle. Cependant, certaines morts violentes posent problème. Ainsi, la mort d'un enfant non baptisé, un décès subit, ou celui d'un pécheur non contrit (comme un sorcier ou un meurtrier) sont autant de cas où l'âme refuse de se détacher du corps. Elle peut aussi revenir dans son corps dans le cas de rituels d'enterrements mal menés. Il existe aussi une croyance selon laquelle un corps peut être possédé par une autre âme en peine, cherchant à se venger des vivants78. De toutes ses croyances dérive le concept slave de « vampir ». Manifestation d'une âme en peine possédant un corps en décomposition (le sien ou d'une autre personne), le vampir passe pour vouloir se venger des vivants en leur subtilisant leur sang et leur énergie vitaleB 8.

Dans l'Antiquité les revenants étaient considérés comme des démons mais c'est au XIe siècle qu'apparaissent pour la première fois des morts affamés. La Chronique des temps passés, ouvrage russe, rapporte l'attaque de morts pris par la faim et s'attaquant aux vivants en 1092, à Polotsk, en BiélorussieA 32. Au XIIe siècle, les vampires étaient censés être si nombreux en Angleterre qu'ils étaient brûlés pour calmer l'angoisse populaire. Plus tard, au XVIIIe siècle, Jean-Christophe Herenberg, dans Pensées philosophiques et chrétiennes sur les vampires, cite précisément deux cas en 1337 et 1347 dans lesquels les présumés coupables de vampirisme furent empalés et brûlés.

De même, au XVe siècle, les épidémies de peste sont l'occasion pour la population (surtout en Europe de l’Est) d'une frénésie anti-vampireE 7. En Moravie, l'évêque d'Olmütz, devant la multiplication des plaintes des villageois de la région, met sur pied des commissions d'enquêtes. Le premier cas de vampirisme attaché à un nom et étudié un tant soit peu est celui de Michael Casparek en 1718. Son cas fit l'objet d'une enquête officielle, dans son village de Liptov en Hongrie79. Très peu de données ont cependant pu parvenir jusqu'à nous, en dépit de quelques textes comme le témoignage scandinave de Saxo Grammaticus qui évoque, dans Gesta Danorum et dans la Saga d'Egil et d'Asmund le Tueur de Berserkir (début du XIIIe siècle), des morts affamés attaquant les vivants, qui ripostent en ouvrant leurs tombes, en leur coupant la tête et en les éventrant à l'aide d'un pieuA 33. L'Europe occidentale connaît également des cas de vampirisme, mais de façon plus sporadique qu'en Moldavie ou en Bulgarie. Le procès de Gilles de Rais en 1440 ravive cependant la peur du vampireE 8. Enfin, en 1484 le pape Innocent VIII, par la bulle Summis desiderantes affectibus reconnaît officiellement les morts-vivants et la démonologie80. La Réforme protestante, Luther en tête, parle de Nachzehrer, des « prédateurs » (ou « parasites » en allemand) qui sont d'anciens morts revenus à la vieE 9.

La période médiévale est également riche en témoignages concernant les manducator, c'est-à-dire les mâcheurs, des revenants connus pour dévorer le linge enterré à leurs côtés et pour faire un bruit de mastication inquiétant. Le corpus les concernant est immense, s'étalant du XVe au XIXe siècleA 34. Selon Claude Lecouteux, ce type de revenant a fourni le fondement principal du mythe du vampire tel qu'il existe au XXIe siècle. Il semble aussi que ce phénomène soit presque toujours lié à une épidémie de pesteA 35. Ces figures folkloriques ont même provoqué une interrogation théologique, de la part de Luther notamment qui, dans ses Propos de table, les considèrent comme des illusions diaboliques qu'il faut exorciserA 36. Le père jésuite Gabriel Rzaczynski en atteste la croyance en Pologne dans les années 1710-1720, le religieux s'inquiétant de l'accroissement de ces figures maléfiques, qu'il nomme les Uriels.

Vlad III Basarab, dit « Ţepeş » (« L'Empaleur » en roumain) ou encore « Drăculea » (Le latin draco a donné drac en roumain, désignant à la fois le dragon et le diableE 10) est désormais fortement associé au mythe du vampire. La source de la légende est une propagande lancée à l'époque contre le prince, qui pour être sanguinaire ne l'était pourtant pas davantage que ses détracteurs contemporains. Des luttes de pouvoir de l'époque, il nous reste ces écrits plus ou moins diffamatoires qui ont fait entrer Vlad III Basarab dans l'histoire : il aurait entre autres fait empaler 20 000 soldats turcs et dîné dans un charnier. Il reste connu dans l'imaginaire collectif sous le nom de Vlad L'Empaleur, et à sa mort, aurait été décapité afin que sa tête soit promenée au bout d'une pique dans toute la région. Ce prince de Valachie du XVe siècle, dont la réputation était sanguinaire, a inspiré Dracula, le roman de fiction de Bram Stoker, qui dépeint un vampire en Transylvanie et au Royaume-Uni au XIXe siècle. Les nombreuses reprises littéraires et cinématographiques ont fini par faire de Dracula un personnage de la culture populaire mondiale. Historiquement, Vlad était un prince chrétien orthodoxe membre de l'Ordre du dragon depuis l'adhésion de son père, Vlad II le Dragon, d'où le nom de Draco81.

Au XVIe siècle, la comtesse Élisabeth Báthory (ou Erzsébet) a grandement inspiré les légendes de vampires. Cette aristocrate hongroise qui a vécu aux XVIe et XVIIe siècles aurait torturé et tué un nombre incertain de jeunes filles. Des légendes prétendent qu'elle les tuait dans le but de se baigner dans le sang de ses victimes afin de rester éternellement jeune82. Toutefois, ces histoires ont été largement écartées par les historiens modernes, mais elles subsistent dans les croyances populairesE 11. D'après Jacques Sirgent, il s'agirait d'une rumeur propagée afin de lutter contre le pouvoir féminin83. Bien qu'elle ne présente aucun signe caractéristique des vampires (elle ne boit pas le sang), elle reste pour beaucoup l'incarnation du côté aristocratique du vampire, à l'inverse des autres témoignages qui, plus tard, porteront sur des paysans.

Le phénomène du vampirisme prend, dans la première moitié du XVIIIe siècle, une ampleur considérable, avec deux cas parmi les plus célèbres : ceux de Peter Plogojowitz et d'Arnold Paole, en Serbie. Le contexte social est déjà dominé par la peur du vampire. En effet, lors de l'épidémie de peste qui ravage la Prusse orientale, en 1710, les autorités mènent systématiquement des enquêtes sur les cas de vampirisme signalés, n'hésitant pas à ouvrir les tombesE 12. Le mot « vampire » (orthographié « vanpir ») apparaît ainsi pour la première fois en 1725, lorsqu'un rapport présente l'exhumation du récemment mort Peter Plogojowitz, un paysan serbe, cas qualifié par la suite de « vampire historiqueE 13 ». Plogojowitz est mort à l'âge de 62 ans, mais il serait revenu hanter son fils pour avoir de la nourriture. Après que son fils a refusé de lui en donner, il est retrouvé mort le jour suivant ; d'autres morts suspectes conduisent à accuser l'esprit de PlogojowitzD 16. Ce cas est connu par un article daté du 31 juillet 1725, et repris par Michael Ranft dans son traité La Mastication des morts dans leurs tombeaux (De masticatione mortuorum in tumulis, 1728). Le revenant y est complètement, et pour la première fois, assimilé à un vampire, puisque Ranft utilise le terme slave de « vampyri »A 37, terme qui sera repris dans toute l'Europe.

Le cas d'Arnold Paole, soldat et paysan autrichien mort en 1726, est également bien documenté. Il aurait été attaqué par un vampire et est mort en faisant les foins. Après sa mort, des proches meurent dans les environs, morts attribuées à l'esprit de PaoleD 17. Il passe pour être à l'origine de deux épidémies de « vampirisme » dont la seconde, en janvier 1731, a fait l'objet d'un rapport circonstancié par le médecin militaire Johann Flückinger, généralement connu sous le titre de Visum et RepertumE 14. Ce rapport est abondamment discuté, en particulier par l'empereur d'Autriche Charles VI qui suit l'affaire. Il a aussi été traduit par Antoine Calmet, et a fait probablement couler encore plus d'encre que le cas Plogojowitz (pour les Serbes)A 28.

Développement des récits de vampire aux XVIIe et XVIIIe siècles

Les contes de vampires apparaissent très tôt, mais trouveront leur apogée lors des XVIIe et XVIIIe siècles, où les récits de vampires se font plus nombreux. En dépit du rationalisme naissant lors du siècle des Lumières, la croyance en les vampires, telle une épidémie, se répand dans tous les domainesB 3. Cependant de nombreux cas officiels ou prétendus réels, ont alimenté le mythe. La plupart des mythes concernant le vampire sont apparus au Moyen Âge. Au XIIe siècle les historiens anglais Walter Map et William de Newburgh ont compilé des témoignages concernant les revenants42,84 ; d'autres les ont suivis85. Il s'agit d'histoires similaires à celles qui traverseront l'Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles et qui seront embellies.

En France cet engouement pour le phénomène atteint quant à lui son apogée au XVIIIe siècle, siècle des Lumières et du rationalisme voyant le triomphe d'un esprit beaucoup plus cartésien, c'est dans ce contexte que les croyances sur les vampires vont s'accroitre. Néanmoins de vives critiques de la part des érudits viendront vite prendre le contrepied de ces superstitions, si bien qu'une multitude de savants, philosophes et mêmes d'hommes d'église incitèrent la population à revenir à la raison et condamnèrent à travers de nombreux textes la manifestation de ce mythe en France. En 1764 dans l'article "Vampires" de son Dictionnaire philosophique paru en 1764, Voltaire condamna avec un humour caustique cette superstition. Il déclara que la croyance aux vampires est un anachronisme et une aberration dans un siècle truffé de savants, il affirmera par la suite avec humour qu'il "existait bel et bien des hommes d'affaires qui sucèrent en plein jour le sang du peuple, mais ils n'étaient point morts, quoique corrompus"86. Gerard Van Swieten dans son Rapport médical sur les vampires en 1755, dira que cette croyance amène les populations à ne plus respecter ses morts et à violer l'asile des tombes87.

L'un des plus anciens témoignages concernant les vampires provient d'Istrie, dans l'actuelle Croatie, en 167288. Un supposé vampire, Jure Grando, habitant du village de Khring près de Tinjan, a causé la panique89. Jure est décédé en 1656, toutefois les habitants pensent qu'il revient sucer le sang et agresser sexuellement sa veuve. Le chef du village a ordonné de percer le cœur du cadavre à l'aide d'un pieu, mais les phénomènes ont persisté et le cadavre a été décapité avec de meilleurs résultats90. Le XVIIIe siècle est marqué par une chasse aux vampires dans toute l'Europe. Les rois et les ducs ont ordonné des traques pour identifier et tuer les supposés vampiresD 16. En dépit des Lumières, la croyance dans les vampires s'accentue, confinant parfois à des hystéries de masse à travers toute l'Europe42. La panique principale débute dans la Russie de l'Est en 1721, par une éruption d'attaques de vampires présumés. Une autre panique collective touche la monarchie des Habsbourg autrichienne de 1725 à 1734, puis s'étend à d'autres pays.

Enfin, une autre légende serbe concerne Sava Savanović supposé hanter un moulin à eau et sucer le sang des meuniers. L'écrivain serbe Milovan Glišić en fait un roman fantastique, repris ensuite en 1973 dans le film d'horreur Leptirica. Ces derniers incidents sont bien documentés, y compris par les autorités locales, et les récits des événements sont souvent publiés à travers l'EuropeD 17. Les hystéries sont sans doute aggravées par les épidémies touchant alors le Vieux Continent, en particulier la rage, et par les rumeurs aussi.

Dès 1679, Philippe Rohr consacre une dissertation aux morts qui mâchent leurs linceuls dans leurs tombes, sujet repris par la suite par Otto en 1732, puis par Michael Ranft en 1734E 15. Ce dernier distingue des liens entre vampirisme et cauchemar et considère que les cas de vampirisme sont des illusions de l'imagination alors qu'en 1732 un anonyme qui se fait appeler « le médecin de Weimar » discute de la non-putréfaction de ces créatures, d'un point de vue théologiqueA 38. En 1733, Johann Christoph Harenberg écrit un traité général sur le vampirisme puis le marquis Boyer d'Argens commente des cas locaux. Des théologiens et hommes d'église se penchent également sur le sujetE 16.

Antoine Augustine Calmet, un théologien français, écrit un traité de vampirologie en 1746, Traité sur les apparitions. Il y fait la synthèse des études sur le sujet et considère que le vampirisme est la conséquence de la sous-alimentation des peuples balkaniquesA 39. Calmet a amassé de nombreux rapports concernant les manifestations de vampires. Il est critiqué par Voltaire91,E 17 qui, dans son Dictionnaire philosophique explique : « Calmet enfin devint leur historiographe, et traita les vampires comme il avait traité l’ancien et le nouveau Testament, en rapportant fidèlement tout ce qui avait été dit avant lui92. »

La controverse cesse lorsque Marie Thérèse d'Autriche envoie ses médecins personnels, Johannes Gasser et Christian Vabst, pour enquêter sur le cas de vampirisme supposé de Rosina Polakin dont le cadavre est exhumé à Hermersdorf, en 1755. Ils concluent que ceux-ci n'existent pas, et, à la suite de cette déclaration, une loi interdit l'ouverture des tombes pour chasser les vampires. En dépit de cette loi, la croyance dans les vampires a perduré dans les folklores91,A 40. Selon Claude Lecouteux, les Encyclopédistes ont aussi joué un rôle important dans la diffusion du mythe du vampire, notamment Collin de Plancy qui, en 1863, dans son Dictionnaire infernal, contribue à diffuser et à accréditer la croyanceA 41.

Période contemporaine

Le mythe du vampire réapparaît, aux XIXe et XXe siècles, à travers le roman, la bande dessinée et le cinéma, sous la forme de personnages charismatiques et doués de séductionD 4, mais aussi dans les croyances populaires. Par exemple, au début des années 1970, la presse locale anglaise diffuse la rumeur selon laquelle un vampire hanterait le cimetière d'Highgate, à Londres. Des chasseurs de vampires amateurs envahissent alors les lieux et plusieurs livres réutilisent l'événement, dont celui de Sean Manchester, le premier à avoir évoqué le « vampire d'Highgate » et qui ensuite prétendra en avoir exorcisé un et détruit un cercle de vampires93. Des événements mettant en scène des vampires proviennent également des autres continents. Ainsi, une rumeur évoquant l'attaque de vampires court au Malawi de fin 2002 à début 2003, rumeur qui se fonde sur la croyance que le gouvernement d'alors aurait été en collusion avec des vampires94.

