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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:40

 

Vishnou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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Vishnou (en sanskrit विष्णु / Viṣṇu, en tamoul, விஷ்ணு / ), également appelé Hari, est le deuxième dieu de la trimourti (également appelée la « trinité hindoue »), avec Brahma et Shiva. La trimourti incarne le cycle de manifestation, conservation et dissolution de l'univers dont Brahma est le créateur, Vishnou le protecteur et Shiva le destructeur.

Vishnou est généralement représenté assis ou se reposant sur un lotus. Sa parèdre est Lakshmi, la déesse de la richesse et de la bonne fortune, sa monture Garuda, l'aigle.

Les attributs de la divinité ou mûrti[modifier]

  • La conque (shanka) est le symbole de la création, elle vient de l'Océan primordial, sa spirale interne exprime l'expansion, le son qu'elle produit et l'image du son primordial.
  • Le disque Sudarshana - agréable à regarder - comporte six rayons comme les six pétales de la fleur de lotus. Il symbolise la puissance de l'esprit, et une chakra.
  • Le lotus (padma) symbolise le déploiement de la création, mais aussi la pureté et la vérité.
  • L'arc (Pianaka ou Ajagava) , l'instrument qui lance des sondes d'intuition au sein de l'illusion.
  • Les flèches et le carquois, le pouvoir des sens et la réserve du pouvoir d'agir.
  • La massue (Gada) , le pouvoir de la connaissance dont dérive tous les autres, physiques ou mentaux; c'est aussi le fléau de Vishnu qui, menacant, rappelle qu'il faut suivre le chemin de la spiritualité, et non celui de l'attrait matériel.
  • Le joyau Trésor-de-l'Océan ou Kausthubha, qui brille à la poitrine du dieu, la conscience universelle composée des consciences de tous les êtres.
Statue de Vishnou, avec la massue, le disque, la conque et le lotus
  • La touffe de poils Cher-à-la-fortune ou Shrî-vasta, situé au-dessus du sein gauche du dieu, représente tout ce dont jouit la conscience.
  • La Guirlande-de-la-forêt ou vana-mâlâ est l'image de Mâyâ, l'illusion.
  • Les deux boucles d'oreilles qui représentent les deux chemins de connaissance, sânkhya, intellectuelle et yoga, intuitive. Elles ont la forme de Makara, un monstre marin.
  • Les bracelets qui symbolisent les trois buts de la vie : la perfection de soi, le succès, le plaisir.
  • La couronne, la réalité inconnaissable.
  • Le voile jaune ou pîtâmbara porté autour de la taille représente les Vedas.
  • Le cordon sacré, composé de trois brins, les trois lettres de la syllabe AUM.
  • Le char, le mental est son pouvoir d'action sur le monde.
  • La couleur sombre, couleur de l'Immanence, de la substance de l'espace.
  • Le chasse-mouches, symbole du dharma
  • L'éventail représente le sacrifice, il sert à attiser les flammes.
  • Le fanion
  • Le parasol, symbole de la royauté du dieu, sa hampe est l'axe du monde, le mont Meru.
  • L'épée et le fourreau, le savoir et le non-savoir qui le recouvre
  • L'oiseau Garuda
  • Le serpent Vestige ou Shesha Nâga, celui sur lequel repose le dieu lorsqu'il dort attendant la création.

Vishnou adopte dix formes différentes pour sauver des personnes de la mort (dans l'eau par exemple, il choisit kurma la tortue)

  • L'or, représente la richesse et la fortune, quelque chose que Vishnou n'a jamais utilisé

Avatars[modifier]

Porte de temple décrivant les 10 avatars de Vishnou à Goa.

Selon la tradition, Vishnou s'incarne régulièrement, lorsque le monde est menacé par le chaos. Ses plus célèbres incarnations (avatars) sur Terre sont Rāma et Krishna. La Bhagavad-Gita évoque dix avatars :

  1. Matsya, le poisson
  2. Kurma, la tortue
  3. Varâha, le sanglier
  4. Narasimha, l'homme-lion (Nara = homme, simha = lion)
  5. Vamana, le nain
  6. Parashurama
  7. Râma
  8. Krishna (signification « obscurité » ou « noir »)
  9. Siddhartha Gautama, Bouddha (quelques versions considèrent que Balarâma est le neuvième avatar). L'intégration de Bouddha dans le panthéon hindou est apparue assez tardivement, probablement au VIIIe siècle comme une expression de la contre-réforme brahmanique au bouddhisme, entamée au IIe siècle av. J.-C..
  10. Kalkî (« temps ») est une figure apocalyptique. C'est irrémédiablement l'incarnation « à venir ».

Il est difficile de dater précisément l'origine du culte de Vishnou. Dans les Védas, Vishnou n'est encore qu'une divinité mineure, associée à Indra, alors que Varuna, Mitra et Aryaman sont les premières divinités majeures auxquelles succéderont Vayu, Agni et Surya. C'est plus tard dans l'histoire hindoue qu'il est devenu un membre de la trimurti et l'une des divinités les plus importantes de cette religion.

Vishnou est le dieu principal du vaishnava. Chaitanya y est considéré comme avatar de Vishnou en tant qu'incarnation de Krishna.

Autres aspects de la divinité[modifier]

La Terre, Bhūmi ou Bhû Devi, est également parfois considérée comme son épouse. Vishnou la sauva en effet des eaux sous son avatar de Varâha. Ses liens matrimoniaux lient le dieu à la royauté, la Terre (Bhūmi) et la fortune (Lakshmi) étant les deux principes attachés au roi. En effet, un des termes pour désigner le roi en sanskrit est bhūpati, ce qui peut signifier « maître » ou « époux » de la Terre, le terme pati étant ambivalent. La mitre dont il est coiffé confirme cette fonction royale et démontre que dans l'hindouisme post-védique, même si Indra possède toujours le titre de roi des dieux, c'est de fait Vishnou qui opère vraiment cette fonction. Cette prééminence est d'ailleurs confirmée par de nombreux mythes où Vishnou ou un de ses avatars hu

Vishnou
Caractéristiques
Autre(s) nom(s) Venkateswara
Perumale
Narayana
Srinivasa
Pourouchottama
Hari
Monture Garuda
Famille
Premier conjoint Lakshmi
Deuxième conjoint Bhû Devî

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:38

Divinités du Sanatana Dharma

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Brahma, Vishnu et Shiva, temple de Hoysaleswara

Le concept de Dieu dans la tradition védique de l’Inde et ultérieurement dans le Sanatana Dharma (सनातन धर्म) (ou Hindouisme) a deux caractéristiques spécifiques :

  • La première est l’aspect absolu, non manifesté de Dieu : Le Brahman. Il est le substrat de l’univers. Cet aspect est également désigné sous le nom de Ishvara.
  • La seconde est ses aspects manifestés et personnifiés. Le Brahman apparaît à ses adorateurs sous la forme qu’ils vénèrent[1]. Selon cette conception, Dieu choisit également de s’incarner parmi les humains selon les nécessités, pour les guider ou pour restaurer un équilibre perdu (dans ce second cas, il ne peut s’agir que d’une incarnation de Vishnu). Une telle incarnation peut être plénière (Purnavatara) ou partielle (Amshavatara), voire une incarnation temporaire de ses pouvoirs à travers un individu (Aveshavatara). Le terme générique utilisé, même en Occident, est "Avatar"

Ces formes diverses sont cependant comprises comme étant des facettes de la nature éternelle et non manifestée de la divinité ("ekam sat viprah bahudha vadanti" la vérité est une, les sages lui donnent des noms différents)[2]. C’est pourquoi chacune des divinités est vénérée comme « le très haut », Ishvara, le souverain de l’univers, celui qui est au-delà de toutes ses manifestations.

Multiples incarnations de Vishnu

Le panthéon[modifier]

La Trinité (Trimûrti)[modifier]

Brahma (processus de création : Shrishti)

Ganesh

Vishnu (processus de maintien : Sthiti)

Shiva (processus de dissolution : Pralaya)

Et leurs trois parèdres respectives (ou Shakti) :

Sarasvati, Lakshmi et Parvati, qui sont leurs énergies personnifiées (ou pouvoir organisateur).

Les divinités mineures[modifier]

Créations ou procréations de la trinité, entre autres :

Ganesha

Subrahmanya

Kumara

Les neuf planètes (Navagraha)

Les protecteurs du monde (Lopakala)[modifier]

Appelés aussi protecteurs des points cardinaux (Dikpala). Ce sont Indra, Varuna, Agni, les anciens dieux védiques relégués avec le Brahmanisme et l’hindouisme au rang d’assistants du pouvoir dans le plan cosmique. Ces assistants peuvent avoir été des êtres humains qui, ayant acquis un niveau d’élévation spirituelle extraordinaire, occupent ces « postes » au cycle suivant de la création (Yuga). Vishnu (un des 12 Aditya) et Rudra (Shiva) sont des dieux védiques qui ont accédé au rang de la trinité lors des développements ultérieurs de l'hindouisme.