L'imaginaire collectif moderne ne représente plus le vampire seul. Le terme de « coven », mot écossais signifiant originairement tout rassemblement de personnes et en particulier des sorcières, est ainsi utilisé pour désigner les vampires comme collectivités. Son origine proviendrait du mouvement de sorcellerie moderne Wicca et il a été réutilisé par l'écrivain Anne Rice. On peut aussi parler des « maisons » de vampires95 ou de « caves » à vampires96, qui ont existé en Allemagne médiévale sous le nom de Nobiskrug, désignant des auberges dans lesquelles les revenants dépensent l'argent que les vivants ont placé dans leur tombe ou dans leur bouche en les ensevelissantD 11.

Certaines sociétés secrètes continuent à faire perdurer la croyance aux vampires, dans la continuité des enseignements d'Aleister Crowley97 ou d'Anton LaVey notamment. Les adeptes de la sous-culture du gothique montrent une fascination pour la figure du vampire98 et le style de vie vampire (Vampire lifestyle) est un terme contemporain désignant une sous-culture dite gothique dont les membres consomment du sang, visionnent des films d'horreur, lisent les romans d'Anne Rice et apprécient le style victorien99. Les plus extrêmes mélangent diverses formes de vampirisme : la traditionnelle (sanguine vampirism), la psychique et la symbolique hindouiste, à travers le concept d'énergie de prana100. Enfin, des admirateurs modernes des vampires se font appeler les « sanguinariens » (Sanguinarians)101.

Les sociétés anti-vampires sont encore actives en 201242, de même que les centres de recherches consacrés au vampirisme, dont un qui a mis au point un « sérum antivampires » en 1994102. Rien qu'aux États-Unis, il y aurait une cinquantaine de fan clubs de ces créatures forts de plus de 50 000 membres, dont plus de 750 personnes s'identifiant comme des vampires en 1996103. La croyance dans les vampires se maintient en Roumanie, durant février 2004, à propos du cas de Toma Petre qui serait devenu un vampire. Son corps a été extrait du cercueil, découpé puis incinéré. Les cendres ont été mélangées à l'eau et bues104. Toutefois, les cas de vampirisme aux XIXe et XXe siècles sont rares, la pensée rationnelle triomphante faisant reculer le mytheE 18. En 2006, deux professeurs de physique de l’University of Central Florida, C. J. Efthimiou et S. Gandhi, écrivent un article dans lequel ils montrent qu'il est mathématiquement impossible que les vampires existent, se basant sur une progression géométrique. Selon eux, si le premier vampire était apparu le 1er janvier 1600 et s'il devait se nourrir au moins une fois par mois (ce qui est beaucoup moins que ce qui est évoqué dans les différents folklores), et si chacune de ses victimes devient à son tour un vampire, alors, en l'espace de deux ans et demi, la moitié de la population humaine serait transformée en vampires105.

En août 2011, des scientifiques de la Stanford University publient un article dans la prestigieuse revue Nature, intitulé The ageing systemic milieu negatively regulates neurogenesis and cognitive function106, montrant que le sang de souris jeunes peut régénérer le cerveau de souris âgées en injection intraveineuse directe, et vice versa : les souris jeunes voient leurs cerveaux vieillir lorsque leur sang se mélange à celui de leurs congénères plus âgés. Une telle découverte, physiologiquement valable chez l'Homme, apporte peut-être un éclairage nouveau sur le mythe du sang réjuvénateur.

Un cas de vampirisme renommé est celui de la créature appelée chupacabra (« suceur de chèvres » en espagnol) de Puerto Rico et Mexico, réputée se nourrir du sang des animaux domestiqués et qui a déclenché une hystérie collective souvent corrélée aux problèmes économiques, particulièrement dans le milieu des années 1990107. Une autre créature proche du Chupacabra, le « Moca Vampire », habillée de plumes, a décimé des cheptels de bétail à Puerto Rico, en 1975, et s'est même attaquée à un homme108. En Caroline du Nord, à Bolivia, la « bête de Bladenboro » s'en est pris également au bétail en 1954109,110.

Quelques affaires et un certain nombre de crimes en série, réels sont en relation avec le vampire. Ainsi, les tueurs en série Peter Kürten et Richard Chase ont été surnommés des « vampires » par les tabloids après qu'on a découvert qu'ils buvaient le sang de leurs victimes. En 1932, à Stockholm, un meurtrier non identifié s'est fait appeler le « vampire tueur » en raison des circonstances du crime111. Début 1962, à Venise, le vampire de Mirano, en réalité un peintre connu, s'attaque à des femmes pour les mordre au cou112. En septembre 1970, le corps d'un berger de l'Estrémadure est découvert mutilé et vidé de son sang113 et en 1983, un homme de 39 ans atteint de troubles psychiatriques s'est attaqué à un chien pour aspirer son sang, à Vaison-la-Romaine, France114. En 1996, une jeune femme qui enquête sur des disparitions de sang dans les hôpitaux de New York a évoqué un « réseau Dracula » avant de disparaître102. À Anglesey en 2002, un jeune marginal de 17 ans a poignardé une nonagénaire, lui a arraché le cœur et l'a déposé sur un plateau d'argent, avant de faire cuire le sang de sa victime et de le boire, persuadé que ces actes le rendraient immortel et le changeraient en vampire115. En janvier 2005, une rumeur parle d'un vampire ayant mordu des personnes à Birmingham en Angleterre. La police statue qu'aucun crime de ce genre n'a été commis et que cette histoire s'apparente à une légende urbaine116. Bien réel est en revanche le tueur brésilien surnommé « Corumba le Vampire », dont l'arrestation survient en 2005 : il a tué six femmes avant de boire leur sang, disant agir sous les ordres du démon et par ailleurs il sortait uniquement de nuit117. Des affaires similaires sont mentionnées un peu partout dans le monde, aussi bien en Lettonie qu'en Roumanie au Pérou et en France118.

Explications du vampirisme

Plusieurs causes rationnelles peuvent expliquer de nombreux cas de supposés vampirisme ou ont pu alimenter les fictions les concernant. Différentes pathologies longtemps inexpliquées ont pu contribuer à l'édification des légendes concernant les vampires et dessiner leurs spécificités. Des phénomènes physiques ont également été mis en avant pour expliquer les étrangetés du vampirisme supposé.

Phénomènes de décomposition, conservation des corps

Selon Paul Barber, dans Vampires, Burial and Death, la croyance dans les vampires est née dans les cultures pré-industrielles afin de donner sens à des phénomènes étranges mais scientifiquement explicables liés au processus de décomposition des cadavresD 18. Plusieurs signes de décomposition étaient en effet pris comme des marques de vampirisme119. Les phénomènes gazeux ou de changements de couleurs de l'épiderme, comme la lividité cadavérique survenant lors de la décomposition du corps, sont ainsi autant de manifestations d'une activité surnaturelle pour ces cultures. Ainsi, dans le cas d'Arnold Paole, la couleur vive qui teintait le visage d'une morte exhumée a été prise comme un signe de vie post-mortemD 19. Le sang suintant est souvent considéré comme une activité vampirique remarque Paul BarberD 20, ainsi que l'assombrissement de la peauA 22. La marque de gonflement du corps lors de sa décomposition, résultat de l'accumulation des gaz organiques, produit un son semblable à celui d'un gémissement. Il en est de même lorsque ces gaz font vibrer les cordes vocales, provoquent des flatulences par l'anus ou un saignement sortant de la bouche des morts. Ainsi, dans le rapport du cas Peter Plogojowitz, l'officier mandaté parle de divers signes semblablesD 21. Après la mort, la dilatation des fluides provoque également l'explosion des racines des cheveux, donnant l'impression que ces derniers continuent à pousser alors que les phanères cessent de croître à la mort. La peau se rétracte notamment autour des follicules pileux, ce qui donne l'impression qu'ongles, poils et cheveux poussent après la mort120. La morphologie de la peau et du nez se modifie par ailleurs, ce qui peut être interprété comme une régénération de ces parties du corpsD 21.

Les cas les plus célèbres de vampirisme sont signalés en terre orthodoxe, où certains cas de non-putréfaction, ceux notamment d'excommuniés, est signe diabolique (au contraire du catholicisme qui la considère comme un signe divin).

Enterrement prématuré, profanations des tombes

Article connexe : Enfouissement vivant.

Le mythe du vampire a longtemps été expliqué comme étant le résultat d'enterrements prématurés de personnes encore vivantes. Les croyances évoquent en effet des sons provenant des cercueils. De même, les mutilations au nez, à la tête et au visage, lors des exhumations de corps, sont considérées comme de l'autophagie de la part du vampire121. Selon Paul Barber, cette explication est peu crédible car en l'absence d'air et de nourriture, les personnes enterrées vivantes ne peuvent avoir une activité suffisante pouvant être ensuite interprétée comme du vampirisme, et les sons émis par les gaz lors de la décomposition peuvent l'expliquer davantageD 22. Une autre explication est celle de la profanation des tombesB 7. D'autres éléments ont pu alimenter les légendes tels des enterrements accidentels ou les cadavres bien préservés dans des terres riches en arsenic, qui favorise leur conservation.

Contagions, maladies et épidémies

Le folklore vampirique est souvent associé à des épidémies étranges ou inexpliquées, notamment au sein des petites communautés55. L'explication épidémiologique est présente dans les cas de Peter Plogojowitz, d'Arnold Paole et également dans le cas de Mercy Brown. La tuberculose est souvent prise pour être la maladie génératrice de vampirisme car, à l'instar de la forme pneumonique de la peste bubonique, elle associe divers symptômes (sons produits par l'affaissement des tissus des poumons et effusion de sang sur les lèvres) passant pour vampiriquesA 17. La tuberculose possède en effet un mode de propagation qui ressemble beaucoup à certains récits de vampirisme. D'autres pathologies proches possèdent des symptômes pris pour du vampirisme, telles le lupus erythematosus, la catalepsie ou encore la porphyrie, déficit d'une des enzymes intervenant dans la dégradation de l'hémoglobine qui peut entraîner un rougissement de l'urine après exposition à la lumière ou se traduire par une hyperpilosité. On peut citer également la xeroderma pigmentosum. Les individus atteints ne peuvent s'exposer aux rayons solaires, sous peine de voir apparaître de graves lésions au niveau de la peau ; la peau acquiert aussi une couleur très pâle du fait d'un bronzage totalement inexistant.

La rage a été évoquée pour expliquer le mythe du vampire, car elle présente de fortes similitudes dans les symptômes et les comportements de ceux qui en sont atteints : chez les animaux, comportement agressif notamment par la morsure, hyperesthésie (sensibilité excessive des sens, à la lumière ou aux odeurs, par exemple), alors que chez les hommes, teint pâle (l'hypersensibilité à la lumière empêchant de sortir au soleil), hydrophobie (due à une hypersensibilité à l'eau)... En outre de ces symptômes qui suggèrent des similitudes avec les légendes sur le vampirisme, la rage se propage entre autres par la morsure d'animaux, notamment de chauves-souris vampires. Enfin, une épidémie de rage a sévi en Europe de l'Est au moment de l'apparition des premiers récits de vampires. Juan Gómez-Alonso, neurologue au Xeral Hospital de Vigo en Espagne, a montré que l'hypersensibilité à l'ail et à la lumière sont des symptômes rabiques. La maladie peut aussi provoquer des atteintes cérébrales qui perturbent les cycles du sommeil et entraînent une hypersexualité. Enfin la rage pousse le malade à mordre ses congénères122 et à avoir un filet de sang à la bouche123.

Article connexe : Porphyrie.

En 1985, le biochimiste David Dolphin propose une explication du folklore vampirique au moyen de la porphyrie. Notant que la maladie peut être traitée par l'injection intraveineuse de molécules d'hème, il a suggéré que la consommation de grandes quantités de sang par des personnes supposées vampires s'explique par un besoin d'équilibrer leur métabolisme. Ainsi, les vampires seraient les victimes de porphyrie cherchant à combler leurs déficits en hème, afin de soulager leurs symptômes, en buvant du sang124. La théorie de Dolphin a été récusée scientifiquementD 23. Cependant, sa conception explique aussi l'hypersensibilité des malades à la lumière du soleil mais Dolphin a renoncé à aller plus loin dans son hypothèse125. En dépit de son manque de rigueur scientifique, la théorie de Dolphin a eu un fort retentissement médiatique126 et est entrée dans la croyance moderne127.

Explications psychiatriques

Une pathologie rare appelée « vampirisme clinique » ou « syndrome de Renfield » (ainsi nommé en référence au personnage homonyme du roman Dracula128) est un comportement qui consiste en l'ingestion de sang, humain ou animal. Elle naît généralement de l'ingestion accidentelle de son propre sang durant l'enfance (à la suite d'une blessure par exemple) et peut mener à la zoophagie puis au vampirisme sur des êtres humains. Ce comportement est le symptôme d'une affection psychiatrique qui conduit à un ensemble de pratiques déviantes, telles la nécrophagie, la nécrophilie et le nécrosadisme129, et un certain nombre d'affaires criminelles y sont liées111,130. Selon le psychiatre Richard Noll, la représentation du sang est liée, dans cette maladie, à la croyance en des pouvoirs mystiques ou surnaturels qui peuvent expliquer les folklores autour du vampire et qui rattachent ces symptômes à la schizophrénie131. Selon la psychiatrie moderne, ces types de déviants sont des pervers narcissiques, figure que symbolise au mieux le mythe du vampire. Toutefois, l'absorption de sang ne relève pas forcément de la psychopathologie : jusqu'au début du XXe siècle en France, les médecins conseillent en effet aux anémiques de boire du sang frais, par exemple celui recueilli dans les abattoirs67.

Psychanalyse et symbolique du vampire

Pour Brice Guérin, le vampire symbolise la lutte manichéenne du Bien avec le Mal132,133 et Dracula peut être vu comme un avatar de l'Antéchrist134. En 1931, dans son essai de psychanalyse intitulé Le Cauchemar, Ernest Jones relève que le vampire est un symbole des pulsions inconscientes et de défense psychique. Le mythe a à voir avec les désirs infantiles pour le psychanalyste, en particulier des désirs incestueux vis-à-vis du mort135. La peur du revenant est la peur des vivants de voir certains contenus inconscients refoulés revenir à la conscience, ce qui explique selon Jones pourquoi le vampire revient souvent hanter des proches parents136. Cette « collusion du vampire avec le cauchemar » révélée par Jones, est bien illustrée par les figures folkloriques de la Mora tchèque et de l'Alp allemand, du Ludak lapon ou du Malong malais aussi, autant d'entités cauchemardesques qui sucent le sang des victimes endormiesA 42.

Selon Freud, la répression est liée au développement de pulsions morbides137. Le désir de sucer le sang peut être assimilé à du cannibalisme souvent représenté dans le folklore par la figure de l'incube, proche de celle du vampire138. Jones pense ainsi que lorsque certaines pulsions sont réprimées, la régression s'exprime par du sadisme, notamment au stade anal139. Le vampirisme est également en relation étroite avec la sexualité selon Jean Markale140, qui pense que le rapport entre le vampire et sa victime ne peut s'exprimer qu'au travers d'une attirance amoureuse. Comme le font remarquer beaucoup d'auteurs, le folklore vampirique (dents rétractiles, baiser qui devient morsure, etc.) est une métaphore de l'acte sexuel ou, selon Jacques Lacan, du désir de succion de la mère141, et le fait d'être séduit par le vampire s'apparente symboliquement à un viol142 puisque les canines pointues, caractéristiques du vampire moderne, permettent de transpercer la peau de la victime tout comme le sexe permet de la déflorer lors d'un viol. Les canines, qui se mettent à pousser chez la personne atteinte de vampirisme selon la croyance populaire, sont un symbole phallique universel, mais aussi la première marque d'agressivité : les dents qui se mettent à pousser chez l'enfant lui permettent pour la première fois de provoquer la douleur en mordant21.

La récurrence du mythe du vampire en fait un symbole immémorial de la psyché humaine selon Carl Jung et Joseph Campbell. Symbole de la part de soi dissimulée (l'Ombre), le vampire est aussi une tentative d'explication des processus psychiques survenant dans les sociétés peu développées143. Le vampire peut aussi être une métaphore des secrets de famille, notamment de ceux violents qui, comme l'inceste ou l'abandon, peuvent handicaper le développement psychique du sujet144.

Interprétations politiques

La réutilisation du mythe du vampire au XXe siècle n'est pas sans connotations politiques et idéologiques145. Le comte Dracula, figure de l'aristocrate, peut ainsi être interprété comme le symbole de l'Ancien Régime. Le cinéaste allemand Werner Herzog utilise cette allusion dans son film Nosferatu, fantôme de la nuit, à travers le personnage de Jonathan Harker, jeune bourgeois qui devient un vampire après avoir été mordu, remplaçant ainsi le parasitisme social du noble146.

Dès 1741, en Angleterre, le mot « vampire » prend le sens de « tyran qui suce la vie de son peuple », puis Voltaire affirme que « les vrais vampires sont les moines qui mangent aux dépens des rois et des peuples »A 43. La métaphore est perpétuée par Karl Marx qui voit dans les capitalistes des suceurs de sang 147, puis par Hans W. Geissendörfer, dans Jonathan, les vampires ne meurent pas (1970), qui identifie Dracula à Hitler. À l'opposé, l'écrivain Hanns Heinz Ewers, dans Vampire (1921), assimile ces créatures de la nuit aux juifs.

En 1991, Les Inconnus ont créé avec Rap-Tout un clip parodique présentant les impôts français comme du vampirisme, et les hommes politiques français comme des vampires.

En littérature

Article détaillé : Vampire dans la littérature.

Contrairement à la figure du loup-garou, qui est surtout popularisée par le cinéma, celle du vampire est principalement le résultat de la littérature du XIXe siècle, et notamment du roman de Bram Stocker, Dracula, qui est devenu le symbole du mythe vampirique selon H. P. Lovecraft148. Le théâtre puis le cinéma en ont grandement bénéficié jusqu'à faire du vampire un personnage fantastique incontournable.

Premiers écrits littéraires

Le thème du vampire a inspiré les poètes et écrivains depuis 1748, année à laquelle Heinrich Augustin von Ossenfelder écrit un poème intitulé Der VampyrE 19,149,150. En 1797, soit un siècle avant Bram Stoker, l'Allemand Goethe, dans La Fiancée de Corinthe, aborde dans ce long poème narratif, sous forme de métaphore, l'état d'une jeune femme, évoluant entre la vie et la mort et se nourrissant de sangA 32. Le premier texte anglais évoquant la figure du vampire demeure The Vampyre de John Stagg, publié en 1810. Mais c'est surtout le mouvement littéraire de la Gothic novel, initié par Horace Walpole avec Le Château d'Otrante (1764), que l'intérêt pour le vampire envahit la littératureA 44. Le symbolisme sexuel et le personnage de la femme fatale densifient le mythe originelE 20. Cependant, en dépit de cette explosion de romans et nouvelles, trois œuvres ont marqué l'histoire du vampirisme : Le Vampire de John William Polidori (1819), Carmilla de Sheridan Le Fanu (1872) et Dracula de Bram Stoker (1897).

Le Vampire de John William Polidori

Article détaillé : Le Vampire.

Le Vampire, publié dans Histoires de vampires et écrit par John William Polidori (1819), marque l'histoire littéraire par l'ampleur de son succès éditorial en Europe. Polidori y met en scène le personnage de Lord Ruthven. Écrite à la suite d'un défi lancé par Lord Byron pendant une journée pluvieuse à, entre autres, Percy Bysshe Shelley (qui refuse) et son épouse Mary Shelley (qui engendre cette même journée son Frankenstein), la nouvelle appartient au roman gothique anglais. Lord Byron, manquant d'inspiration, abandonne ses notes à son secrétaire, Polidori, qui travaille cette ébauche, la développe puis la publie en 1819 dans le New Monthly Magazine. Le roman connaît un succès immédiat en Europe. De fait, la paternité de ce récit a été âprement disputée entre les deux écrivains et sera finalement attribuée à Lord Byron. Il ne fait aucun doute que c'est Polidori l'auteur mais ce dernier s'est inspiré d'une idée de Byron. Le fait que Polidori ait d'abord sous-titré son texte : A Tale by the right honorable lord Byron a ajouté à la confusion151,152. La nouvelle est traduite en français par Charles Nodier en 1819, qui l'imite l'année suivante dans une de ses nouvelles fantastiquesA 45.

Engouement pour le mythe

Avec le succès de la nouvelle de Polidori, notamment en AngleterreA 45, le thème du vampirisme devient incontournable et de nombreux auteurs britanniques, allemands et français s'y essaient : Théophile Gautier, Hoffman et Tolstoï parmi d'autres. Au XIXe siècle, les œuvres de fiction abordant la figure du vampire se multiplient dans la littérature européenne. Lord Ruthwen ou les vampires de Charles Nodier (1820), La Morte amoureuse (publié dans Histoires de morts-vivants) de Gautier (1836), Vamey, le vampire de James Malcolm Rymer (1845), La Famille du Vourdalak (publié dans Histoires de morts-vivants) de Tolstoï (1847) ou encore Histoire de la Dame pâle, nouvelle d'Alexandre Dumas (1849). En Angleterre, le roman Varney le Vampire ou le Festin de sang, publié anonymement en 1847, est l'œuvre la plus volumineuse (800 pages) sur le thème du vampire153.

Les romans de Paul Féval évoquent le vampirisme : Drames de la Mort (1856), Le Chevalier des ténèbres (1860) et Ville-Vampire (1875), entre autres. Les Chants de Maldoror du Comte de Lautréamont (1868), Lokis de Prosper Mérimée (1869), Le Horla (dans sa première version) de Guy de Maupassant (1886) et Le Parasite de Sir Arthur Conan Doyle (1894) sont toutes des œuvres de la littérature qui abordent le mythe du vampire, parfois en en renouvelant le genre. Le vampire intéresse aussi le théâtreA 45. En 1820, le Théâtre de la Porte Saint-Martin présente un mélodrame, Le Vampire, de Charles Nodier, T. F. A. Carmouche et A. de JouffroyA 42. Le vaudeville parisien présente des figures de vampires également et même l'opéra reprend le mythe, notamment August Marschner et W. A. Wolhbrück en 1828. L'adaptation en allemand du Dracula de Stoker, Nosferatu oder eine Symphonie des Grauens, connaît un succès populaire certain en 1924, si bien qu'elle est jouée au Petit Théâtre de l'Adelphi à Paris en 1927, puis à Broadway, avec dans le rôle du comte vampire l'acteur anglais Raymond Huntley154.

Carmilla de Sheridan Le Fanu

Article détaillé : Carmilla.

En 1872 à Dublin, Sheridan Le Fanu publie Carmilla, roman qui présente le vampire comme une victime de son propre état et qui s'oppose au bien-pensant de la Grande-Bretagne en abordant le lesbianisme du personnage, sachant que l'homosexualité était fortement condamnéeA 46,E 21. Le Fanu renoue également avec le vampirisme antique, se rapprochant des figures des goules et des empuses. Le roman se nourrit de multiples témoignages réels ou lus par l'auteur, notamment le traité de Calmet qui résume le savoir vampirologique en 1749. Son texte a donc une portée documentaire et il contient un appendice sérieux dans lequel Le Fanu s'attache à expliciter la façon dont un mort devient vampireA 47. Cette première histoire de femme-vampire moderne sert d'inspiration à Bram Stoker pour écrire Dracula155.

Dracula de Bram Stocker

Article détaillé : Dracula.

Lorsque Bram Stoker publie son Dracula, en 1890, la mode du vampire est en recul en Europe, hormis en Angleterre. L'esthétique victorienne se passionne pour les histoires de fantômes (les ghost stories)156. Bram Stoker publie Dracula puis L'Invité de Dracula en 1897, La Dame au linceul, son premier roman, sortant en 1909. Dracula n'a cessé d'être rééditéA 48 et demeure l'un des plus grands phénomènes de vente de tous les temps, certaines sources prétendant même qu'il s'agirait de l'ouvrage le plus vendu après la Bible. Plusieurs raisons expliquent cet immense succès, entre autres l'écriture novatrice de Bram Stoker, qui n'hésite pas à employer le journal intime, les notes et le télégramme dans son récit. Le personnage de Dracula, « vampire aristocrate »153, n'est jamais présenté directement, mais plutôt suggéré à la manière d'un hors-champ cinématographique, d'où l'angoisse qui s'empare du lecteur157. Selon Claude Lecouteux, le savoir vampirique théorisé explique le succès éditorial et culturel du romanA 49. Ce savoir est expliqué au lecteur par l'intermédiaire du personnage d'Abraham Van Helsing, un vampirologue inspiré du professeur hongrois Ármin Vámbéry de l'université de Budapest, qu'il rencontra à Londres en 1890E 22. Stoker introduit également un nouveau motif dans le mythe du vampire, l'ail, même si celui-ci est présent comme objet apotropaïque dans le folklore depuis l'Antiquité romaineA 50.

Récupérations modernes et amplifications du mythe

La fin du XIXe siècle est marquée par la multiplication des romans sur les vampires. Après celui de Stoker, le plus célèbre demeure La Famille du vourdalak d'Alexis Konstantinovitch Tolstoï, qui retrace la transformation d'une famille russe en vampires à la suite de la mort et la contamination du père, GorchaA 51. Au XXe siècle, les romans qui campent un personnage vampire ou qui narrent la rencontre d'humains avec des vampires sont nombreux. Anne Rice contribue à donner une seconde jeunesse au mythe des buveurs de sang avec ses Chroniques des vampires qui débutent en 1976, et en particulier avec l'opus Entretien avec un vampire, adapté ensuite au cinéma sous le même titre. Dans cette série, Anne Rice donne une interprétation originale des origines des vampires, et axe une bonne partie de l'œuvre autour des interrogations métaphysiques et morales qui peuvent tenailler ces créatures. Dans Je suis une légende, Richard Matheson met en scène le dernier humain vivant dans un monde peuplé de vampires, tout en prétendant apporter une explication scientifique à l'existence de ces derniers.

La Saga du désir interdit et les Chroniques des vampires ont popularisé le thème vampirique auprès d'un large public au début du XXIe siècle et sont, parmi des centaines de romans sur le même thème, les seuls qui aient suscité un engouement comparable à la publication de Dracula158. Par là-même, l'image symbolique du vampire s'en est trouvée modifiée : d'icône de l'horreur avec Bram Stoker, le vampire est devenu sulfureux et capable de sentiments, symbole de la libération des tabous et de la sexualité débridée avec Anne Rice. Au contraire, avec Stephenie Meyer, le vampire est présenté comme chaste et pudibond, ce qui, d'après Alain Pozzuoli, « vide le mythe vampirique de sa substance »159. La série Vampire Diaries met en scène plusieurs créatures dont le vampire, les sorcières mais aussi des lycanthropes.

Le vampire est un personnage récurrent de la bit-lit (littéralement, « littérature mordante »), sous-genre littéraire de la fantasy urbaine apparu dans les années 2000.

Le thème du Vampire ne fait plus partie du roman populaire ; il est désormais considéré comme un archétype qui peut être analysé sérieusement, et d'un point de vue sociologique, psychanalytique ou sexuel (comme l'explique Antonio Dominguez Leiva, dans le Magazine Littéraire160 de mars 2013 consacré aux Vampires, "Le vampire se refuse au stade génital : la morsure tient lieu de coït, et l'effusion de sang fait figure de dépucelage toujours renouvelée.")

Le vampirisme a pu être récupéré par le roman policier. Voir par exemple Un lieu incertain de Fred Vargas (2008).

Au cinéma

Article détaillé : Liste de films de vampires.

Selon K. M. Schmidt en 1999, il y aurait eu, depuis les débuts du cinéma, plus de 650 films de vampires réalisésA 52. Le mythe du vampire est en effet parmi les plus exploités par le septième art, ainsi que dans la publicité, de façon souvent humoristique161.

Les premiers films

Après les représentations du Dracula de Bram Stoker au théâtre, le mythe est porté à l'écran. Le premier film évoquant un vampire est Nosferatu le vampire de Friedrich Murnau, en 1922162. Ce film lui vaut des poursuites judiciaires de la part de la veuve de Stoker, qui estime qu'il est une adaptation du livre et que Murnau aurait dû en acheter les droits pour le porter à l'écran. Vampyr, ou l'étrange aventure de David Gray est un film danois de Carl Theodor Dreyer sorti en 1932 qui met en scène une femme vampire163. En 1931, Bela Lugosi renouvelle le genre en tenant la vedette dans Dracula, réalisé par Tod BrowningE 23. Bela Lugosi ne reprendra ce rôle qu'une seule fois à l'écran, dans le film parodique Deux Nigauds contre Frankenstein, mais jouera plusieurs personnages similaires et restera l'un des interprètes emblématiques du rôle. Le deuxième acteur le plus représentatif du rôle de Dracula est Christopher Lee qui apparaît en 1958 dans le film de Terence Fisher Le Cauchemar de Dracula. Lee a joué ce rôle dans une dizaine de filmsE 24. Avec l'interprétation de Lugosi, le cinéma passe d'une créature hideuse à celui d'un vampire mondain et distingué. Celle de Lee combine l'allure aristocratique du personnage et ses traits monstrueux, représentés par des canines souvent dégoulinantes de sang164.