Les incarnations de la Trinité[modifier]

Les incarnations de la Trinité (Avatara) sont très nombreuses. On peut cependant nommer les plus populaires :

Brahma est Hiranyagarbha, Prajapati, Vidhi, Lokesha, Dhatri et Vishvakarma

Vishnu est Narayana, Rama, Krishna (un Purnavatara voir définition de l'introduction), Kalki (Avatar à venir), le Buddha est parfois considéré comme une incarnation de Vishnu.

Shiva est Mahesh, Nataraja, Rudra, Bhairava, Dakshinamurti, Kameshvara

Sarasvati est Brahmi, Sarada, Vagishwari

Lakshmi est Sita, Rukmini, Padma

Paravati est Kâlî, Annapûrnâ, Lalita, Durga, Santosh

Les attributs des divinités et leur symbolique[modifier]

Tenus ou portés par les divinités, les attributs symbolisent une vertu, un pouvoir ou un domaine d’influence. Les quatre bras représentent l’omniprésence et l’omnipotence (comme la capacité d’accès aux quatre points cardinaux en même temps), la main droite étant traditionnellement dédiée aux activités pures, elle révèle l’importance d’un attribut sur d’autres portés par d’autres mains ou ailleurs sur le corps. Quelques-uns des attributs courants :

  • Trishula (le trident) : attribut du souverain suprême.
Trident de Shiva
  • Akshamala (le rosaire) : les sciences spirituelles.
  • Pasha (le nœud coulant ou le lasso) : l’attachement.
  • Pinaka ou Ajagava (l’arc) : l’ego, le mental. Les flèches représentent les organes des cinq sens, propulsés par l’arc.
  • Damaru (le petit tambour) : les sons primordiaux.
  • Pustaka (le livre) : la science profane.
  • Ankusha (le crochet) : la colère.
  • Sri Phalam (la noix de coco) : les trois niveaux de la Création (matériel, la chair, Céleste, le lait, et transcendantal, l’espace vide au cœur du fruit).
  • Darpana (le miroir) : la création tout entière est un reflet de la forme cosmique.
  • Khadga (l’épée) : la connaissance au fil tranchant, la sagesse. Le fourreau de l’épée, représente l’ignorance.
  • Khatvanga (la baguette magique) : les pouvoirs, les sciences occultes.
  • Kapala (le crâne qui sert de coupe à Shiva) : le pouvoir de destruction
  • Chakra (le disque) : l’esprit cosmique ou les cycles de la création.
  • Gada (la massue) : Mahat, l’intelligence cosmique.
  • Shanka (la conque) : les cinq éléments.
  • Padma (le lotus) : le monde en évolution
  • Agni (le feu) : le pouvoir de destruction.

Le croissant lunaire de Shiva représente le temps.

Les animaux ou montures des divinités et leur symbolique[modifier]

Garuda

Le Cygne (Hamsa) : pureté, sagesse, discernement (de par sa capacité légendaire à pouvoir séparer le lait de l’eau).

L’aigle Garuda : la connaissance qui, sur ses ailes, descend des mondes Célestes.

Le taureau Nandi : la sexualité, les sens, le fait de le chevaucher indique la maîtrise des sens.

Le lion (Simha) : seigneur des animaux, mais représente aussi l’avidité pour la nourriture (les plaisirs en général). Le chevaucher signifie alors la maîtrise de ces pulsions.

Les inclassables[modifier]

  • Le Gange (Gangâ), élevé au rang de divinité.
  • Les Asura qui sont également des démons.
  • Les Gopi, gardiennes de vaches entièrement dévouées à Krishna.

Les trois formes d’adoration des divinités[modifier]

Sri Yantra

Il existe trois formes d’adoration de la divinité :

Murti : la forme tri-dimensionnelle (icône), qui peut être une sculpture ou une image.

Yantra : la forme géométrique en deux dimensions

Mantra : la forme sonore.

Bibliographie[modifier]

  • Les divinités hindoues et leurs demeures Harshananda Swami éd.DERVY
  • Mythes et Dieux de L'Inde, le polythéisme hindou, Alain Daniélou, ed. Champ-Flammarion, 1994.
  • Dieux et déesses de l'Inde de Stéphane Guillerme, ed. Almora.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:36

Siddhartha Gautama dans l'hindouisme

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Miniatures de Jaipur représentant les dix avatars de Vishnou : Gautama Bouddha est en bas, au centre.

L'hindouisme a intégré dans son panthéon de divinités Siddhārtha Gautama qui est considéré comme un Avatar de Vishnou. Dans les Puranas, il est le vingt-quatrième des vingt-cinq avatars, préfigurant une prochaine incarnation finale[1]. Un certain nombre de traditions hindoues parle de Gautama Bouddha comme du plus récent des dix avatars principaux, connus sous le nom de Daçavatar (Dix Incarnations de Dieu).

Statut de Gautama Bouddha dans l'hindouisme[modifier]

Vishnou incarné en Bouddha

Dans la section Dasavatara-stotra de son Gita Govinda, le célèbre poète vaïshnava Jayadeva Goswami (XIIIe siècle ap J.-C.) inclut Gautama Bouddha parmi les dix avatars principaux de Vishnou, et lui écrit une louange comme suit :

« Ô Késhava ! Ô Seigneur de l'univers ! Ô Seigneur Hari, qui a pris la forme de Bouddha ! Toute la splendeur vous appartient ! Ô Bouddha au cœur compatissant, vous dénoncez l'abattage des pauvres animaux exécutés lors des rituels[2]. »

Ce point de vue qui considère Gautama Bouddha comme avatar de Vishnou a principalement promu la non-violence (ahimsa), et reste une croyance populaire parmi un certain nombre d'organisations vaishnava modernes, y compris ISKCON[3]

Dans l'hindouisme, on adore très facilement des avatars populaires tels Rama ou Krishna comme Dieu Suprême, mais il est beaucoup moins commun de trouver Gautama Bouddha (avatar) adoré par les hindous de la même manière. Néanmoins, il est reconnu par les hindous comme incarnation (« avatar » en sanskrit) de Vishnou de plein droit, et en conséquence respecté en tant que tel : les hindous reconnaissent qu'il est la dernière des plus significatives incarnations du Seigneur Vishnou, et qu'on lui doit la fin des sacrifices d'animaux en Inde.

D'après le Bhagavad Purana, « Vishnou prit la forme de Bouddha pour tromper les asuras. En conseillant aux démons d'abandonner les Védas, il contribua à diminuer leur pouvoir et à rétablir la suprématie des dieux »[4].

Références

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:35

Vajradhara

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vajradhara-Ling.
Statue Vajradhāra, XVIIIe siècle, Chine

Vajradhara (sanskrit : वज्रधार Vajradhāra, tibétain : རྡོ་རྗེ་འཆང་། rdo rje 'chang (Dorje Chang); chinois : 多杰羌佛; javanais : Kabajradharan; japonais : 執金剛神; anglais : Diamond-holder) est le Bouddha primordial ou Adi Bouddha, selon les écoles Gelug et Kagyu du bouddhisme tibétain.

Vajradhara a remplacé Samantabhadra qui reste le « Bouddha Primordial » dans l'école Nyingma, ou l'Ecole Ancienne et l'école Sakya. Cependant les deux sont métaphysiquement équivalent. Atteindre l'état de vajradhara est synonyme d'une réalisation complète.

Selon l'école Kagyu, Vajradhara, le bouddha primordial, est le dharmakaya bouddha, sa couleur bleu sombre, exprimant la quintessence de la bouddahité elle-même et représentant l'essence de la réalisation du Bouddha historique[1].

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:34

 

Samantabhadra

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Bodhisattva Samantabhadra

Samantabhadra désigne soit le bodhisattva contemporain de Gautama Shākyamuni, d'une importance particulière dans les écoles Tiantai et Huayan, soit l'Adibouddha ou Bouddha primordial du Vajrayāna, le bouddhisme tantrique. Ce grand bodhisattva est connu sous le nom de Puxian pusa (Pǔxián púsà 普賢菩薩) en chinois, Fugen en japonais et Phổ Hiền Bồ Tát en vietnamien ; l'Ādi Bouddha se nomme Kun-tu bzang-po en tibétain et Qamugha Sain en mongol. Son nom sanskrit d'origine peut signifier "tout-excellent", "tout-auspicieux" ou "tout-vertueux", ou encore «Excellence universelle»[1].

Samantabhadra est aussi, avec Nādaprada, un nom moins connu de Nāropa, le yogi bengali dont Marpa transmit les enseignements au Tibet.