Internationalisation du mythe

Le cinéma présente ensuite des œuvres plus ou moins noires ou parodiques sur le thème des vampires : Le Bal des vampires de Polanski en 1967 est une parodie qui tourne en ridicule tous les poncifs du mythe165. Les Lèvres rouges en 1971 de Harry Kümel, Les Prédateurs de Tony Scott en 1983 avec Catherine Deneuve et David Bowie, les deux Vampire, vous avez dit vampire ? de Tom Holland en 1985 et de Tommy Lee Wallace en 1988 sont autant de récupérations modernes du genre. Un remake du Nosferatu de 1922, Nosferatu, fantôme de la nuit (1979) de Werner Herzog, avec Klaus Kinski, Isabelle Adjani et Bruno Ganz fait également date166. À la fin des années 1960 et au début des années 1970, le cinéaste français Jean Rollin contribue à érotiser très fortement le mythe dans des réalisations d'une esthétique très personnelle. En 1987, sortent deux films produits aux États-Unis Aux frontières de l'aube et Génération perdue qui relancent l'intérêt pour les films mettant en scène des vampiresE 25. Au début des années 1990, le thème des vampires revient en force sur les écrans avec Dracula de Francis Ford Coppola en 1992, fidèle adaptation du roman de Stoker167, puis avec Entretien avec un vampire de Neil Jordan en 1994, adaptation d'un roman d'Anne Rice168. Par la suite, la production de films sur ce thème augmente et des séries mettant en scène des vampires apparaissent169. On peut citer le film suédois Morse, réalisé par Tomas Alfredson en 2008, et son remake américain de 2010, Laisse-moi entrer de Matt Reeves. Enfin, Fright Night de Craig Gillespie avec comme vampire principal, l'acteur Colin Farrell, sortie en 2011.

Sagas à succès

Dans les années 2000, trois séries mettant en scène des vampires connaissent le succès. La saga de Blade d'abord, en trois opus (Blade de Stephen Norrington adapté du comics de Marvel, sorti en 1998 ; Blade II de Guillermo Del Toro en 2002 et Blade: Trinity de David S. Goyer en 2004) met en scène un chasseur de vampires à moitié vampire.

Underworld est un film anglo-germano-américano-hongrois, réalisé par Len Wiseman et sorti en 2003, qui présente le conflit sans merci entre deux races immortelles et légendaires : les Lycans (loups-garous) et les Vampires. La saga comprend également : Underworld 2 : Évolution de Len Wiseman de nouveau (2006), Underworld 3 : Le Soulèvement des Lycans de Patrick Tatopoulos (2009) et Underworld : Nouvelle Ère de Len Wiseman, sorti en 2011.

Enfin, l'adaptation au cinéma de La Saga du désir interdit, de Stephenie Meyer, sous le nom de Twilight (Fascination, Tentation, Hésitation et Révélation, de 2007 à 2012) connaît un réel succès170.

À la télévision

Séries

Les vampires les plus connus à la télévision sont issus du monde créé par Joss Whedon dans les séries Buffy contre les vampires et Angel. Ceux-ci affichent une faible partie des caractéristiques classiques des vampires. Mais, dans les scénarios de cette série, ils représentent essentiellement une métaphore des peurs et des angoisses que les adolescents doivent affronter pour devenir adultes, et que les jeunes adultes doivent surmonter pour mener leur vie171. La série pour la jeunesse Le Petit Vampire, écrite par la femme de lettres allemande Angela Sommer-Bodenburg, est vendue à plus de dix millions d'exemplaires à travers le monde et est portée à l'écran. Elle raconte les aventures d'un jeune garçon passionné par les vampires, Anton Kamenberg, qui se lie d'amitié avec un vampire enfant, Rüdiger von Dentkreuz172.

Dans la série Supernatural, les frères Winchester luttent contre des vampires. Les séries Moonlight et Blood Ties reprennent les motifs du mythe. Les sœurs Halliwell de la série Charmed ont également à faire face aux vampires dans plusieurs épisodes. Ces vampires sont dirigés par une reine et cette race est en conflit avec les démons et les sorciers qui les ont rejetés de la « société infernale ». La série True Blood, inspirée des romans La Communauté du Sud de Charlaine Harris décrit une coexistence fictive de vampires et d'humains au cœur d'une petite ville de Louisiane. Son créateur voit les vampires de la série comme « une minorité essayant d'obtenir l'égalité des droits »173. La série Being Human : La Confrérie de l'étrange présente un personnage vampire, aux côtés d'un loup-garou et d'un fantôme. Dans la série Kindred : Le Clan des maudits, inspirée de l'univers du jeu de rôle Vampire : la Mascarade, des clans de vampires s'affrontent dans la ville de San Francisco. Dans Sanctuary, série d'abord diffusée sur le Web, Amanda Tapping incarne une scientifique spécialisée dans les créatures non humaines depuis 150 ans. Elle et ses amis de l'époque se sont injecté du sang de vampire, ce qui a eu pour conséquence de leur conférer à chacun un pouvoir spécifique. Dans Hemlock Grove, série TV de Brian McGreevy, on suit l'amitié entre deux jeunes hommes, l'un issue de la bourgeoisie et de la lignée des Upir, et l'autre issue d'une famille Tziganne de la lignée des loups garous, sur fond de thriller[réf. souhaitée]. La série Vampire Diaries enfin, basée sur la série de romans éponyme de Lisa Jane Smith, met en scène deux vampires, les frères Damon et Stefan Salvatore, qui rentrent dans la ville de Mystic Falls après une longue absence. Damon et Stefan boivent du sang humain pour se nourrir, ils ne peuvent pas sortir le jour (sauf en utilisant un objet magique appelé bague de jour) et il faut les inviter à entrer une première fois pour qu'ils puissent pénétrer dans une maison.

Séries d'animation

Vampire Host et Vampire gigolo forment une série japonaise de 2004 inspirée de l'univers du manga Blood Hound créé par Kaori Yuki. L'héroïne, Rio Kanou, est une étudiante qui, à la suite de la disparition de plusieurs personnes dont sa meilleure amie, enquête dans un club de vampires avant de sympathiser avec ceux-ci. La série franco-allemande Draculito, mon saigneur, créée par Bruno René Huchez et réalisée par Bahram Rohani en 1992, met en scène Draculito, fils unique du célèbre comte Dracula. Âgé d'une dizaine d'années, il obtient de son père des objets magiques qui l’aident à repousser les attaques de Gousse d’Ail et de ses acolytes. Dans son école, il se lie d’amitié avec Lapin Garou. Il existe une série appelée L'École des petits vampires une série d'animation allemande qui met en place Oscar Von Horificus un jeune vampire. Il y a aussi une vampire nommée Marceline (qui est en fait la reine des vampires) dans Adventure Time. Dans la série Monster high, Draculaura est la fille de Dracula et Camille Carmin, la fille de Carmilla

Dans la bande dessinée, le manga et l'anime

Article détaillé : Vampire dans la bande dessinée et l'anime.

Dans le manga

Certains animes japonais exploitent aussi le thème des vampires, le mariant à la culture traditionnelle nippone, le vampire oriental (Kyuuketsuki au Japon) étant plus proche du démon que du mort-vivant. Vampire Hunter D. demeure le modèle du genre174, avec une intrigue fantastique sur fond de décors fin-de-siècle reposant sur la mythologie européenne. Dans le manga de Ken akamatsu Negima Evangeline A. K. McDowell est une vampire de quelques centaines d’années qui aide le héros de l'histoire en lui apprenant des techniques de combat démoniaques appelées « l’évangile des ténèbres ». Le manga Vampire Princess Miyu de Narumi Kakinouchi intègre le mythe japonais du vampire. Blood Hound de Kaori Yuki met en scène une jeune fille mordue jadis par un vampire, et fréquentant leur milieu. Le monde de Blood: The Last Vampire est davantage obscur, alors que Hellsing présente des chasseurs de vampires embauchés par l'Église anglicane. Kubi Suji Ni Vampire de Shinjo Mayu, Les Lamentations de l’agneau (Hitsuji no Uta) de Toume Kei et Model de Lee So Young incorporent le mythe vampirique à la vie scolaire ; les héros étant des collégiens ou des lycéens se confrontant au mystère des revenants. De même, Vampire Knight de Matsuri Hino conte les aventures de la jeune Yuuki ayant pour mission d'assurer la paix à l'académie Cross, un lycée ayant la particularité d'avoir une classe diurne (Day Class) et une classe nocturne ouverte aux vampires (Night Class). Il y a aussi Rosario + Vampire de Akihisa Ikeda, l'histoire d'un garçon humain banal qui rentre dans un lycée privé pour monstres, et y rencontre une jeune fille qui est en fait un vampire. Dans Shiki, le manga adapté du roman de l'écrivaine japonaise Fuyumi Ono(manga dessiné par Ryu Fujisaki), un village paisible reçoit de nouveaux arrivant(les kirishikis) qui s'installent dans le chateau kanemasa situé en haut du village. Après leurs arrivées, différents habitants vont mystérieusement tomber malade et en mourir, la première victime fut megumi(une jeune fille de 15ans), elle fut retrouvée inconsciente dans une forêt située près du chateau Kanemasa, elle voulait justement aller leur rendre visite. Le médecin du village Toshio annoncera qu'il s'agit d'une épidémie, mais plus l'histoire avancera et plus il y aura de mort, Natsuno lui parlera de poupée ressuscitée, et c'est là que Toshio va comprendre que ce n'est pas une épidémie qui sévit sur le village. On peut citer encore Blood +, un anime du studio Production IG, qui offre un tout nouveau genre de vampire, et essaie même de donner une explication scientifique à leur existence. Toujours du même studio Blood C, en collaboration avec le studio Clamp, qui reste dans un univers plus fantastique que le précédent, mais reprenant le prénom et le concept du personnage de Blood : The Last Vampire et Blood + (Saya, une adolescente combattant au sabre et en tenue d'écolière). Aussi l'anime Hellsing (2003), du studio Gonzo, adapté du manga de Kōta Hirano, anime incontournable dans son genre. On reprend le mythe de Dracula avec son personnage [Alucard] (lire à l'envers Dracula), un vampire au service de la famille anglaise Hellsing (reprise ici aussi du personnage éponyme Van Helsing) employée par l’église anglicane pour chasser et tuer les vampires et autres démons. Nous citons encore la série d'OVA Hellsing Unlimited paru en 2010, cette fois par le studio Madhouse.

En bande dessinée

En bande dessinée franco-belge, la série Requiem, Chevalier Vampire (série en cours 11 tomes, 2000 à 2012) dessinée par Olivier Ledroit et scénarisée par Pat Mills, met en scène un univers gothique très sombre et violent, par opposition à des séries comme Petit Vampire de Joann Sfar, qui jouent sur l'humour175. Le Prince de la nuit (6 tomes), 1994 à 2001, de Yves Swolfs, met en scène un personnage héritier de plusieurs générations de chasseurs de vampires. 30 jours de nuit (5 tomes, 2004 à 2010), de Steve Niles et Ben Templesmith, est un comic fantastique dépeignant un monde proche du Far West et dans lequel l'homme est en lutte contre des hordes de vampires.

Dans les jeux

Jeux vidéo

Article détaillé : Vampire dans les jeux vidéo.

Le mythe du vampire a obtenu une grande postérité dans l'univers du jeu vidéo, et ce dès ses débuts, avec notamment la série de jeux Castlevania (depuis 1986), dont l'intrigue est basée sur le roman de Bram Stoker, Dracula. La série Legacy of Kain (depuis 1996) en est également inspirée176, ainsi que Bram Stoker's Dracula, développé par Traveller's Tales en 1993. D'autres jeux vidéo mettent en scène des vampires, tels The Elder Scrolls IV: Oblivion dans lequel un personnage est atteint de porphyrie177. Darkstalkers est également une série développée par Capcom depuis 1993. Il existe aussi le jeu Dracula : Résurrection, développée par Index+ (1999), suivi du deuxième opus, Dracula 2 : le Dernier Sanctuaire, développé par Wanadoo Édition (2000), et du troisième, Dracula 3 : la Voie du Dragon, de Kheops Studio (2008). Deux jeux vidéo sont inspirés du jeu de rôle du même nom : Vampire : la Mascarade - Rédemption (développé par Nihilistic Software, 2000) et Vampire: The Masquerade - Bloodlines (développé par Troika Games, 2004)178. Enfin, A Vampyre Story d'Autumn Moon Entertainment (2008) est inspiré de la nouvelle de John Polidori ; le jeu a reçu un prix pour ses graphismes en février 2009179. Dans l’extension officielle du jeu vidéo The Elder Scrolls V: Dawnguard (développé par Bethesda Softworks 2012), les vampires peuvent être ennemis ou alliés, et même jouables.

Jeux de rôle

Article détaillé : Vampire dans les jeux de rôle.

Le jeu de rôle Vampire : la Mascarade (et sa nouvelle version Requiem) ont eu une influence importante sur la représentation sociale moderne du vampire180. Un vampire y est caractérisé, moins par l'humain qu'il fut, que par des données spécifiques à sa nouvelle vie, comme son appartenance à un clan vampirique, transmettant un profil psychologique et des pouvoirs particuliers, ou encore par son adhésion à une ligue ou une coterie. Il existe ainsi une quinzaine de clans (à la fois familles et factions politiques) dans La Mascarade, et cinq ligues dans Requiem (une ligue se caractérise par une orientation politique ou spirituelle qui détermine le domaine d'activité privilégié du personnage).

Il existe aussi le jeu de plateau La Fureur de Dracula. Enquête en Transylvanie (1989, réédité en 2007), qui reprend l'univers de Bram Stoker181.

Des personnages vampires apparaissent parmi le bestiaire des plus grands jeux de rôles, tels Le Jeu de Rôle des Terres du Milieu, Donjons et Dragons ou encore Warhammer. L'un des mondes de Donjons et Dragons, Ravenloft, qui se fonde sur l'univers de la littérature gothique, introduit le personnage vampire de Strad Von Zarovitch. Dans le monde de Glorantha, les vampires sont des gens qui ont refusé la mort au point de chercher les secrets du dieu fou nommé Vivamort. D'autres jeux de rôle se contentent de réinterpréter l'origine des vampires en fonction de leur vision du monde. Ainsi, L'Appel de Cthulhu fait des vampires des agents plus ou moins conscients des Grands Anciens décrits par l'écrivain américain Howard Phillips Lovecraft. Un fanzine consacré aux mythes des vampires, Vampire Dark News, propose dans ses rubriques des jeux de rôles182.

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Yohann Lebredonchel - dans fanstatique
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:55

Famille Potter

Redirigé depuis Potter

Nom existant

Ordre du Phénix

Harry Potter à l'école des sorciers

Harry Potter et les Reliques de la Mort

Galerie Famille Potter

La famille Potter est une famille de sang pur descendant d'Ignotus Peverell, l'un des frères Peverell. Elle est liée à la famille Black par le mariage de Charlus Potter et Dorea Black. Elle est devenue une famille de sang mêlé au mariage de James Potter et Lily Evans. Les parents de James ont hébergé durant un an Sirius Black après sa fuite du 12, square Grimmaurd et ils le considéraient comme leur deuxième fils.

ApparitionsModifier


Ignotus Peverell
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 ?
Mr Potter Famille Evans Famille Dursley
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| ----------------- -------------------
| | | | |
James Potter + Lily Evans Pétunia Evans + Vernon Dursley Marjorie Dursley
| |
| (Famille Weasley) |
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Harry Potter + Ginny Weasley Dudley Dursley
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James Sirius Potter Albus Severus Potter Lily Luna Potter
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:13

Nicolas Flamel

Homme

Vers 1326

Vers 1992

Pernelle Flamel (épouse)

Sorcier

Harry Potter à l'école des sorciers, Rendez-vous sur la voie 9¾

Harry Potter et les Reliques de la Mort, Le voleur

Nicolas Flamel était un alchimiste qui a fabriqué la Pierre philosophale,une substance/pierre qui permettrait de rendre immortel. Il était l'ami d'Albus Dumbledore et l'époux de Pernelle Flamel,grande ensorceleuse. Il vivait dans le Devon et a atteint l'âge de six cent soixante-cinq ans avant de s'éteindre.

AnecdotesModifier

Nicolas Flamel n'est pas un personnage fictif, il a réellement existé : c'est un bourgeois français du 14ème siècle. La légende fait de lui un alchimiste qui aurait réussi à fabriquer la Pierre philosophale. C'est à ce titre qu'il apparaît dans la saga Harry Potter.

ApparitionsModifier

Liens externesModifier

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 08:04

Ron Weasley

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Ronald Bilius Weasley dit Ron est le sixième et dernier fils d'Arthur et Molly Weasley. Il entre à Poudlard en 1991 dans la maison Gryffondor. Il devient ami avec Harry Potter et Hermione Granger et ils forment un trio inséparable. Ensemble, ils relèvent de nombreux défis, notamment en protégeant la Pierre philosophale de Quirinus Quirrell, en formant l'armée de Dumbledore et en combattant dans de nombreuses batailles comme la bataille du Département des mystères, la bataille de la tour d'astronomie, et la bataille des sept Potter. Ron est également devenu préfet de Gryffondor et gardien de l'équipe de Quidditch de Gryffondor pendant sa scolarité. Il a arrêté ses études pour accompagner Harry et Hermione dans la chasse aux Horcruxes et combat lors de la bataille de Poudlard.

Biographie

Enfance

Ron est né le 1er mars 1980. Il a grandi avec les Weasley au Terrier. Les jumeaux aiment faire des taquineries et jouer des tours à Ron. Un jour, ils métamorphosent son ours en peluche en une araignée géante, provoquant son arachnophobie. À l'âge de cinq ans, ils veulent l'obliger à faire un Serment Inviolable. Fort heureusement, leur père intervient avant qu'ils n'aient achevé le sort.

Scolarité à Poudlard

Première année : 1991 - 1992[HP1]

Ron fait la rencontre de Harry Potter juste avant de passer la barrière de la voie 9¾. Ils partagent le même compartiment dans le Poudlard Express et commencent à faire connaissance. Harry est émerveillé d'apprendre que Ron vit dans une famille de sorciers. Ils font également la rencontre d'Hermione Granger qui se montre curieuse envers Harry, mais froide et cassante envers Ron. À la Répartition, il est envoyé à Gryffondor comme toute sa famille et comme Harry, mais à sa grande déception, Hermione y est aussi. Après un cours de sortilèges où Hermione lui a fait une démonstration de magie, il critique le fait qu'elle n'ait pas d'amis. Elle entend ses moqueries et se réfugie dans les toilettes des filles pour pleurer. Quand un troll s'introduit dans le château, en direction des toilettes, Harry et Ron portent secours à Hermione et neutralisent le troll. Depuis cet évènement, ils forment un trio inséparable. Au cours de l'année, ils découvrent que quelqu'un veut s'emparer de la Pierre philosophale cachée dans le château. Ils partent à la recherche de la Pierre, mais avant cela, doivent passer plusieurs épreuves, dont une partie d'échecs version sorcier géante, où Ron donne la victoire, mais se fait neutraliser. À la fin de l'année, Albus Dumbledore considère la partie d'échecs de Ron comme la plus merveilleuse jouée à Poudlard depuis longtemps.

Deuxième année : 1992 - 1993[HP2]

Ron, accompagné de Fred et George, vient chercher Harry chez son oncle Vernon et sa tante Pétunia avec la voiture volante de son père. Harry passe la fin des vacances chez les Weasley. Lorsqu'ils se rendent ensemble à King's Cross, Harry et Ron restent bloqués du côté moldu. Ils décident d'utiliser la voiture du père de Ron pour se rendre à Poudlard. À leur arrivée, ils s'écrasent sur le Saule cogneur du parc et manquent de se faire renvoyer. De plus, il casse la baguette qu'il tenait de son frère Charlie. Tout au long de l'année scolaire, il garde cette baguette rafistolée ce qui vaut à lui et à son entourage quelques accidents. Lors d'une altercation avec Drago Malefoy, le sort qu'il souhaite jeter se retournera contre lui : durant quelques heures, il se mettra à vomir des limaces. À Poudlard, un mal a envahi l'école. Les élèves nés-Moldus se retrouvent pétrifiés, dont Hermione. De plus, la Chambre des Secrets aurait été rouverte. Avant d'être emmené à Azkaban, étant suspecté d'avoir ouvert la Chambre des Secrets, Rubeus Hagrid indique à Ron et Harry qu'ils découvriront la réponse en suivant les araignées. Ron, qui en a une sainte horreur, décide tout de même de les suivre à l'intérieur de la Forêt interdite pour sauver Hermione. Ils se retrouvent face à Aragog, une araignée géante qui ne souhaite qu'une chose de Ron et Harry, en faire son repas. Pris au piège, ils arrivent à lui échapper ainsi qu'à ses enfants et repartent avec de précieuses informations sur la nature de la menace qui plane sur Poudlard. Quand Ginny se fait enlever par le "monstre", ils trouvent l'entrée de la Chambre grâce à Mimi Geignarde et y pénètrent, accompagnés de Gilderoy Lockhart. Mais un éboulement se produit et Harry et Ron sont séparés. Ron attend Harry qui part sauver sa sœur. À son retour, ils quittent la chambre et sont accueillis en héros par les professeurs. Leur bonheur est à son comble, quand Hermione et Hagrid refont apparition.

Troisième année : 1993 - 1994[HP3]

À Poudlard, Ron ne comprend pas comment Hermione fait pour pouvoir suivre autant de cours cette année, puisqu'elle a plusieurs cours placés à une même heure. Mais il admire de plus en plus Hermione qui abandonne le cours de divination et traite le professeur Sibylle Trelawney d'incompétente. Un jour Croûtard disparaît, ce qui fait penser à Ron qu'il a été mangé par Pattenrond, le chat d'Hermione, qui ne cesse de l'embêter. Cela cause une très vive dispute entre les deux amis, qui ne s'adressent plus la parole. Ils se disputent également à cause de l'Éclair de Feu de Harry, Hermione pense qu'il a été envoyé et ensorcelé par Sirius Black pour blesser Harry. Quand Buck, l'hippogriffe de Hagrid, blesse Drago Malefoy qui a délibérément insulté l'animal alors qu'il fallait le traiter avec respect, Hermione se propose d'aider Hagrid à défendre Buck qui est condamné à mort. Voyant qu'elle est épuisée par ses cours, la défense de Buck et sa colère envers lui, Ron décide de l'aider dans sa démarche de sauver Buck. Hermione profite cet instant pour l'étreindre avec force et s'excuser de la mort de Croûtard. Alors que le trio se rend chez Hagrid pour le soutenir, car Buck va être exécuté, ils font la rencontre de Malefoy, qui insulte Hagrid et se délecte de la mort prochaine de l'hippogriffe. Hermione le gifle et Ron la retient, moitié admiratif moitié effrayé, pour qu'elle ne démolisse pas Malefoy. En revenant de chez Hagrid, Ron se fait mordre par un chien, qui l'entraîne sous le Saule cogneur. Harry et Hermione partent le sauver, mais ils découvrent que c'était un piège pour attirer et tuer Harry : il s'agissait de Sirius Black, sous une forme animale. Ron, la jambe cassée, tente de se relever pour protéger Harry, mais Sirius lui dit de ne pas aggraver les choses. Sirius révèle que la personne qui a offert les parents de Harry à Voldemort, n'est pas lui, mais Peter Pettigrow alias Croûtard sous sa forme animale. Une fois sorti du Saule cogneur, Ron est amené à l'infirmerie, pour guérir de ses blessures.

Quatrième année : 1994 - 1995[HP4]

Harry et Hermione passent les vacances chez la famille Weasley, pour aller assister à la finale de la Coupe du Monde de Quidditch. Après le match, Ron reste émerveillé par Viktor Krum, l'attrapeur de la Bulgarie. Cette année, Poudlard voit accueillir le Tournoi des Trois Sorciers, auquel sont conviées les écoles de magie de Beauxbâtons et de Durmstrang. Il s'aperçoit avec joie que Krum est élève à Durmstrang et qu'il concourt pour être le champion de son école. Mais cette année, au lieu de choisir trois candidats, la Coupe de Feu en choisit un quatrième, Harry. Ron se sent trahi par Harry et l'accuse d'essayer d'attirer encore plus de gloire sur lui. Hermione explique à Harry qu'être le meilleur ami du Survivant n'a pas que des avantages surtout quand on est comme Ron, celui qui reçoit tout de ses frères et vit dans leur ombre. Ron vient s'excuser après la première tâche auprès de Harry et ils redeviennent immédiatement aussi complices. Alors qu'un bal est organisé pour Noël, il s'aperçoit avec fureur et jalousie qu'Hermione est la cavalière de Krum. Ron l'accuse de fraterniser avec l'ennemi et de trahir Harry. Hermione, à la fin de la soirée, lui lance en pleurs qu'au prochain bal, il ferait bien de l'inviter avant que quelqu'un d'autre ne le fasse. Ce à quoi Ron répond qu'elle n'a rien compris du tout. Ils finissent par se réconcilier et font front commun pour aider Harry dans sa réussite du Tournoi des Trois Sorciers. À la fin de l'année, Viktor invite Hermione à venir chez lui cet été, à la grande fureur de Ron.

Cinquième année : 1995 - 1996[HP5]

Ron et Hermione passent leurs vacances au 12, square Grimmaurd et Harry les rejoint quelques temps plus tard. Ron est nommé préfet, à la stupéfaction de tout le monde, notamment de Harry qui pensait recevoir le poste. Hermione est aussi nommée préfète et pense que Harry l'est également car elle le voit tenir le badge de Ron. Mais ce dernier lui annonce que c'est lui qui est préfet. Le ministère de la Magie nomme Dolores Ombrage au poste de professeur de défense contre les forces du Mal car Cornelius Fudge craint qu'Albus Dumbledore le renverse en créant une armée, constituée des élèves. Elle nie le retour de Voldemort et scande que les élèves ne risquent rien en dehors de Poudlard. Ron se fâche quand il apprend qu'Ombrage, en guise de punition pour avoir annoncé le retour de Voldemort, fait copier des lignes à Harry avec une plume ensorcelée qui lui laisse de terribles cicatrices sur la main. Ron lui demande de prévenir les professeurs Dumbledore ou McGonagall, mais Harry lui assure que ce n'est rien. Ron tente également d'entrer dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor, au poste de gardien. Il réussit les sélections, mais ne montre pas pour autant un grand talent, d'après les dires d'Angelina Johnson, la nouvelle capitaine de l'équipe. Durant sa première séance d'entraînement, il se prend beaucoup de buts et Angelina ne cesse de lui hurler dessus. Hermione propose de former un club où ils apprendraient vraiment à lutter contre Voldemort et ses Mangemorts, car Ombrage ne compte pas leur donner de vraies leçons. Lors de la première réunion de l'armée de Dumbledore, Ron apprend que Ginny sort avec Michael Corner, il est furieux de cette relation et joue le rôle du grand frère protecteur. Le jour de son premier match de Quidditch, Ron a le moral à zéro. Les Serpentard ont créé une chanson narrant tous les défauts de Ron sur un balai et intitulée « Weasley est notre roi ». Plus abattu que jamais, il laisse entrer plusieurs buts, mais heureusement Harry attrape le Vif d'or assez vite pour gagner le match et faire oublier la mauvaise performance de Ron. À la fin du match, Harry, Fred et George sont renvoyés de l'équipe pour avoir frappé Drago Malefoy. Ron qui compte quitter l'équipe, se ravise car s'il part il ne restera que les poursuiveurs. Lors du dernier match de la saison, Gryffondor contre Serdaigle, Ron se montre un poil optimiste, car il pense ne pas pouvoir être pire, que lors de ces précédents matches. Lorsque que Harry et Hermione reviennent de la Forêt interditeHagrid leur a présenté Graup, ils entendent au loin la chanson « Weasley est notre roi » et pensent que Gryffondor a perdu. Mais contrairement à leurs appréhensions ils ont gagné : ce sont les Gryffondor qui chantent la chanson, en modifiant les paroles d'origine. Alors que Harry tente de vérifier la vision qu'il a eue de Sirius prisonnier au ministère, en utilisant la cheminée du bureau d'Ombrage pour le contacter, Ron ainsi que Hermione, Ginny, Neville et Luna se proposent de l'aider en surveillant les couloirs. Ombrage les surprend, mais Hermione improvise et emmène l'Inquisitrice et Harry dans la Forêt interdite. Pendant ce temps, Ron réussit par la ruse à faire avaler des pastilles de gerbe aux membres de la brigade inquisitoriale pour s'échapper. Ron, Neville, Ginny et Luna retrouvent Harry et Hermione et ensemble, ils décident de se rendre au ministère pour sauver Sirius, en utilisant des Sombrals. Pendant la bataille du Département des mystères, Ron se bat contre les Mangemorts et se fait attraper par des cerveaux dans une cuve, lui laissant des cicatrices sur les bras, mais il se remet de ses blessures à l'infirmerie.