Le grand bodhisattva[modifier]

Le grand bodhisattva Samantabhadra, comme le prince du dharma Mañjuśrī, joue un rôle de premier plan dans le monde du bouddha primordial (dharmakāya) Vairocana, symbole de la plénitude de la vérité ultime et de la perfection de la sagesse immense, décrit dans le Sūtra Avatamsaka, texte canonique de l'école Huayan. Samantabhadra et Mañjuśrī y ont la préséance sur les autres bodhisattvas en tant que « fils du Bouddha»; Samantabhadra, placé à sa droite, représente le principe (lǐ 理) ou la pratique (xíng 行), tandis que Mañjuśrī à sa gauche représente la sagesse ou l’intelligence (zhì 智). Cette triade est connue et vénérée sous le nom des « Trois saints de Huayan » (Huáyán sānshèng 華嚴三聖).

Samantabhadra est également important pour les courants basés sur le Sūtra du lotus, comme Tiantai en Chine, Tendai et Nichiren au Japon.

Il est par ailleurs connu en Chine comme l’un des quatre grands bodhisattvas qui représentent les quatre conditions nécessaires pour devenir bodhisattva : la pratique (Samantabhadra), la sagesse (Mañjuśrī), la compassion (Avalokiteśvara) et le vœu (Ksitigarbha). Le mont Emei(Éméishān 峨嵋山)situé dans la province du Sichuan lui est consacré. Son premier temple y fut construit après l’installation en 399 du moine Huìchí (慧持) venu du mont Lu. L’empereur Taizong des Song y fit dresser une statue de bronze de Puxian.

Il a également un rôle protecteur basé sur la promesse faite dans le Sūtra Shurangama de venir instantanément au secours de ceux qui l’appellent, quelle que soit la distance.

Une croyance populaire chinoise fait se réincarner Mañjuśrī et Samantabhadra dans deux orphelins élevés dans un monastère, qui seraient devenus les célèbres moines et amis Hanshan (Hánshān 寒山) et Shide (Shídé 拾得).

Dans l’iconographie, il est le plus souvent représenté montant sur un éléphant blanc à six défenses, symbole de fermeté, dont chaque pied repose sur un lotus; il peut être opposé à Mañjuśrī chevauchant un tigre bleu, symbole d’intelligence. On lui donne parfois une apparence féminine.

Les dix grands vœux[modifier]

Selon le Sūtra Avatamsaka, le grand bodhisattva Samantabhadra a prononcé dix grands vœux royaux (Shídàyuànwáng 十大願王), proposés aux fidèles comme voie de développement spirituel :

(1) Rendre hommage à tous les bouddhas (Lǐjìng zhūfó 禮敬諸佛)

(2) Adresser des louanges aux tathāgatas (Chēngzàn rúlái 稱贊如來)

(3) Pratiquer abondamment des offrandes (Guǎngxiū gòngyǎng 廣修供養)

(4) Se repentir des péchés karmiques (Chànhuǐ yèzhàng 懺悔業障)

(5) Se réjouir des mérites d’autrui (Suíxǐ gōngdé 隨喜功德)

(6) Prier le bouddha de prêcher le dharma (Qǐngzhuàn fǎlún 請轉法輪)

(7) Prier le bouddha de rester dans ce monde (Qǐngfó zhùshì 請佛住世)

(8) Suivre constamment ses enseignements (Chángsuífóxué 常隨佛學)

(9) Vivre en bonne harmonie avec toutes les créatures (Héngshùn zhòngshēng 恒順眾生)

(10) Étendre universellement le bénéfice des mérites (Pǔjiē huíxiàng 普皆迴向).

La tradition chinoise y a ajouté dix exercices de patience.

Le Bouddha primordial[modifier]

Dans le bouddhisme du Vajrayāna, dont le Shingon japonais et le tantrisme tibétain Nyingmapa, Samantabhadra occupe la place centrale: il est lui-même Vairocana, le Bouddha primordial, c'est-à-dire qu'à l'origine il reconnut immédiatement sa propre nature dans les manifestations de rigpa, la créativité de l'essence primordiale. Il est alors représenté nu, de couleur bleue, sans parures, pour signifier la vacuité essentielle, exécutant le mudrā de méditation. On le voit souvent en yab-yum, c'est-à-dire enlaçant sa parèdre Samantabhadrī, blanche.

Les écoles tibétaines de la nouvelle traduction (Sarmapa), principalement Sakyapa, Kagyupa et Gelugpa, ont comme bouddha primordial un autre bouddha nommé Vajradhara, "Détenteur du diamant-foudre", qui est aussi bleu ou bleu-nuit, mais paré de plusieurs ornements, tenant le Vajra et la cloche symbolisant l'union des moyens habiles (upāya) et de la sagesse de la vacuité(prajñā). Il représente alors le bouddha primordial sous sa forme de Sambhogakāya.

Certaines écoles Yogācāra le considèrent comme l'inventeur du yoga en lieu et place de Vairocana. Il occupe un rôle central pour les pratiquants de la méditation extatique japonaise hokkesammai.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:33

Vairocana

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Page d'aide sur les redirections Pour le nom honorifique donné au traducteur tibétain, voir Vairotsana.
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:23

 

Akshobhya

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Akshobhya au centre d'un thangka tibétain de la fin du XIIIe siècle, Honolulu Academy of Arts

Akshobhya (sanskrit : Akṣobhya, impassible, inébranlable; chinois: Achùfó 阿閦佛, Búdòng rúlái 不動如來, japonais : Ashuku nyorai 阿閦如来) est l'un des cinq bouddhas de sagesse du Vajrayana, adibouddha de la famille du vajra. Sur les mandalas des cinq bouddhas, il est placé à l’Est. Il règne sur le paradis oriental de la terre pure Abhirati, moins connu que le paradis occidental d’Amitābha. Il transforme la colère en sagesse permettant de voir les choses comme elles sont, sans être déformées par l'émotion, à la façon dont un miroir les reflète sans en être affecté. Sa couleur est le bleu, couleur de l'eau et des miroirs. Sa parèdre (shakti) est Locana. Le bodhisattva Vajrapani et le roi-gardien Acala lui sont liés, et parfois considérés comme ses émanations. Sa monture est l'éléphant, symbole d’indestructibilité et de détermination.

Il est représenté faisant de la main droite le mudra bhūmisparsha (toucher de la terre), marquant sa détermination inébranlable de se diriger vers l’illumination, et tenant un vajra dans la main gauche.

Il apparaît pour la première fois dans le Soutra de la terre du tathāgata Akshobhya (sk. Akṣobhyatathāgatasyavyūha ; ch. Achufoguojing 阿閦佛國經), l’un des textes de la Terre pure, traduit du sanskrit en chinois au milieu du IIe siècle par Lokaksema. Sa légende fait miroir à celle d’Amitābha : un moine avait fait vœu de méditer dans la Terre pure orientale en restant impassible face à tout ce qui pourrait provoquer chez les autres créatures de la colère ou du mépris. Ayant réussi, il devint le bouddha régnant sur ce paradis.

Cette section doit être recyclée. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.

Le mantra[modifier]

NAMO RATNA TRAYAYA OM KAMKANI KAMKANI ROTSANI ROTSANI TROTRANI TROTRANI TRASANI TRASANI PRATIHANA PRATIHANA SARWA KARMA PARAM PARA NI ME SARWA SATTVA NANTSA SOHA.

La récitation de ce mantra est considéré comme très puissante puisqu'il purifie tous les karmas négatifs, notamment ceux créés par les cinq crimes haineux, les critiques formulées à l'encontre des aryas ou encore l'abandon du Dharma. Il évite les renaissances dans les mondes inférieurs. Pour les êtres déjà morts, la récitation de ce mantra à leur intention les délivrent instantanément des mondes inférieurs.

Initiation[modifier]

Le 17 octobre 2003, le Dalaï Lama a transmis l'initiation à la pratique du Bouddha Akshobhya à plus de quinze mille personnes réunis au palais omnisport de Bercy.

Amoghasiddhi

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Amoghasiddhi, sculpture de Borobudur, Indonesie

Amoghasiddhi, mot sanskrit signifiant succès efficace, (devanāgarī : अमोघसिद्धि) est l'un des cinq bouddhas de méditation du mandala tantrique, il est associé à la famille du karma (action efficace ; emblème : double vajra visvavajra ou épée khadga).

Autres noms : Bukong Chengjiu Rulai 不空成就如來 (chinois), Fukūjōju Nyorai 不空成就如来 (japonais), Dön yö drub pa (tibétain), thành tựu như lai (vietnamien). Au Japon, le bouddha de la famille du karma est souvent appelé en sanskrit Dundubhisvara, « seigneur du son de tambour » (japonais : Tenkuraion Nyorai 天鼓雷音如来), nom mentionné dans le soutra Konkomyo Kyo[1].

Il représente le dépassement de l’envie. Il est associé au nord, au vent, à l’été et à la couleur verte. Sa monture est le garuda, occasionnellement le buffle dans certaines sadhanas[2]. Sa parèdre est Tara sous la forme de Syamatara, Tara verte. Sa syllabe-mantra dans le Shingon est AH.