Sixième année : 1996 - 1997[HP6]

Ron toujours aussi émerveillé par Fleur Delacour, sa future belle-sœur, provoque la jalousie d'Hermione. Durant la sélection de Quidditch pour le poste de gardien, Hermione lance discrètement un sortilège de Confusion sur Cormac McLaggen, le principal concurrent de Ron à ce poste et permet à son ami d'être engagé une nouvelle fois dans l'équipe. Harry s'est rendu compte de la tricherie d'Hermione, mais celle-ci prétend qu'elle voulait faire payer à McLaggen le fait de s'être moqué de Ron et Ginny. Ron, blessé d'apprendre qu'Hermione ait embrassé Viktor Krum, décide de sortir avec Lavande Brown, relation qu'il va très vite regretter, car Lavande le suit partout. Hermione, blessée et jalouse de sa relation, va jusqu'à lui jeter un sort. Romilda Vane tente de séduire Harry en ajoutant un philtre d'amour aux chocolats qu'elle lui a offerts, mais malheureusement Ron y goutte et tombe sous l'effet du philtre. Harry se rend chez Horace Slughorn pour qu'il soigne Ron et celui-ci reprend ses esprits. Le vieux professeur leur propose alors de l'hydromel, mais il contient un poison et Ron est à deux doigts de mourir quand Harry le sauve en lui faisant avaler un Bézoard. Hermione choquée par l'empoisonnement de Ron se réconcilie avec lui. De son côté, Ron trop content de reparler à sa meilleure amie, met un terme à sa relation avec Lavande. À la fin de l'année, alors que Harry s'apprête à partir à la caverne de l'Horcruxe avec Dumbledore, Ron, Hermione et certains membres de l'armée de Dumbledore patrouillent dans le château, car Harry suspecte un mauvais coup de Rogue et de Drago.

1997 - 1998[HP7]

Ron décide de ne pas revenir à Poudlard cette année pour suivre Harry et Hermione dans la chasse aux Horcruxes. Il supporte mal le manque de confort, la peur de ne pas revoir sa famille et la frustration de ne pas trouver rapidement d'Horcruxe. Devoir porter le médaillon-Horcruxe n'arrange rien car il lui fait voir tout ce qu'il redoute, que Harry lui soit préféré par Hermione ou que sa mère désirait avoir une fille. Un soir, après s'être plaint une nouvelle fois contre leurs conditions de vie et s'être violemment disputé avec Harry, il décide de s'enfuir. Il demande à Hermione de choisir entre Harry et lui. Il prend très mal sa décision de rester avec Harry. Ron s'enfuit en transplanant, Hermione en pleurs tentant de le retenir, en vain. Il regrette immédiatement son geste et essaie de retourner auprès de ses amis, mais les protections d'Hermione autour de leur tente l'empêchent de les rejoindre. Ron croise la route d'un groupe de Rafleurs, qui tente de le capturer, le prenant pour un élève en cavale, mais profitant de leur stupidité, il leur fausse compagnie. Il rejoint Bill qui, même s'il réprouve le choix de Ron d'avoir abandonné ses amis, l'accueille chez lui. Un soir, Ron entend la voix d'Hermione provenir du Déluminateur que Dumbledore lui a laissé en legs. Une lumière en sort et rentre en lui, permettant à Ron de retrouver la piste de ses amis. Malheureusement même s'il peut retrouver l'endroit où ils se trouvent, une fois encore les protections d'Hermione se mettent entre eux. Une nuit alors que Harry, attiré par le reflet de ce qu'il pense être l'épée de Gryffondor, manque de se noyer dans une mare gelée, Ron réapparaît et l'aide à sortir de l'eau. Harry, heureux d'avoir retrouvé son meilleur ami, lui propose de détruire le médaillon-Horcruxe avec l'épée de Gryffondor trouvé dans l'eau. Après hésitation, Ron accepte et réussit à lutter contre ses pires craintes et angoisses et à détruire le médaillon. Les deux amis partent retrouver Hermione qui accueille froidement Ron, allant jusqu'à le frapper, car elle n'arrive pas à lui pardonner son abandon. Le lendemain, le trio se rend chez Xenophilius Lovegood espérant qu'il ait des informations sur la marque de Grindelwald, puisqu'il l'aborde lui même sur un médaillon. Mais Xenophilius, voulant retrouver Luna, enlevée par les Mangemorts, en échange de Harry, prévient le ministère et essaye de retenir le trio chez lui. Ils arrivent à s'enfuir, au cours d'une bagarre où la maison est détruite. Peu après ils sont capturés par une bande de Rafleurs, Harry ayant activé malencontreusement le Tabou placé sur le nom de Voldemort, et conduits au manoir des Malefoy, nouveau quartier général de Voldemort, qui fort heureusement est absent à ce moment. Bellatrix Lestrange demande à Lucius Malefoy d'appeler leur maître, mais s'apercevant que le trio possède l'épée de Gryffondor, y renonce car elle était censée veiller sur elle et il ne lui pardonnerait pas. Elle décide alors de torturer Hermione pour savoir comment ils l'ont obtenue et fait conduire Ron et Harry à la cave. Ron ne supportant pas les cris de douleur de Hermione, essaie de trouver une issue ou une aide quelconque, qui arrive sous la forme de Dobby. Ce dernier, dans un premier temps, emmène Dean Thomas, Luna et Mr Ollivander, eux aussi prisonniers en dehors du manoir. Puis il revient aider le trio à s'échapper en transplanant après un bref combat où Bellatrix dans un dernier geste de rage lance son poignard en direction du petit groupe. Ils arrivent à la Chaumière aux Coquillages, où Ron emmène Hermione auprès de Fleur pour qu'elle la soigne. Plus tard, il vient aider Harry à enterrer Dobby, tué par le poignard de Bellatrix lors du transplanage.

Quelques jours plus tard, ils décident d'aller dans le coffre de Bellatrix à Gringotts car Harry pense qu'un Horcruxe y est caché, pour cela Ron se fait passer pour un sorcier transylvanien du nom de Dragomir Despard, grâce à l'ajout par Hermione d'une longue chevelure ondulée, d'une épaisse barbe et d'une moustache. Le petit groupe atteint le coffre, protégé par un dragon, mais ils utilisent des Tintamars pour le neutraliser. Une fois dans le coffre, ils s'aperçoivent que tout son contenu a été protégé par des maléfices de Gemino et de Flagrance ayant comme effet de les brûler et de menacer à terme de les étouffer. Ils réussissent à sortir du coffre, mais Gripsec, avec traîtrise, s'enfuit avec l'épée de Gryffondor. Le trio libère le dragon et s'enfuit avec, détruisant au passage le plafond de la banque.

Entre 1998 et 2017

Ron et Hermione ont deux enfants : Rose et Hugo. Ron travaille dans un premier temps avec George à la boutique Weasley, Farces pour sorciers facétieux. Il devient ensuite Auror, comme Harry qui est même le directeur du Département dont il a totalement chamboulé le fonctionnement avec l'aide de Ron.

Caractéristiques du personnage

Description physique

Ron a hérité des traits typiques de la famille Weasley : cheveux roux flamme et visage constellé de taches de rousseurs. Quand il est gêné, son visage tourne au rouge. Il a les yeux bleus, un nez long, est très grand et mince, avec de grandes mains et de grands pieds. De cette façon, son physique est plutôt similaire à celui de Bill et Percy, plutôt qu'à celui trapu de Charlie, George, et Fred. Sa sœur Ginny a une fois raconté à Romilda Vane que Ron avait un Boursouflet tatoué sans préciser où, mais il semble que cette remarque était destinée à taquiner son frère.

Personnalité

Ron est un personnage attachant pour son humour, sa joie de vivre. Il sera toujours présent pour Harry dans la lutte face à Voldemort (il n'arrive toujours pas à prononcer ce nom et préfère dire Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom). Le jeune homme n'est pas très fort à l'école mais il a indéniablement des qualités telles que le courage, la force et l'amitié, mais tout de même il obtiendra sept BUSE. Le fait d'être le meilleur ami du célèbre Harry Potter pour sa confrontation première avec Voldemort (il n'était alors qu'un bébé), vaut à Ron de se mettre dans des situations particulièrement délicates. Il se dispute souvent avec Hermione à propos de Viktor Krum, dont il est particulièrement jaloux. Il commence à nourrir des sentiments amoureux pour son amie mais ne s'en rend compte que tardivement.

Ron souffre d'un complexe d'infériorité face à son illustre ami Harry Potter. Ce sentiment va créer des situations de conflit, notamment lorsque Harry est choisi, contre son gré, par la Coupe de Feu pour représenter Poudlard lors du Tournoi des Trois Sorciers. Il lui reproche ainsi d'avoir trouvé un moyen de proposer sa candidature malgré la Limite d'Âge créée par Albus Dumbledore pour empêcher les tentatives des élèves mineurs et ainsi de rechercher à augmenter une gloire déjà importante. De plus il a cinq frères qui sont tous passés par Poudlard sans exception et ont prouvé au reste de l'école qu'ils avaient acquis des compétences. Bill était préfet-en-chef, Charlie était capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor, Percy, préfet lui aussi, avait une conduite impeccable et respectait scrupuleusement le règlement. Les jumeaux Fred et George quand à eux n'étaient pas très travailleurs, mais ils étaient drôles, justes et tout le monde les appréciaient. Ron se sent donc vivre dans l'ombre des autres. Son rêve le plus cher serait de se mettre dans la lumière, comme le montre son reflet du Miroir du Riséd. Il pense que même s'il réussit quelque chose, cela passera inaperçu car ses frères auront déjà fait au moins aussi bien. Lors de la chasse aux Horcruxes, ces anciennes craintes réapparaissent. La partie de l'âme de Voldemort placée dans le médaillon-Horcruxe tente d'empêcher Ron de le détruire. Il insinue que Ron n'est que le bouffon du roi Harry, que sa propre mère aurait préféré avoir une fille plutôt qu'un énième garçon, que celle-ci préfère Harry ou encore qu'Hermione et Harry sortent ensemble. Mais il réussit à vaincre ses peurs et détruit l'Horcruxe. Il se battra vaillamment aux côtés de ses deux meilleurs amis durant la bataille de Poudlard et reçoit son premier baiser d'Hermione à cette occasion.

Anecdotes

  • L'initiale des prénoms de Ron et de Hermione sont les mêmes que celles de leurs enfants mais inversées par rapport à leur sexe.
  • Dans les années 1990, Ron emprunte le livre Le Quidditch à travers les âges à la bibliothèque de Poudlard et doit le rapporter le 8 janvier.  Réf.  Le Quidditch à travers les âges ) (deuxième édition)
  • Il est naturellement l'un des personnages jouables du jeu LEGO Harry Potter : Années 1 à 4. Il existe en différentes versions : vêtements moldus (Pull-over, Veste marron et Gilet), uniformes (Gryffondor et Poudlard), déguisement de fille, déguisement de Serpentard quand il prend l'apparence de Vincent Crabbe avec du Polynectar, en pyjama et en smoking. Il ne se sacrifie pas sous la trappe lorsque le trio est face à l'échiquier géant de Minerva McGonagall, mais il s'entrave et reste enfermé dans la pièce alors que ses amis poursuivent. Il fait équipe avec Croûtard qu'il peut faire apparaître pour résoudre des énigmes, il perd cette faculté à partir de la quatrième année.
  • Il est également l'un des personnages jouables du jeu LEGO Harry Potter : Années 5 à 7. Il existe en différentes versions : uniforme Gryffondor, en tenue de Quidditch, déguisement quand il prend l'apparence de Reg Cattermole, déguisement quand il prend le nom de Dragomir Despard, en tenue pour le mariage de son frère Bill, en caleçon quand il plonge dans la mare de la forêt de Dean chercher l'épée de Gryffondor et diverses autres versions (Pyjama, Hiver, Chemise verte et Pull rouge). Il possède la capacité spéciale d'ouvrir des armoires en parlant Fourchelang. Il possède également sa cape d'invisibilité. Il fait équipe avec Coquecigrue qu'il peut faire apparaître pour résoudre des énigmes. Il possède à partir de la septième année le Déluminateur et ne peut plus utiliser le sort Lumos. Il partage avec tous les membres de sa famille la capacité spéciale de manipuler les boîtes-à-farces Weasley.

Apparitions

Notes

  1.  Réf.  Les malheurs de Mrs Weasley )
  2.  Angl.  Wheezy )  Réf.  La deuxième tâche )
  3.  Angl.  Weasel King )  Réf.  Le pire souvenir de Rogue )
  4.  Angl.  Master of Mystery )  Réf.  L'escapade de Drago )
  5.  Angl.  Won-Won )  Réf.  Un souvenir brumeux )
  6. (avec le Polynectar)  Réf.  Le Polynectar )
  7. (avec la plume à vérificateur d'orthographe)  Réf.  La salle introuvable )
  8. (avec le Polynectar)  Réf.  La magie est puissance )
  9.  Réf.  Gringotts )
PromoHP7 Ron Weasley
Ronald Weasley
Informations biographiques
Sexe

Homme

Yeux

Bleus

Cheveux

Roux

Naissance

1er mars 1980

Famille
Sang

Sang-Pur

Surnom(s)
Baguette
  • Frêne, crin de licorne, 12"
  • Saule, crin de licorne, 35 cm
Epouvantard

Araignée

Patronus

Jack Russel Terrier (Chien)

Métier
Affiliation
Coulisses
Première apparition

Harry Potter à l'école des sorciers, Rendez-vous sur la voie 9¾

Dernière apparition

Harry Potter et les Reliques de la Mort, Dix-neuf ans plus tard

Interprète

Rupert Grint

Doubleur VF

Olivier Martret

Galerie

  Galerie  Ron Weasley

Sommaire

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:59

Harry Potter

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Harry James Potter est né le 31 juillet 1980. Il est le fils unique de James Potter et Lily Evans. Il est aussi le seul être humain connu pour avoir survécu au sortilège de la Mort, jeté par Voldemort. De cette tentative de meurtre est restée gravée sur son front une cicatrice en forme d'éclair.

Biographie

Enfance

Harry Potter avant le décès de LilyHarry Potter avant l'attaque de Voldemort le 31 octobre 1981.

Florian remacleAjoutée par Florian remacle

Harry vit à Godric's Hollow avec ses parents, ils se sont cachés quand ils ont su qu'ils étaient traqués par Voldemort. Après leur décès, il vit par la suite avec les Dursley, au 4, Privet Drive, où il est considéré plus comme un parasite que comme un membre de la famille.

Scolarité à Poudlard

Première année : 1991 - 1992[HP1]

Le 24 juillet 1991, Harry reçoit une lettre de l'école de sorcellerie Poudlard confirmant son inscription. Mais son oncle Vernon brûle la lettre avant qu'il ne la lise, ne voulant pas que Harry devienne sorcier. Ne voyant aucune réponse venir, d'autres lettres sont envoyées en vain par la directrice-adjointe de l'école, Minerva McGonagall. La famille de Harry décide donc de déménager.Finalement, le directeur Albus Dumbledore envoie Rubeus Hagrid, un demi-géant, gardien des clés et des lieux à Poudlard, chercher Harry le 31 juillet, jour de son anniversaire.

Avec Hagrid, Harry achète ses fournitures scolaires au Chemin de Traverse. Dans la boutique de Madame Guipure, il rencontre alors celui qui va devenir son ennemi juré à Poudlard : Drago Malefoy.