Il est généralement situé à gauche du bouddha central sur les mandalas des cinq bouddhas. Il est représenté faisant de la main droite le mudra abhaya de l’absence de crainte et de la gauche le mudra dhyana de méditation. Dans certaines représentations chinoises, la main gauche fait le mudra vara de don et la position peut être semi-assise comme celle de Maitreya. Il peut être représenté au Japon avec les doigts de la main gauche repliés. Dans les stupas népalais, il est surmonté de serpents[3].

Ratnasambhava

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Ratnasambhava « né du joyau » est, dans l’ensemble des cinq bouddhas de méditation, celui qui est associé à la famille du ratna (joyau).

Autres noms : Baosheng Rulai (chinois), Hōshō Nyorai (japonais), 寶生如來 (sinogrammes), Rinchen Jung ne (tibétain). Au Japon, le bouddha de la famille du ratna est aussi appelé en sanskrit Ratnaketu, « bannière de joyaux » (japonais : Hoto Nyorai 寶幢如來), nom mentionné dans le sutra Konkomyo Kyo[1].

Il représente le dépassement de l’orgueil et de l’avidité. Il est associé au sud, à la terre, à l’automne et à la couleur jaune. Sa monture est le cheval, souvent représenté dans l’art tibétain portant un joyau ratna sur le dos, ou parfois le lion. Sa parèdre est Mamaki. Sa syllabe-mantra dans le Shingon est TRAH.

Il est généralement situé à droite du bouddha central sur les mandalas des cinq bouddhas. Il est représenté faisant de la main droite le mudra varada de don.


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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:21

Amitābha

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Bouddha Amida de Kamakura au Japon

Amitābha, Amitāyus ou encore Amida est un bouddha du bouddhisme mahayana et vajrayana. Il règne sur la « Terre pure Occidentale de la Béatitude » (sk.: Sukhāvatī, ch.: Xīfāng jílè shìjiè, ja.: saihō goraku sekai 西方極樂世界), monde merveilleux, pur, parfait, dépourvu du mal, de souffrance et d'ennuis, que le bouddha historique Shakyamuni recommande aux êtres humains de notre monde et dont tous les autres bouddhas font l'éloge. Cette terre pure, lieu de refuge en dehors du cycle des transmigrations - ou l'équivalent du nirvāņa selon certaines conceptions - est au centre des croyances et pratiques des écoles de la Terre pure. Ce bouddha, qu'on appelle aussi le bouddha des bouddhas, est très populaire chez les mahāyānistes, en particulier dans le monde chinois, en Corée, au Japon, au Tibet et au Viêtnam.

Dans la statuaire, Amitābha est représenté comme le Bouddha Shakyamuni, mais avec les gestes (mudrā) de la méditation ou de la transmission de la loi.

Nom[modifier]

Ce bouddha, de par la popularité de son culte est connu sous de nombreux noms. Il possède deux noms en sanskrit: Amitābha (sanskrit : अमिताभ), littéralement Lumière Infinie ou lumière infiniment étendue dans toutes les directions spatiales avec un temps infini[1] et Amitāyus (sanskrit : अमितायुस्) « longévité infinie », (amita: infini, non mesuré, indéterminé; āyus: vie, longue vie))

En Chine, au Japon, en Corée et au Viêt Nam, il est connu sous les noms chinois issus des sûtras le concernant. La première partie de ses deux noms sanskrits y est phonétiquement transcrite, avec l'ajout du caractère signifiant "Bouddha" (soit "le Bouddha Amita"): (ch. trad. : 阿彌陀佛 ; ch. simp. : 阿弥陀佛 ; py : Ēmítuófó ; jap. : 阿弥陀仏 (Amida-buts) ; ko. : 아미타불 (Amitabul) ; viet. : A di đà Phật). On trouve également son nom traduit littéralement du Sanskrit : ainsi Amitābha devient ch. trad. : 無量光佛 ; ch. simp. : 无量光佛 ; py : wúliàngguāng fó ; jap. : 無量光仏 (muryōkō-butsu) ; lit. : « Bouddha de Lumière Infinie ») et Amitāyus devient ch. trad. : 無量壽佛 ; ch. simp. : 无量寿佛 ; py : wúliàngshòu fó ; jap. : 無量寿仏 (muryōju-butsu) ; lit. : « Bouddha Lumière-Infinie ».

Origine[modifier]

Maņdala-Amitābha est en bas opposé à Ratnaketu, remplacé ultérieurement par Akshobhya

Amitābha, une notion de sa terre de bouddha et ses sutras (Grand Sūtra de la Vie-Infinie, ch. Dàchéng wúliàngshòu jīng, jp Daijō muryōju kyō 《大乘無量壽經》 et le Sūtra d’Amita, ch. Fóshuō Ēmítuójīng, jp. bussetsu Amida kyō 《佛說阿彌陀經》) furent introduits en Chine entre 150 et 200 par le moine parthe An Shigao et d'autres comme Zhu Shuofo (竺朔佛). Le moine kouchanais Lokaksema les a traduits en langue chinoise. Amitābha est inconnu dans le bouddhisme ancien, et l’on peut penser que son culte s’est développé dans les premiers temps de l’ère commune. Sa plus ancienne statue identifiée par une dédicace, datant de la seconde moitié du IIe siècle (28e année du règne de Huvishka), vient de Govind-Nagar dans l’Empire kouchan; elle se trouve actuellement au musée de Mathura dans l'Uttar Pradesh. Son nom (Lumière-Infinie), son origine géographique et la notion de son paradis ont fait penser à une influence persane, mais sans aucune preuve.

L’école de la Terre pure fait remonter son existence en Chine au début du Ve siècle, avec la constitution par le moine Huiyuan (Huìyuǎn 慧遠) en 402 sur le mont Lushan de la première communauté, dont les adeptes adoptent la visualisation d'Amitābha parmi leurs pratiques de méditation et aspirent à renaître dans la terre pure du bouddha afin de poursuivre leur perfectionnement spirituel à l'abri des troubles du monde. Le mouvement prit son essor avec Tánluán (曇鸞 476-542), puis Dàochuò (道綽 562-645) et Shàndǎo (善導 613-681), qui systématisèrent la doctrine. À la fin du XIIe siècle, fut créée au Japon l'école Jodo Shu (dite "de la Terre pure") par le moine Hōnen (法然 1133-1212), et l'école Jōdo-Shinshū (dite "véritable école de la Terre pure"), par son disciple Shinran (親鸞 1173-1262).

Amitābha dans le Vajrayāna[modifier]

Le Bouddha Amitābha dans le bouddhisme tibétain, peinture traditionnelle sur Thangka.

Les instructions sur la pratique du Bouddha Amitābha furent introduite au Tibet au VIIIe siècle par le grand maître érudit indien Padmasambhava. Cette pratique a été redécouverte par Mingyour Dorje (1645-1667), un des 21 principaux tertöns.

Le vajrayana en fait l'une des composantes de la nature du bouddha, soit en complément du seul bouddha Akshobhya, soit associé à quatre autres bouddhas de sagesse ou bouddhas de cinq directions (ch. Wǔfāngfó 五方佛) : Vairocana au centre, Akshobhya à l'est, Ratnasambhava au sud et Amoghasiddhi au nord.

Parmi les mantras tibétains qui lui sont associés, il en existe un long Om Ama Rani Dzi Ouèn Ti Yé Soha[2] et un court Om ami dhewa hri[3].

Tsepamé est considéré comme la forme Sambhogakāya d’Amitabha. Il est représenté de couleur rouge et en position de méditation, tenant entre ses mains un vase contenant de l’amrita, le nectar d’immortalité qui confère la longévité, et un arbre ashoka (antalgique) pousse du vase[4].

Le Vajrayana l'a incorporé dans l’élaboration ésotérique des cinq bouddhas de sagesse, (bouddhas de dhyani ou jinas), avec Vairocana, Akşobhya, Ratnasambhava, et Amoghasiddhi. On peut le voir sur les mandalas dits « de la Terre de diamant » les représentant à l’opposé d’Akşobhya (parfois Ratnaketu). Il est associé à l’Ouest et sa couleur est en général le rouge, couleur du soleil couchant, de la compassion, de l’amour bienveillant et de la puissance émotionnelle. C'est le bouddha le plus accessible.

Une autre élaboration se concentre sur le couple Amitābha / Akshobhya, représentant respectivement la compassion et l'impassibilité, deux éléments complémentaires. Akşobhya règne sur le paradis oriental (Abhirati) de la Terre de diamant.

On trouve souvent Amitābha sous sa forme parée, Amitāyus, ou en union avec sa parèdre Pandara, ainsi qu'en compagnie d'Avalokiteśvara. Son effigie se retrouve très souvent dans la coiffe de ce dernier, considéré comme le chef de la lignée.

On l’appelle également Lokanātha (« seigneur du monde ») ou Padmapaņi (« qui a un lotus à la main ») [réf. souhaitée].

Le Panchen Lama, l’un des maîtres principaux, après le dalaï-lama, de l’école des Gelugpa du bouddhisme tibétain est considéré comme étant une des émanations d’Amitābha.

Au Japon on le retrouve dans le bouddhisme ésotérique shingon ou il appartient au cycle des treize bouddhas et à ce titre est invoqué par sa dharani ou son mantra court "Om amrita teja hara hum" deux ans après un décès.

La Terre pure de l'Ouest[modifier]

La triade de la Terre Pure dans un temple taïwanais ; de gauche à droite: Mahāsthāmaprāpta, Amitābha, Avalokiteśvara

Amitābha est considéré comme le créateur de la Terre pure occidentale de la Béatitude; les deux grands bodhisattvas Avalokiteśvara et Mahasthamaprapta (Mahāsthāmaprāpta) sont ses deux assistants : ils l'aident à y accueillir tous ceux de toutes les directions qui ont rempli les conditions d'y parvenir. C'est la raison pour laquelle ils sont appelés « les trois Saints de l'Ouest » (ch: Xīfāng sānshèng 西方三聖). Dans les monastères de la Terre pure ou sur les effigies, ils sont présentés ensemble avec Amitābha au milieu, Avalokiteśvara à sa gauche et Mahāsthāmaprāpta à sa droite. Dans le bouddhisme populaire et la religion chinoise, Amitābha (Amituofo) et Avalokiteśvara (Guanyin) ont souvent la même fonction : ils ont tous deux promis de ne pas entrer au nirvana tant que tous les êtres n’y seraient pas. Y avoir foi, le vouloir et réciter constamment leur nom sont les trois conditions nécessaires pour entrer dans ce domaine du bonheur infini.

Légende du bouddha Amitābha[modifier]

Dans le Mahayana Sukhāvatīvyūhasūtra, ou sûtra de la Vie-Infinie, le bouddha Shakyamuni relate l'histoire du bouddha Amitābha: Un roi se rendit auprès du bouddha Lokeśvararāja pour prendre vœu de bodhisattva. Il résolut de devenir un bouddha régnant sur une terre pure où pourraient entrer tous ceux qui l'invoqueraient. Il prononça 48 vœux (四十八願).

Invocation au Bouddha Amitabha[modifier]

La récitation du nom d'Amitābha (ch: niànfó 念佛; jp: nenbutsu) (littéralement : remémoration du Bouddha) est une pratique fondamentale des écoles de la Terre Pure, dont ce bouddha est le vénéré principal. Certaines branches considèrent même que cet exercice seul suffit à donner accès à la Terre pure d'Amitābha.

Cette invocation est : sk: Nāmo Amitabuddhāya,

ch: Námó Ēmítuó fó, 南無阿弥陀佛 ; jp: Namu Amida butsu ;

ko: namu Amita-bul 나무아미타불

vi: Nam mô A Di Đà Phật;


En dehors même de la pratique de la Terre Pure, ces invocations sont gratifiées d'un pouvoir spirituel et protecteur. La forme simplifiée chinoise (Amituofo) sert de la formule de salutation aux moines ou aux fidèles pieux lorsqu'ils se rencontrent, elle est parfois utilisée par les masses populaires orientales pour exprimer un choc ou une forte émotion (« Mon dieu ! »)[réf. nécessaire].

Mantra de renaissance[modifier]

Afin de renaître dans la Terre pure Occidentale de la Béatitude, à part l'invocation à Amitābha, on récite souvent le mantra de ce bouddha que voici: Namo Amitābhāya Tathāgatāya. Tadyathā, om, amritodbhave, amrita siddham bhave, amrita vikrānte, amrita vikrānta, gamini gagana kīrti-karī svāhā[réf. nécessaire].


Amitābha
Bouddha du
bouddhisme mahāyāna et vajrayāna
La Terre Pure de l'Ouest du Bouddha Amitābha (Dunhuang, Chine, VIII siècle).
La Terre Pure de l'Ouest du Bouddha Amitābha (Dunhuang, Chine, VIII siècle).
Caractéristiques
Autre(s) nom(s) Amitāyus, Amida
Nom sanskrit अमिताभ
Fonction principale Règne sur la « Terre pure Occidentale de la Béatitude »
Culte
Mantra Om ami dhewa hri
École bouddhique Bouddhisme tibétain, bouddhisme de la Terre pure, bouddhisme amidiste
Symboles
Couleur Rouge

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:19

Maitreya

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Statue de Maitreya du Gyuto Vajrayana Center de San José

Maitreya (mot sanskrit signifiant « amical », « bienveillant » ; en Pali Metteya ; en tibétain Jetsun Jampa Gonpo[1], en chinois Mílè púsà (彌勒菩薩) ou Mílèfó (彌勒佛) ; en japonais Miroku, en vietnamien Di-lặc ) est un Mahābodhisattva[2] qui serait le prochain Bouddha à venir lorsque le Dharma, l'enseignement du Bouddha Shakyamuni, aura disparu.

La croyance en l'avènement de Maitreya est partagée par les courants theravāda et mahāyāna du bouddhisme.

Origines du nom[modifier]

Dans certains textes comme le Sūtra du lotus, le Bouddha appelle Maitreya « Ajita », invincible. On considère souvent que Maitreya est son nom de famille et Ajita son prénom. Il ne doit pas être confondu avec un autre Ajita mentionné dans le Sūtra du Parinirvāņa, grand criminel repenti accepté comme disciple par le Bouddha.

Un rapprochement a été fait entre le nom de Maitreya et celui de Mithra, mitra signifiant ami en sanskrit. Ce lien est assez difficile à étayer du fait de la diversité des rôles assignés à ce dieu par les différents courants religieux indo-iraniens et persans.

Le paradis Tuṣita (Tushita)[modifier]

KushanMaitreya.JPG

Selon la tradition, Maitreya règne actuellement au paradis « Tuṣita », le Joyeux, en tant que Bodhisattva de la « dixième terre » appelée Nuées du Dharma, où il travaille à dissiper ses derniers voiles à l'omniscience. Il n'atteindra cependant l'insurpassable parfait éveil (anuttara samyak sambodhi) que par son passage en Akanistha, la plus haute sphère d'existence des mondes de la forme (rūpaloka). S'y absorbant dans le samādhi semblable-au-diamant, il pourra alors devenir un Bouddha et revenir dans la sphère humaine, ainsi que tous les autres domaines où la roue de la loi doit être mise en branle[3].

L'avènement de Maitreya[modifier]

Maitreya est le sujet de la Prophétie de Maitreya (Maitreyavyākaraņa). Il y est dit qu'il apparaîtra à Ketumati, « la Resplendissante », autre nom de Varanasi (Bénarès), qu'il y naîtra dans une famille de brahmanes, alors que Shākyamouni était de la caste militaire des kshatriyas. De même, alors que Bouddha Shakyamuni était un bouddha de compassion (karuņā) survenu en un âge de souffrances, Maitreya, comme son nom l'indique, sera un bouddha d'amour bienveillant (maitrī), en un âge d'harmonie, afin de rehausser le bien-être du monde, et l'orienter vers l'Éveil.

À Varanasi, il est censé manifester le plein Éveil afin, lui aussi, de faire tourner la « Roue du Dharma », le Dharmacakra. Son avènement ne devrait survenir que très longtemps après la mort de Shākyamouni ; les estimations de la durée entre les deux événements varient grandement selon les théories, dépendant de la version choisie pour le calcul des trois âges du bouddhisme.

Son rôle dans le Mahāyāna[modifier]

Asanga, un des fondateurs du Yogācāra[4], insatisfait des enseignements du Hīnayāna, et ne pouvant comprendre le sens des Prajñāpāramitās, les soutras traitant de la vacuité, a médité plus de douze ans sur Maitreya, sa déité de méditation, jusqu'à ce qu'il le rencontre en vision. Maitreya lui enseigna ce qui deviendra les Cinq traités de Maitreya sur la nature réelle des phénomènes. Une version plus prosaïque y voit plutôt les enseignements de son guru, Maitreyanātha (270-350); ce qui ferait finalement de ce dernier le réel initiateur de l'école Yogācāra.

La Prophétie de Maitreya a fait l'objet en Chine à certaines époques d'une interprétation nettement millénariste, et inspiré la rédaction de nombreuses versions apocryphes. Elle offre un espoir à des populations qui ont le sentiment de vivre dans la période finale du dharma où l’ordre social et religieux se dégrade et les catastrophes et désastres se multiplient, et qui attendent un sauveur inaugurant une ère nouvelle. Cette croyance est responsable de la popularité de Maitreya auprès des sectes syncrétistes (bouddhisme – manichéismetaoïsme) dont certaines furent impliquées dans des rébellions, comme celle des Turbans rouges qui mit fin à la dynastie mongole. Maitreya est également attendu par de nouveaux courants religieux chinois.