Arrivé à Poudlard, Harry se fait deux bons amis : Ron Weasley et Hermione Granger, qui l'accompagnent dans ses aventures. Lors de la Répartition des élèves dans une des quatre maisons de Poudlard, le Choixpeau magique, après avoir longuement hésité avec Serpentard, l'envoie finalement (et sur l'insistance de Harry) à Gryffondor, tout comme Ron et Hermione. Parmi ses amis figure également Hagrid, qui a été renvoyé du collège Poudlard durant sa troisième année. Il possède également une chouette fidèle, nommée Hedwige, offerte par son ami Hagrid. Rapidement, il suscite l'antipathie du professeur Severus Rogue ainsi que de Drago Malefoy, élève à Serpentard. Il fait la connaissance de ses pouvoirs de sorciers et découvre ses talents sur un balai. Il devient alors attrapeur dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor.

Il fait également la découverte de la Pierre philosophale de Nicolas Flamel, pierre qui permet de donner la vie éternelle à celui qui la possède. Il craint que Voldemort puisse s'en emparer. Avec ses amis Ron et Hermione, il passe à travers diverses épreuves et réussit à vaincre pour la deuxième fois Voldemort.

Deuxième année : 1992 - 1993[HP2]

Harry-Ginny-Chambre-Secrets-statue-SalazarHarry et Ginny Weasley dans la Chambre des Secrets

Kevin51340Ajoutée par Kevin51340

Harry s'ennuie en vacances chez son oncle Vernon et sa tante Pétunia. Mais un soir, un elfe de maison nommé Dobby vient l'avertir d'un danger important à Poudlard. Cet elfe utilise la magie afin d'attirer à Harry des ennuis avec le ministère de la Magie, pour l'empêcher de retourner à Poudlard. Heureusement, son ami Ron vient le chercher et l'amène dans sa famille. Revenu à Poudlard, ils s'aperçoivent effectivement qu'un mal a envahi l'école. Certains de ses camarades se retrouvent pétrifiés. Petit à petit la rumeur enfle : la Chambre des Secrets a été réouverte. On découvre également que Harry parle le Fourchelang, talent détenu en principe par les mages noirs. Or, seul quelqu'un qui parle cette langue peut ouvrir la chambre. Harry est rapidement montré du doigt.

Puis le jeune garçon découvre un mystérieux journal intime appartenant à un certain Tom Elvis Jedusor. Mais, surprise, les pages du livre sont blanches. Ce n'est qu'un soir de Noël, quand Harry écrit au hasard « Je m'appelle Harry Potter », qu'il découvre le pouvoir du journal. Il est projeté dans un souvenir qui le ramène cinquante ans en arrière ; c'est alors qu'il apprend que son ami Hagrid aurait ouvert la Chambre des Secrets cinquante ans auparavant et qu'il aurait lâché sur les élèves un monstre. Harry découvre ainsi la cause du renvoi de Hagrid.

S'enfonçant avec Ron dans la Forêt interdite tout en « suivant les araignées », il fait la connaissance d'Aragog l'araignée géante, et apprend par lui-même qu'il n'est pas le monstre qui hante les murs de Poudlard, et ainsi que Hagrid n'a jamais provoqué l'ouverture de la Chambre.

Alors qu'Hermione, elle-même née-Moldue, est retrouvée pétrifiée vers la bibliothèque et que Ginny Weasley, la sœur de son meilleur ami Ron, est déclarée être enfermée dans la Chambre des Secrets, Harry et Ron décident d'y pénétrer ; ils emmènent avec eux Gilderoy Lockhart, qui, selon ses dires, aurait affronté de nombreux défis, tous plus dangereux les uns des autres.

Dans la Chambre, Harry doit affronter le Basilic, gigantesque monstre dont le simple regard peut tuer et Tom Jedusor, qui se trouve être Voldemort plus jeune (Tom Elvis Jedusor est l'anagramme de Je suis Voldemort), dont le souvenir a été conservé dans le journal intime. Il parvient à vaincre le Basilic avec l'épée de Gryffondor et à détruire le journal intime avec un crochet du Basilic. Il réussit à sauver Ginny et affranchit l'elfe de maison Dobby.

Troisième année : 1993 - 1994[HP3]

Sirius Black à AzkabanSirius Black à la prison d'Azkaban

T.i.b.O.Ajoutée par T.i.b.O.

Sirius Black, l'homme qui aurait livré les parents de Harry à Voldemort et tué Peter Pettigrow s'évade d'Azkaban. Dans le même temps, Harry s'enfuit de chez les Dursley. À Poudlard, l'année est ponctuée par des attaques de Sirius Black à l'intérieur même de l'école, pourtant protégée par des Détraqueurs. Harry apprend au fil du temps que Black est son parrain et qu'il était le meilleur ami de son père et l'ami de son professeur de défense contre les forces du Mal, le loup-garou Remus Lupin.

Grâce à la carte du Maraudeur, le professeur Lupin s'aperçoit que Peter Pettigrow se trouve dans l'école. Ron, lui, a des soucis. Il pense que le chat d'Hermione, Pattenrond, a tué son rat Croûtard. Pourtant il le retrouve. Mais un chien kidnappe Ron dans le Saule cogneur. À l'intérieur se trouvent Sirius Black et Peter Pettigrow, dit Queudver, qui se trouvent être des Animagi. Le traître n'était pas Sirius mais bien Peter Pettigrow qui vendit les parents de Harry à Voldemort avant de se transformer en rat pour faire croire à sa mort. Après maintes péripéties, Sirius est sauvé mais toujours pourchassé. Harry retrouve son parrain, et donc un peu de famille, et Pettigrow réussit à s'enfuir pour rejoindre son maître, Voldemort.

Quatrième année : 1994 - 1995[HP4]

Hp4screen18Harry champion imprévu du Tournoi des Trois Sorciers

Nicolas annereauAjoutée par Nicolas annereau

Cette année à Poudlard est marquée par le retour du Tournoi des Trois Sorciers, ancien tournoi qui opposait régulièrement les apprentis sorciers des diverses écoles de sorcellerie les plus prestigieuses d'Europe. Ce tournoi est assez périlleux, ce qui l'a conduit à être ajourné. Toutefois, cette année, il renait, avec une nouvelle règle : il est réservé aux étudiants majeurs, soit de plus de dix-sept ans. En plus des trois champions habituels, la Coupe de Feu choisit un quatrième champion : Harry lui-même. Celui-ci, bien qu'il jure n'avoir jamais mis son nom dans la Coupe, est contraint d'affronter les trois grandes épreuves : la première tâche qui est de subtiliser un œuf d'or à un dragon, la deuxième tâche qui est de nager sous l'eau pendant une heure pour récupérer un trésor qui lui est cher, en l'occurrence son ami Ron, et la troisième tâche qui est de s'emparer du trophée caché dans un labyrinthe rempli de créatures dangereuses.

En marge du Tournoi, Harry doit faire face à des épreuves plus personnelles. Son amitié avec Ron est mise à rude épreuve quand celui-ci le prend pour un menteur, il n'arrive pas à se départir de sa timidité quand il croise la belle Cho Chang, petite amie de son rival Cedric Diggory. Heureusement, Harry se fait aider par ses amis Hermione, Ron avec qui il se réconcilie après la première tâche, Dobby qui est à présent employé dans les cuisines de Poudlard, Hagrid et par le mystérieux professeur Alastor Maugrey, ancien Auror et professeur du cours de défense contre les forces du Mal. Grâce à ces aides, Harry arrive à attraper le trophée dans le labyrinthe en même temps que Cedric Diggory. Mais le trophée se trouve être un Portoloin qui l'emmène dans le cimetière de Little Hangleton où repose la famille Jedusor. Là, il découvre Peter Pettigrow qui tue Cedric, attache Harry et ressuscite Voldemort avec le sang de Harry, les os de Tom Jedusor Sr., et sa propre chair. Après l'arrivée des Mangemorts, Voldemort se bat en duel avec Harry. Mais un Priori Incantatum se déclenche et Harry peut s'enfuir avec le corps de Cedric. Reste que Voldemort est de retour, et que le ministère de la Magie refuse d'y croire.

Cinquième année : 1995 - 1996[HP5]

HP5D-1883r

Eva-LunaAjoutée par Eva-Luna

La vie devient de plus en plus compliquée à Poudlard. Le ministre de la Magie, Cornelius Fudge, nomme Dolores Ombrage professeur de défense contre les forces du Mal, puis Grande Inquisitrice de Poudlard. Cette dernière, cruelle et bornée, se limite à un enseignement purement théorique de sa matière et refuse de laisser ses élèves pratiquer des sortilèges. Hermione a alors une idée : demander à Harry d'enseigner à la place d'Ombrage. D'abord réticent, Harry devient de manière totalement officieuse professeur de défense contre les forces du Mal dans la Salle sur Demande. Le groupe de volontaires à qui Harry fait classe se donne le nom d'armée de Dumbledore, plus simplement A.D.

Vers la fin de l'année, faisant un rêve qui lui montre que Voldemort a emprisonné Sirius Black, son parrain, au Département des mystères du ministère de la Magie, Harry décide de le secourir avec l'aide de tous ses amis, après s'être débarrassé de Dolores Ombrage.

Arrivés là-bas, les élèves partent à la recherche de Sirius Black à travers le ministère, et trouvent enfin une salle, la salle des prophéties. Harry prend alors connaissance qu'il existe une prophétie le concernant, mais les adeptes de Voldemort, les Mangemorts, débarquent et tentent de lui enlever.

Harry et ses compagnons fuient alors à travers le Département des mystères, mais les Mangemorts les rattrapent bientôt. Ceux-ci se retrouvent cernés par les membres de l'Ordre du Phénix, avec lesquels s'engagent une lutte acharnée. Sirius est tué par Bellatrix Lestrange, sa propre cousine qui est aussi Mangemort, avant qu'elle ne prenne la fuite avec les autres partisans du Seigneur des Ténèbres. Arrivent Dumbledore et Voldemort. Un duel s'engage alors entre les deux plus puissants sorciers de leur temps, que Voldemort abandonnera vite.

Rentrés à Poudlard, les sorciers déplorent la perte de Sirius, qui affecte énormément Harry qui vient de perdre son dernier parent.

Sixième année : 1996 - 1997[HP6]

Harry-GazetteHarry apprend qu'un pont fut détruit par les Mangemorts en lisant La Gazette du sorcier.

Kevin51340Ajoutée par Kevin51340

Le directeur du collège, Albus Dumbledore, vient chercher en personne Harry chez les Dursley. Il veut essayer de forcer Horace Slughorn à reprendre sa place. Celui-ci avait été professeur au temps des Maraudeurs et de James et Lily, les parents de Harry. Il remplacera donc Severus Rogue, qui prendra la place de professeur de défense contre les forces du Mal. Harry récupère le livre de potions de sixième année du Prince de Sang-Mêlé et devient un as en potions. Pendant cette année, Drago Malefoy perd de l'assurance, et un jour, Harry le trouve en pleurs dans les toilettes des filles.

Pas encore remis de la mort de son parrain, Harry trouve un léger réconfort du côté de Remus Lupin, un ami d'enfance de Sirius, James et Lily.

Harry se rend compte de ses sentiments pour Ginny Weasley. Dumbledore lui donne des cours particuliers sur le passé de Voldemort en lui montrant des souvenirs provenant de la mémoire de diverses personnes, à l'aide de la Pensine. Le plus important de ces souvenirs leur révèle alors que Voldemort a créé des Horcruxes, des objets, dans lequel un sorcier cache une partie de son âme qui se sépare de l'autre partie d'âme lors de l'acte maléfique suprême : le meurtre. Harry apprend que deux des sept Horcruxes qu'il aurait créé sont déjà détruits : le journal intime de Tom Jedusor, par lui lors de sa deuxième année, et la bague d'Elvis Marvolo Gaunt, le grand-père maternel de Voldemort, par Dumbledore. C'est ainsi que vers la fin de l'année, Dumbledore l'emmène chercher un Horcruxe mais ensemble, ils découvrent qu'un certain « R.A.B. » l'a déjà pris. Alors qu'ils reviennent à Poudlard, Drago Malefoy s'apprête à tuer Dumbledore, mais n'ayant pas le courage, Severus Rogue le fait à sa place. Après les funérailles d'Albus Dumbledore, son mentor et la dernière figure paternelle qui lui restait, Harry rompt avec Ginny pour la protéger, et s'en va chercher les Horcruxes.

1997 - 1998[HP7]

Harry se retrouve livré à lui-même depuis la mort d'Albus Dumbledore. Heureusement, il reste accompagné de ses amis Ron et Hermione. Harry est donc seul au 4, Privet Drive jusqu'au jour de ses dix-sept ans, date à laquelle le charme qui le protégeait sera rompu. La famille Dursley, après que Dudley a été extrêmement étrange, est mise en sécurité par des membres de l'Ordre du Phénix, et Harry est pris en charge par des membres de l'Ordre ainsi qu'une partie de la famille Weasley. Le groupe décide de se séparer pour qu'ils se retrouvent au Terrier. Malheureusement les Mangemorts ont vent de leur plan et les attaquent. Alastor Maugrey, dit "Fol Œil" meurt dans la bataille, George Weasley perd une oreille et Harry déplore aussi la perte de sa chouette Hedwige à laquelle il tenait beaucoup, celle-ci lui avait été offerte par Rubeus Hagrid lors de sa première année.

Les trois amis décident de ne pas aller à Poudlard et se préparent à partir en quête des Horcruxes de Voldemort. Ils vont vivre de nombreuses aventures qui vont les amener à la bataille de Poudlard et à la réalisation de la prophétie. Durant toute cette année, l'amitié de Ron et de Harry va être mise à rude épreuve et on assiste au rapprochement flagrant de Ron et Hermione. De son côté, Harry souffre de l'absence de Ginny, surtout lorsqu'il apprend qu'avec Neville Londubat et Luna Lovegood, elle tente de faire de la résistance à Poudlard et que les punitions sont désormais infligées par le biais du sortilège Doloris.

Harry finit donc par détruire tous les Horcruxes et, au moment même où il comprend entièrement la nature du lien qui le lie à Voldemort, il arrive à le détruire au terme d'une bataille mémorable. Beaucoup de morts sont à déplorer durant la bataille de Poudlard : Fred Weasley, Nymphadora Tonks, Remus Lupin parmi les plus célèbres. Harry apprend que Severus Rogue était bien du côté de Dumbledore. Il était amoureux de Lily Evans, la mère de Harry, qu'il connaissait depuis sa plus tendre enfance. Après sa mort, il trahit Voldemort pour se mettre au service de Dumbledore et promet de tout faire pour protéger Harry, en mémoire de Lily.

Entre 1998 et 2017

Harry est désormais Auror. Il a intégré le Bureau des Aurors à l'âge de dix-sept ans et en est devenu directeur en 2007. Il profite de l'occasion pour modifier en profondeur le fonctionnement de cette institution.

Harry Potter 2017Harry Potter en 2017.

Ludof32Ajoutée par Ludof32

Harry et Ginny ont trois enfants : James, Albus et Lily. En 2017, ils emmènent James et Albus à King's Cross pour la rentrée à Poudlard. James est déjà à Poudlard depuis quelques années, tandis que le jeune Albus Severus entre en première année. La petite Lily n'est pas encore en âge pour aller à Poudlard. Ils retrouvent Ron et Hermione qui accompagnent leurs enfants Rose et Hugo, ainsi que le fils de Nymphadora Tonks et de Remus Lupin, Teddy, le filleul de Harry. Sur le quai se trouve également Drago Malefoy qui lui aussi emmène son fils, Scorpius, inscrit à Poudlard, ainsi que Victoire, la fille de Bill et de Fleur.

Caractéristiques du personnage

Description physique

Harry ressemble beaucoup à son père, mais il a les yeux verts de sa mère. Il a des cheveux d'un noir de jais qui sont toujours en bataille. On le reconnait aussi à ses lunettes rondes et à sa cicatrice.

Personnalité

Harry ne savait pas très bien s'y prendre avec les filles. Il vit Cho Chang pour la première fois durant sa troisième année. L'année suivante, elle commença vraiment à lui plaire et il lui demanda si elle voulait l'accompagner au bal de Noël, mais elle y allait déjà avec Cedric Diggory. Il y alla alors avec Parvati Patil. L'année suivante, Cho était fort accablée de la mort de Cedric, ce qui la rapprocha un peu de Harry au point qu'ils sortent ensemble à partir de décembre 1995. Mais cela ne fut pas vraiment une relation amoureuse classique, car la tristesse de Cho pensant toujours à Cedric n'aida plus du tout à les rapprocher, bien au contraire. Elle pleurait tout le temps, ce qui commença à agacer Harry, qui ne comprenait pas. Leur sortie à Pré-au-Lard le jour de la Saint-Valentin fut d'ailleurs "un fiasco total" . Leur relation s'améliora un petit peu par la suite, mais la trahison de Marietta fut la goutte d'eau, et ce fut finit au printemps 1996. L'année suivante, Harry commença à éprouver des sentiments pour Ginny Weasley, sentiments qu'elle éprouvait au départ pour lui. Ce fut une lutte intérieure assez forte : retourna maintes fois l'idée dans son esprit, notamment au sujet de l'amitié de Ron, puis sortit avec elle devant toute la salle commune de Gryffondor, au printemps 1997 . Ils passèrent de bons moments ensemble, mais après la mort de Dumbledore, Harry souhaita que leur relation s'arrête là, ce dernier ayant trop de responsabilités et l'avenir étant trop incertain. Cela pouvait mettre par exemple Ginny en danger. Ayant tous deux survécu à la bataille finale contre Voldemort et les Mangemorts, Harry et Ginny finirent par se marier et eurent trois enfants : James, Albus et Lily.

Compétences

Anecdotes

Secrets du tournage

Au départ, il était prévu que l'acteur porte des lentilles de contact de couleur verte. Après les premiers essais, l'équipe dut se résoudre à abandonner cette option. En effet, ils constatèrent que Daniel Radcliffe était allergique aux produits nettoyants pour les lentilles.

Apparitions

Harry Potter - Chocogrenouille HP3Carte de Chocogrenouille de Harry Potter.

Famini71Ajoutée par Famini71

Voir aussi

Notes

  1.  Angl.  The boy who lived )  Réf.  Le survivant )
  2.  Angl.  The chosen one )  Réf.  Dernières volontés et mauvaise volonté )
  3.  Angl.  Undesirable No. 1 )  Réf.  Le départ des Dursley )
  4.  Réf.  Le survivant )
  5.  Angl.  Scarhead )  Réf.  Le Cognard fou )
  6.  Angl.  Potty wee Potter )  Réf.  Le club de duel )
  7.  Angl.  Potty )  Réf.  Le pire souvenir de Rogue )
  8.  Réf.  Le Polynectar )
  9.  Angl.  Oh Potter you rotter )  Réf.  Un journal très intime )
  10.  Réf.  Les malheurs de Mrs Weasley )
  11.  Réf.  Le professeur Ombrage )
  12.  Réf.  Décret d'éducation numéro vingt-quatre )
  13.  Réf.  Le Serment Inviolable )
  14.  Angl.  The Chosen Captain )  Réf.  Des elfes sur les talons )
  15.  Angl.  the Boy Who Scored )  Réf.  Des elfes sur les talons )
  16.  Réf.  Après l'enterrement )
  17.  Angl.  I've-Faced-Worse )  Réf.  La revanche du gobelin )
  18.  Angl.  The man with the lightning scar )  Réf.  Les Reliques de la Mort )
  19.  Réf.  Sous la trappe )
  20. (avec le Polynectar)  Réf.  Le Polynectar )
  21.  Réf.  Le Magicobus )
  22.  Réf.  Le mariage )
  23. (avec le Polynectar)  Réf.  La magie est puissance )
  24.  Réf.  Le manoir des Malefoy )
PromoHP7 Harry Potter HarryPotter
Harry Potter
Informations biographiques
Sexe

Homme

Yeux

Verts

Cheveux

Noirs

Naissance

31 juillet 1980

Famille
Sang

Sang-Mêlé

Surnom(s)
Baguette

Houx, plume de phénix, 27,5 cm, facile à manier, très souple

Epouvantard

Détraqueur (qui personnifie la peur elle-même)

Patronus

Cerf

Métier
Affiliation
Coulisses
Première apparition

Harry Potter à l'école des sorciers, Le survivant

Dernière apparition

Harry Potter et les Reliques de la Mort, Dix-neuf ans plus tard

Interprète
Doubleur VF

Kelyan Blanc

Galerie

  Galerie  Harry Potter

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 15:43

Le Conte des trois frères

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Le Conte des trois frères

Le Conte des trois frères  Angl.  The Tale of the Three Brothers ) est un conte de Beedle le Barde.

HistoireModifier

Le conte raconte l'histoire de trois frères qui arrivèrent au bord d'une rivière trop profonde et dangereuse à traverser. Heureusement, puisqu'ils étaient doués du pouvoir de la magie, ils firent apparaître un pont. Au milieu du pont, ils rencontrèrent une figure voilée, la Mort elle-même. La Mort était en colère que ces hommes puissent traverser sans périr, alors que d'autres courageux étaient tous morts noyés dans les eaux de la rivière. Elle imagina alors un plan machiavélique pour rétablir ce qui lui semblait juste et fit semblant d'être heureuse qu'ils aient survécu, et le leur prouva en leur offrant un cadeau à chacun.

Le plus vieux des frères, combatif, demanda une baguette si puissante, qu'elle ne pourrait jamais perdre, baguette que l'homme méritait pour avoir vaincu la Mort. Alors, la Mort prit une branche d'un sureau et lui tailla la Baguette de Sureau. Le second frère, arrogant, et voulant humilier la Mort encore plus, lui demande le pouvoir de ramener les morts à la vie. La Mort prit donc une pierre près de la rivière, la lui remit, et affirma qu'il était maintenant en possession de la Pierre de Résurrection. Le plus jeune, humble et rusé, ne faisait aucunement confiance à la Mort, lui demanda un objet qui lui permettrait de se déplacer sans être vu par la Mort. La Mort lui donna donc à contre-cœur sa Cape d'Invisibilité. Après, elle s'en alla, et les frères continuèrent leur chemin.

Avec le temps, ils se séparèrent pour vivre chacun leur vie. Le plus vieux des frères provoqua de nombreux duels, qu'il ne perdit jamais. Mais, pour son malheur, il affirma partout bien haut que son pouvoir lui venait de sa baguette imbattable donnée par la mort elle-même. Fort de cette publicité, une nuit, un sorcier jaloux lui vola la baguette de l'ancien et lui trancha la gorge dans son sommeil. C'est ainsi que la Mort s'abattit sur le premier frère.

Le second frère vivait seul dans sa maison. Il tourna la pierre trois fois dans ses mains et la femme qui lui était destinée, mais décédée avant le mariage, apparut. Malheureusement, elle appartenait toujours au royaume des morts et elle ne fut qu'une âme en peine dans notre monde. Devenu fou de douleur, le deuxième frère se suicida pour la rejoindre. La Mort s'abattit alors sur le deuxième frère.

La Mort chercha longtemps le plus jeune frère, sans jamais le retrouver. Ce n'est qu'au crépuscule de sa vie, alors qu'il légua sa cape à son fils, que le plus jeune frère salua la Mort comme une amie, et qu'il l'accompagna en son royaume.

ApparitionsModifier

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 15:40

Le Sorcier au cœur velu

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Le Sorcier au cœur velu

Le Sorcier au cœur velu  Angl.  The Warlock's Hairy Heart ) est un conte de Beedle le Barde.

HistoireModifier

L'histoire parle d'un jeune sorcier beau, riche et talentueux qui trouvait que ses amis devenaient sots quand ils tombaient amoureux. Il décida donc de s'arracher le cœur et de le sceller. Plus tard, il décida de trouver une épouse, non pas par amour mais par orgueil, après avoir entendu ses serviteurs rire de lui. Il fixa son attention sur une jeune sorcière aux dons prodigieux et d'une grande beauté. Il organisa un festin en l'honneur de la jeune fille. Comme elle ne croyait pas qu'il avait un cœur, il lui montra donc son organe, qui était devenu velu. Elle le supplia de le remettre dans sa poitrine, ce qu'il fit. Tout de suite après, il distingua la beauté de la jeune fille mais le cœur était devenu étrange et le sorcier ne supportait pas d'avoir cette chose desséchée en lui. Il essaya de se l'arracher pour l'échanger contre celui de la jeune fille qu'il avait poignardée, mais le cœur refusait de sortir. Il mourut avec la jeune femme, la poitrine ensanglantée.

Babbitty Lapina et la souche qui gloussait

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Babbitty Lapina et la souche qui gloussait

Babbitty Lapina et la souche qui gloussait[1]  Angl.  Babbitty Rabbitty and her Cackling Stump ) est un conte de Beedle le Barde.

AnecdotesModifier

ApparitionsModifier

NotesModifier

  1. Le titre de cet article dispose de plusieurs traductions officielles.
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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 15:38

Le Sorcier et la marmite sauteuse

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Le Sorcier et la marmite sauteuse

Le Sorcier et la marmite sauteuse  Angl.  The Wizard and the Hopping Pot ) est un conte de Beedle le Barde.

HistoireModifier

L'histoire parle d'un sorcier bon et charitable qui aidait tous les gens se présentant à lui grâce à un chaudron, qu'il prétendait être une marmite magique. Après son décès, son fils, loin de la sagesse de son père, refusa d'aider quiconque. La marmite se mit alors à sautiller sur un pied et d'autres symptômes, provenant des victimes moldues que le fils n'avait pas aidé, apparurent sur la marmite. Cette dernière, faisant un brouhaha infernal, incita le fils à aider les gens qui étaient venu le voir. Il sortit dans la rue et jeta des sorts par-ci par-là vers les maisons des malades et les guérit, ce qui rendit normale la marmite mis à part le pied qui restait. Le fils enveloppa le pied dans une pantoufle que son père lui avait léguée et finit par apporter l'aide souhaitée à quiconque se présenterait à lui.

AnecdotesModifier

Beatrix Bloxam reprend ce conte en enlevant tout ce qui avait trait à la mort, à la maladie, aux effusions de sang, à la magie malfaisante, aux personnages morbides et aux épanchements corporels. Comme tous ses autres contes, sa version est détestée par les générations d'enfants sorciers.

La Fontaine de la Bonne Fortune

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La Fontaine de la Bonne Fortune

La Fontaine de la Bonne Fortune  Angl.  The Fountain of Fair Fortune ) est un conte de Beedle le Barde.

HistoireModifier

Dans un jardin enchanté entouré de grands murs et protégé par de puissants sortilèges jaillit une fontaine. Une fois par an, un seul et unique malheureux peut tenter d'atteindre la fontaine afin de se baigner dans ses eaux et de recevoir à tout jamais la Bonne Fortune. Des centaines de personnes, de toute condition, viennent le jour dit en espérant être celui qui parviendrait à entrer dans le jardin.

Trois sorcières se rencontrent. La première se nomme Asha, est affectée d'une maladie qu'aucun guérisseur ne peut soulager et espère recouvrer la santé. La deuxième se nomme Altheda, a été volée par un sorcier malfaisant et espère sortir de la pauvreté. La troisième se nomme Amata, a été abandonnée par son bien-aimé et espère apaiser son chagrin. Les trois sorcières décident de s'allier.

Au premier rayon de soleil, une plante grimpante s'enroule autour d'Asha. Elle attrape le poignet d'Altheda, qui saisit à tour la robe d'Amata. Mais Amata se prend dans l'armure d'un chevalier moldu, Sir Sanchance. Les quatre se retrouvent dans le jardin.

Comme une seule personne peut se baigner, les deux premières sorcières sont en colère contre la troisième qui a amené accidentellement un concurrent avec elles. Sir Sanchance prend conscience qu'il a affaire à des sorcières et déclare son intention de se retirer, mais Amata lui demande de les aider à atteindre la fontaine.

Le groupe est confronté à trois obstacles. Tout d'abord ils rencontrent un ver qui les invite à payer avec la preuve de leur douleur. Après plusieurs essais infructueux, Asha est désespérée et se met à pleurer. Le ver s'abreuve des larmes et les laisse passer. Ensuite ils sont confrontés à une pente raide qui les invite à payer avec le fruit de leur labeur. Après plusieurs heures d'escalade où ils n'avancent pas d'un pas, Altheda, qui marche plus vite, s'essuie le front. Les gouttes de sueur tombent sur le sol et ils peuvent enfin passer. Enfin, ils font face à un cours d'eau qui les invite à payer avec le trésor de leur passé. Amata comprend la première et arrache les souvenirs avec son bien-aimé et les laisse tomber dans l'eau. Des pierres émergent et ils peuvent traverser.

Ils arrivent enfin à la fontaine et il leur faut choisir qui va se baigner. À ce moment, Asha, épuisée par les efforts, s'effondre sur le sol. Altheda cueille les herbes près de la fontaine et prépare une potion qu'elle verse dans la bouche d'Asha. Asha est guérie et déclare qu'elle n'a plus besoin de la fontaine. Altheda pense pouvoir faire fortune avec les herbes et déclare qu'elle n'a plus besoin de la fontaine. Amata a vu emporter tous ses regrets par le cours d'eau et déclare que Sir Sanchance devrait se baigner dans la fontaine. Après s'être baigné, étourdi par sa chance, le chevalier demande à Amata de lui accorder sa main et son cœur.

Les trois sorcières et le chevalier eurent une longue vie de bonheur et aucun d'eux ne soupçonna que les eaux de la fontaine ne recélaient aucun enchantement.

ApparitionsModifier

 

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