La prolongation (historiquement évidente) du délai prévu par l’estimation courte qui semble avoir prévalu aux débuts du bouddhisme (avènement de Maitreya 500 à 1500 ans après le parinirvana) est parfois expliquée par le fait que le bodhisattva aurait choisi la plus lente des trois voies permettant de parvenir à l’illumination parfaite : la sagesse, la foi et l’effort, par ordre décroissant de rapidité. Pour accélérer sa venue, il est conseillé de redoubler de piété et de multiplier les offrandes aux moines et les visites aux temples. Certains courants s’écartant du bouddhisme orthodoxe estiment au contraire que Maitreya a déjà atteint l’état de bouddha mais diffère sa venue, ou qu’il est déjà dans ce monde incognito.

Milefo, son appellation chinoise[modifier]

Maitreya sous sa forme de Milefo entouré de disciples à Feilai Feng (Pic venu en volant) près de Hangzhou

Maitreya était connu en Chine dès le IIIe siècle. Il y trouva une incarnation historique, phénomène courant dans le contexte religieux chinois, qui contribua à lui donner un aspect physique et un rôle autres que ceux que le bouddhisme lui avait jusque-là prêtés.

Sous la dynastie Liang vivait un moine errant Chan, de nom religieux Qici (契此), originaire de la préfecture de Mingzhou dans le Zhejiang. Transportant tout son nécessaire dans une besace en toile, il se distinguait par sa corpulence et un comportement loufoque et imprévisible mais bienveillant; on lui prêtait de plus des dons de voyance exceptionnels. Il serait mort en méditation au temple Yuelinsi (嶽林寺), dans sa province d’origine, en 916, en prononçant ces mots : « Ce Maitreya est le vrai Maitreya, il est présent sous des milliards de formes; il se montre constamment, mais personne ne le reconnaît. » Une légende en faisait l’incarnation de Maitreya : on prétendit l’avoir aperçu après sa mort, des images pieuses le représentant commencèrent à circuler.

Le moine ventripotent et souriant est devenu la représentation de Maitreya la plus courante et la plus populaire en Chine. Son ventre plein et son sourire sont gages de bonheur et de prospérité, de même que son sac que l’on prétend inépuisable. Ces caractéristiques n’ont pas fait une impression favorable sur les voyageurs français du XIXe siècle, qui ne trouvaient en Milefo (appellation chinoise signifiant Bouddha maitreya) qu'un homme gros au physique peu avenant. Le moine Qici est devenu au Japon Hotei (de Bùdài 布袋 « sac de toile »), un des Sept dieux du bonheur. Pour les Chinois qui ne s’intéressent pas à la théologie bouddhiste, Milefo est l'un des Dieux de la fortune.

Représentations[modifier]

Maitreya est généralement représenté en saint homme ou en prince. Lorsqu’il est assis, ses deux pieds reposent sur le sol, ce qui peut s'interpréter de deux façons : il n'est pas encore « assis » comme bouddha, ou au contraire il se prépare à se lever et descendre sur terre. Il peut d’ailleurs avoir la tête légèrement baissée, signifiant qu’il regarde le monde. Il porte quelquefois un petit stupa dans sa coiffure. On voit souvent dans sa main droite une roue posée sur un lotus, et dans la gauche une fiole contenant le nectar du Dharma. Étant le prochain qui mettra en marche la roue de la Loi, il en fait parfois le geste (dharmacakra mudrâ).

Le grand bodhisattva est parfois représenté avec à ses côtés les deux plus célèbres penseurs de l'école Yogācāra, Asanga et son frère Vasubandhu. Il existe dans le bouddhisme tibétain des illustrations montrant le Bouddha avec à sa gauche Mañjuśrī et les philosophes représentant la sagesse détachée, et à sa droite Maitreya, suivi d'Asanga et Vasubandhu devant leurs successeurs représentant la sagesse compatissante.

Milefo est un moine chauve au ventre rebondi et à la figure réjouie, souvent appelé le Bouddha riant. Comme tous les êtres d’exception, les lobes de ses oreilles sont très longs. Outre son sac, il peut porter une gourde, symbole taoïste de longévité.

Prétendants et nouvelles interprétations[modifier]

Le contexte indien auquel la prophétie de Maitreya fait très naturellement référence, n'a pas empêché de nombreuses personnes de se prétendre son incarnation, et ce dès les premiers siècles. Bodawpaya, souverain du royaume d'Ava (Birmanie) à la fin du XVIIIe siècle, et Lu Zhongyi, 17e maître d’Ikuan Tao, en sont deux exemples.

Maitreya a aussi été adopté par de nouveaux courants religieux bouddhistes ou syncrétistes, certains nés hors d’Asie. Il existe des mouvements bouddhistes pour qui la personnalité centrale est Maitreya le sauveur ; ils considèrent qu’il atteignit l’illumination avant le bouddha Gautama, mais le prit pour maître par respect et renonça temporairement au nirvana.

Maitreya est une des formes de la divinité suprême des nouvelles religions chinoises syncrétistes nées du mouvement Xiantiandao.

Share International (branche française : Partage international), fondé dans les années 1970 par Benjamin Creme, influencé par les écrits de la théosophe Helena Blavatsky et d’Alice Ann Bailey, une pionnière du New Age, prétend que Maitreya est le messie attendu par toutes les religions sous des noms différents, et qu’il aurait déjà fait de nombreuses apparitions publiques et privées. Lorsque Creme annonça que Maitreya était arrivé à Londres depuis le 19 juillet 1977 puis qu’il s’était finalement présenté à la télévision américaine le 14 janvier 2010, impliquant involontairement l'écrivain économiste Raj Patel, il crée un buzz médiatique qui fit connaître la figure de Maitreya au monde entier.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:17

Dipankara

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Dipankara sanskrit / pali Dīpaṃkara, « Porteur de lampe » ou « Celui qui apporte la lumière », est l’un des bouddhas du passé. Son règne dura cent mille ans. C’est lui qui a prédit au futur Gautama son destin de bouddha. Autres noms : ch : Rándēng Fó 然燈佛 ; ti : mi slob ; mo : Jula-yin Jokiyaγči ou Dibangkara ; néware : दिपंखा Dipankha.

Culte[modifier]

Dipankara semble avoir été très populaire en Asie centrale. Il occupe de nos jours une place mineure en Extrême-Orient, mais reste important au Népal, à Sri Lanka et en Asie du Sud-Est. Il est l'un des vingt-quatre ou vingt-huit bouddhas connus du hinayana. C'est le protecteur des voyageurs ; on peut ainsi voir sa statue sur les côtes où elle est censée guider les bateaux. Au Népal, il est le patron des marchands et se trouve au centre de fêtes importantes de la culture Néwar (vallée de Katmandou) comme Samyak ou Pancadan. À l’occasion de ces fêtes, des aumônes sont offertes aux monastères. Dipankara, souvent représenté faisant le geste du don, est associé à la charité.

Iconographie[modifier]

Dipankara est représenté parfois assis, mais plus souvent debout, faisant de la main droite le mudra d’absence de crainte (abhaya) et de la gauche celui du don (varada). Il apparait souvent sur les vestiges bouddhistes de Java accompagné des bodhisattvas Manjusri et Vajrapani. À Sri Lanka où domine le theravada, Vajrapani, plutôt lié au vajrayana, est remplacé par Avalokiteshvara. On le trouve également représenté avec Gautama et Maitreya : à eux trois ils symbolisent le passé, le présent et le futur. L’épisode où l’ascète Sumedha, futur Gautama, s’agenouille sur son passage, est un thème fréquent de l’iconographie bouddhiste[1]. Au Népal, on trouve des effigies de Dipankara en cuivre doré pouvant être endossées par une personne jouant le rôle du bouddha lors des rituels ou processions.

Il pourrait être au nombre des Bouddhas de Bamiyan victimes des Talibans.

Légende de Dipankara[modifier]

Sa légende, contenue entre autres dans le Canon pali (commentaire du Buddhavamsa), évoque celle du Bouddha. Comme lui, c’est un prince qui a vocation d’ascète et finit par trouver l’éveil à l’ombre d’un arbre.

Il est né à Rammavati du roi Sudeva et de la reine Sumedha. Prince, il possède trois palais à Hamsa, Konca et Mayura. Sa femme se nomme Paduma et son fils Usabhakkhandha. Ayant pris conscience de l'impermanence des phénomènes de l'existence et de la douleur qui y est associée, il part sur un éléphant se retirer comme ascète à Nandarama. Sumangala et Tissa sont ses deux principaux disciples masculins, Sagata (Nanda) son assistant. Nanda et Sunanda sont ses deux principales disciples féminines. Ses principaux protecteurs laïques sont Tapussa et Bhallika (hommes), Sirima et Sona (femmes). Pipphala est le nom de l’arbre sous lequel il connut l’éveil. Il est décrit comme exceptionnellement grand, semblable à un pilier de lumière. Après un laps de vie de cent mille ans, il disparait dans une sorte de combustion spontanée.

Le contenu du Sanghata Sutra se présente comme l'enseignement délivré par Dipankara à Gautama.

Prophétie concernant Gautama[modifier]

Le futur bouddha Gautama reçoit sa prophétie du Bouddha Dipankara - peinture de temple birman

Le bouddhisme considère qu’il eut avant Shakyamuni, et qu’il y aura après lui, une infinité de bouddhas, chacun régnant sur une ère. Longtemps avant l’existence où il atteindra l’illumination, le futur être éveillé fait le vœu de devenir un bouddha qui enseignera aux autres êtres (samyaksambuddha). Le bouddha de son ère l’identifie grâce à son don de prédiction et lui énonce la prophétie concernant son avenir. La prédiction concernant Gautama est transcrite dans divers textes bouddhiques mahayana ou theravada.

  • Un extrait du canon pali (Buddhasamva)[2]:

« …il deviendra un Buddha dans le monde. Ayant quitté la charmante ville nommée Kapila[vastu], ayant fait des efforts de concentration, ayant accompli des austérités. S'étant assis au pied d'un arbre Ajapâla, ayant reçu du riz bouilli dans du lait, le Tathâgata se rendra alors au bord de la Nerañjarâ. Ayant reçu le riz [bouilli dans du lait] sur le bord de la Nerañjarâ, ce Victorieux ira au pied de l'arbre de l'Eveil par l'excellent chemin préparé. Ayant alors effectué une circonvolution autour de l'aire de l'Eveil, le suprême de grande gloire s'éveillera au pied de l'arbre Assatha... »

  • Une version populaire, telle qu’on en trouve dans les légendes de la vie du Bouddha[3].

Le futur Shakyamuni était du temps de Dipankara un jeune brahmane nommé Megha (ou Sumedha), à la peau dorée comme le soleil, dont les capacités intellectuelles avaient attiré un entourage de cinq cents autres jeunes gens, au nombre desquels le futur Maitreya, alors appelé Ratna. Ayant pris conscience de la vanité de son existence, il se fit ascète errant. Après bien des aventures, il finit par arriver dans la ville d’Amaravati[4] qu’il trouva toute décorée. Il s’enquit auprès d’ouvriers qui réparaient les rues ; ils lui expliquèrent que le bouddha Dipankara était attendu dans la ville où régnait son père du temps qu’il était prince. Enthousiasmé, Megha décida d’aller lui rendre hommage, mais ne trouva aucune fleur à acheter pour lui offrir, le roi les ayant toutes réquisitionnées pour sa propre offrande. Cependant, à sa grande surprise, arrivé sur les lieux où Dipankara était attendu, Megha aperçut une jeune fille[5] tenant dans ses mains sept (ou huit) magnifiques lotus. Il s’apprêtait à les lui acheter, mais la jeune fille, ayant reconnu au premier coup d’œil sa valeur, lui proposa de lui offrir cinq de ses fleurs en échange de la promesse que dans toutes ses vies successives il la prendrait pour épouse et disciple. Il accepta. La légende voit en elle une forme antérieure de Yashodhara, cousine et femme de Gautama.

Lorsque Dikanpara parut, Megha désira sincèrement du plus profond du cœur devenir à son image. Il pensa : « Si le Tathagata m’entend et foule mon manteau, peut-être ai-je des chances d’être bouddha. ». À son approche, il jeta comme beaucoup d’autres sa cape à terre pour lui faire un chemin, mais son vêtement miteux fut écarté avec colère par des membres de l’assistance et lui-même fut bousculé. Malheureux, il refit le souhait d’être bouddha, pensant : « Si le Tathagata m’entend, il viendra à mon secours. ». Alors Dipankara tourna la tête dans sa direction et, à la stupéfaction de tous, une dépression boueuse se forma sur le chemin fraîchement réparé. Tandis que les autres hésitaient, Megha se courba et étendit sa chevelure sur le sol, faisant de nouveau le vœu de devenir bouddha ou de ne plus jamais se relever. La terre trembla six fois et Dipankara lui adressa sa prophétie. Megha se rasa la tête et devint son disciple. On peut voir cet épisode représenté dans l'art bouddhique du Gandhara.

Bhaisajyaguru

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Bouddha de médecine

Bhaişajyaguru (ch : Yàoshīfó 藥師佛 ; ja : Yakushi ; ti : Sangye Menla), « Maître guérisseur » ou Bouddha de médecine, est l’un des bouddhas mahāyāna du passé, devenu une émanation de Shākyamuni spécialisée dans les guérisons matérielles et spirituelles et la protection contre les calamités. Son nom complet est Bhaişajyaguruvaidūryaprabha, « Maître guérisseur de la lumière de lapis-lazuli » (ch. Yàoshī liúlíguāng rúlái 薬師瑠璃光如来; jap. Yakushirurikō nyorai).

Origine et déités associées[modifier]

Sa carrière de bodhisattva est décrite dans le Bhaişajyaguru-sūtra [1]. Il a fait douze vœux, dont deux expriment spécifiquement son désir de guérir et de sauver. Il devint bouddha dans un monde nommé Vaidūryanirbhāsa ou « Pur lapis-lazuli » [2] situé à l’Est, où il est accompagné des bodhisattvas Sūryaprabha (Clarté solaire) ou Sutyagupta ; (ch.: Rìguāng púsà 日光菩薩; jap. : Nikko (bosatsu) ; tib. : Nyi-ma 'od) à sa gauche et Candraprabha (Clarté lunaire) ou Candragupta ; (ch.: Yuèguāngpúsà 月光菩薩 ; jap. : Gakko (bosatsu) ; tib. : Zla-ba 'od) à sa droite. En Chine, on se réfère à la version du sūtra traduite par Xuanzang : Bhaişajya guru Vaidūrya Prabhāsa Pūrva praņidhāna viśeşa vistara (Yàoshī liúlíguāng rúlái běnyuàngōngdé jīng 《藥師琉璃光如來本願功德經》).

Comme Akshobhya, Bhaişajyaguru est maître d'un « paradis oriental » et peut former une paire avec Amitābha, maître du « paradis occidental » Sukhāvatī. Le paradis d’Amitābha est d’ailleurs mentionné dans le Bhaişajyaguru sūtra.

Selon le Sapta tathāgata-Pūrva praņidhāna viśeşa vistara (Soutra du vœu des sept tathāgatas) [3], Bhaśajyaguru possède sept émanations[4] représentant sept modalités différentes de guérison ou de protection. Quelquefois Gautama s’ajoute au groupe, formant l'ensemble des Huit bouddhas médecins. Douze généraux en armure, appelés yakşa [5], ayant chacun sous ses ordres sept mille soldats, l’aident à combattre les maladies. Ce sont Kumbhīra, Vajra, Mikila, Andira, Anila, Andila, Indra, Pajira, Mahorāga, Kinnara, Catura et Vikarāla.

Les douze vœux grandioses[modifier]

Voici les douze vœux du Bouddha de la Médecine, formulés lorsqu'il commençait à pratiquer la voie du Bodhisattva:

Le premier vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé (Anuttarasamyasambodhi), mon corps puisse briller comme une lumière éclatante, émettant des rayons vers des mondes innombrables, illimités et infinis, orné de trente-deux signes de Grands Hommes et de huitante caractéristiques physiques du Bouddha, et que tous les êtres soient identiques à moi. »

Le second vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, mon corps puisse être comme du cristal transparent de l’intérieur à l’extérieur, pur et sans aucune tache, avec une lumière gigantesque, dans la majesté de sa vertu, assis sereinement, orné d’un filet en flammes, plus brillant que le Soleil et la Lune, et que tous les êtres de l’obscurité puissent être instruits et éclairés, construire librement leur cause en guise de leur souhait. »

Le troisième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, je puisse accorder par une sagesse illimitée et des moyens habiles, à tous les êtres sensibles, les objets inépuisables dont ils auront besoin de sorte que rien ne leur manquera. »

Le quatrième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, je puisse conduire ceux qui sont sur les chemins hétérodoxes vers la demeure tranquille sur le chemin de l’Eveil ( Bodhi) ; et ceux qui pratiquent le véhicule des auditeurs (Shramana) et des éveillés tout seuls (Pratyekabuddha) à se tenir fermement sur le Grand Véhicule (Mahâyâna) des Bodhisattvas. »

Le cinquième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si d’innombrables êtres pratiquent l’action pure (brahmique) je puisse les aider à ne violer aucune loi morale et à observer les trois groupes de commandements, et s’il leur arrive de commettre des violations, une fois qu’ils entendront mon nom, ils redeviendront purs et ne tomberont pas dans de mauvaises existences. »

Le sixième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si des êtres sensibles ont un corps imparfait, et les organes de cinq sens sont en manque, ou ils sont laids, stupides, aveugles, sourds, muets, boiteux, bossus, lépreux, lunatiques, ou souffrent de toutes les maladies, quand ils entendront mon nom, tous regagneront leurs apparences normales et deviendront intelligents, avec les organes de cinq sens intacts et sans maladies ni souffrances. »

Le septième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si des êtres sensibles sont tourmentés par les maladies, sans soins ni refuge, sans médecin ni médicament, sans proches ni famille, pauvres et misérables, une fois que mon nom atteindra leurs oreilles, tous seront complètement libérés des maladies, paisibles et joyeux du corps et de l’esprit, ils auront des proches familiaux et des biens à profusion, et atteindront même le suprême Éveil du Bouddha. »

Le huitième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si des femmes sont tourmentées par la centaine de souffrances du sexe féminin, elles en ont extrêmement marre et sont désireuses de quitter le corps féminin, quand elles entendront mon nom, elles seront toutes transformées en hommes et auront la belle apparence des grands hommes, lors de leur prochaine renaissance, jusqu’à atteindre même le suprême Éveil du Bouddha. »

Le neuvième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, je puisse sortir tous les êtres des filets démoniaques de Mara, les libérer des jougs et des ligotages des cultes dissidentes. S’ils tombent dans la dense forêt des fausses doctrines, je les guiderai et les mènerai vers les Nobles Vérités, les conduira graduellement à pratiquer les conduites de Bodhisattva et à obtenir très vite le suprême Éveil du Bouddha. »

Le dixième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si des êtres sensibles sont prévenus d’une violation par la loi royale, sont ligotés et fouettés, enfermés enchaînés en prison, ou condamnés à la sentence capitale, persécutés et insultés d’innombrables désastres, affligés et soufferts par la tristesse et l’angoisse, troublés par le corps et l’esprit, quand ils entendront mon nom, je puisse les libérer de toutes les souffrances et ennuis avec la force majestueuse de mes bénédictions et vertus.»

Le onzième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si des êtres sensibles sont tourmentés par la faim et la soif, ou ils ont commis de mauvaises actions afin d’obtenir de la nourriture, lorsqu’ils entendront mon nom ils l’accepteront et y penseront attentivement, alors je leur ferai d’abord manger et boire amplement avec de la nourriture de meilleure qualité, et puis je les mènerai vers une vie tranquille et paisible en leur faisant goûter la saveur du Dharma. »

Le douzième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si des êtres sensibles sont pauvres et sans vêtements, tourmentés jour et nuit par des moustiques et taons, par le froid et le chaud, quand ils entendront mon nom ils l’accepteront et y penseront attentivement, alors ils recevront les vêtements merveilleux de tous genres, ainsi que des ornements précieux, des couronnes de fleurs, de l’eau de parfum, des tambours et d’autres instruments de musique, ils obtiendront tout ce qu’ils voudront dont ils pourront se réjouir de leur plein gré. »

Iconographie[modifier]

Le bouddha Bhaişajyaguru est le plus souvent représenté avec le corps bleu (couleur de lapis-lazuli), assis en robe de moine, tenant une jarre ou un bol de potion dans sa main gauche dont la position évoque le mudrā de méditation, et dans la droite étendue en geste de don une branche d’arura (terminalia chebulla) [6]. Il peut être accompagné des bodhisattvas Sūryaprabha (Nikko, Rìguāng) « lumière solaire » et Candraprabha (Gakko, Yuèguāng) « clarté lunaire », ou des Douze généraux. En Chine il apparait parfois avec Shākyamuni et Amitābha, ou comme ce dernier, accompagné d’Avalokiteśvara et de Mahasthamaprapta (Mahāsthāmaprāpta) ; il peut également n’être représenté que par le symbole d’une jarre ou d’une pagode.

Il existe différents types de mandalas de Bhaişajyaguru. Le mandala complet comprend les rois des quatre directions, les Douze généraux, les Huit bouddhas médecins, différents bodhisattvas, des déités hindoues telles Brahmā, les patriarches des lignées des écoles de médecine tibétaine (dont le cinquième dalaï-lama), ainsi que des médecins éminents et des disciples. Bhaişajyaguru y apparait au centre de Sudarśana, la cité de la médecine, assis sur un trône décoré de pierres précieuses[7].

Culte[modifier]

Yakushido, petit temple dédié à Yakushi Nyorai, Fukuoka, 74e étape du pèlerinage Sasaguri shikoku

Au Japon[modifier]

Yakushi Nyorai fait l’objet d’un culte important au Japon depuis le VIIe siècle où il a supplanté Akşobhya (Ashuku). Situé à l'est il représente plutôt le soleil levant, la vie, tandis qu'Amida qui se trouve à l'ouest est relié au soleil couchant et au monde des morts. Patronné par l’école Tendai qui entretenait des relations étroites avec la famille impériale, ce bouddha maître de l'Orient fut associé à l’empereur. Il a parfois été identifié à Jizo. Il est le 7e des treize bouddhas de la tradition du bouddhisme shingon, et en tant que tel est associé aux rites funéraires qui ont lieu à l'issue des 49 jours après le décès. Néanmoins il ne figure pas sur les mandalas taizōkai et kongōkai car son culte n’est pas d'origine tantrique. Parmi les nombreux temples qui lui sont consacrés, le plus célèbre est le Yakushi-ji de Nara. Dans cette même ville, le Hōryū-ji et le Tō-ji abritent également une statue du Bouddha de la médecine, celle du Hōryū-ji datant du milieu du VIIe siècle.

Mantra court : On koro koro sendari matôgi sowaka (Jpn.)

Om huru huru candâli mâtàngi svâhâ (Skt.)

syllabe germe (Bīja) Bhai

Au Tibet[modifier]

Contrairement au Japon, on trouve au Tibet des mandalas de Bhaişajyaguru. Son image peut servir de support de méditation pour vaincre l’attachement et les sentiments négatifs.

Le Bouddha de la Médecine ou Sangyé Menla (en Tibétain) est une divinité tantrique du Bouddhisme tibétain[8].

La méditation tantrique de Sangyé Menla a été introduite au Tibet au VIIIe siècle par Shantarakshita. Cette méditation a été synthétisée au XIXe siècle par Jamgon Kongtrul Lodrö Thayé. Son mantra est considéré comme ayant une grande force contre les maladies physiques ou pour purifier un karma négatif.

En Chine[modifier]

Il est révéré pour ses vertus de guérisseur et de protecteur contre les calamités. Le rite le plus courant consiste à lire 49 fois son vœu, à allumer 49 lampes votives et à étendre 49 jours de suite des drapeaux de prière en papier. Il existe très peu de temples qui lui sont exclusivement consacrés. Le groupe des huit bouddhas médecins, ses sept émanations accompagnées de Shākyamuni [9], peut être remplacé par un autre groupe comprenant Manjusri, Maitreya, Avalokiteśvara, Mahāsthāmaprāpta, Akşayamati, Ratnacandanapuṣpa, Bhaişajyarāja, et Bhaişajyasamudgata, (文殊師利 ; 彌勒; 觀世音 ; 大勢至 ; 無盡意 ; 寶檀華 ; 藥王 ; 藥上).

Mantras du Bouddha de médecine[modifier]

Le mantra du bouddha de la médecine est annoncé par le bouddha Shākyamuni dans le Soutra du mérite des vœux du Maître guérisseur, roi de la lumière de lapis-lazuli, voici le mantra en sanskrit:

Namo Bhagavate Bhaişajya-guru-vaiḍūrya-prabhā-rājāya Tathāgatāya Arhate Samyak-sambuddhāya. Tadyathā, om, bhaişajye bhaişajye Bhaişajya-samudgate svāhā.

Autre version du long mantra du Bouddha de médecine :

oṃ namo bhagavate bhaiṣajyaguru vaiḍūryaprabharājāya tathāgatāya arhate samyaksambuddhāya tadyathā: oṃ bhaiṣajye bhaiṣajye mahābhaiṣajye bhaiṣajye rāja samudgate svāhā

Prononcé :

oṃ nah moe bah-ga-va-tay bye-saya-guru vye-dur-yah proba-raja-yah, tata-gata-yah, arh-ha-tay, sam-yak-sam buddha-yah tay-ya-tah om bay-kah-jay bay-ka-jay mah-hah bay-kah-jay bay-ka-jay rah-jah sah-moo-gah-tay, so-hah

Voici la version courte du mantra du Bouddha de médecine, aussi appelé le mantra du cœur du Bouddha de médecine[10] :

(tadyathā) oṃ bhaiṣajye bhaiṣajye mahā bhaiṣajye rāja samudgate svāhā

Prononcé :

(tey-yah-tah) oṃ, be-shah-zay be-shah-zay, mah-hah be-shah-zay, ra-zah sah-mood-gah-tay, so-hah!

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