Je parle de mangas ,de mes lecture de la musique que j'écoute ,de jeux vidéo et des poème que j'écris
Le catholicisme se présente aujourd'hui comme une confession chrétienne en même temps qu'il est une aspiration à l'unité de la foi, de l'Église catholique et par delà, de toute l'humanité dans le Christ. Le terme catholicisme est apparu dans la langue française à la fin du XVIe siècle, à la suite de la naissance des confessions protestantes, pour désigner la religion des chrétiens en communion avec le pape et ses évêques. D'un autre côté, l'adjectif « catholique » dont dérive le terme « catholicisme », renvoie aux origines même du christianisme. Ainsi, si l'usage du terme a une histoire d'à peine cinq siècles, c'est dans la revendication par l'Église catholique - en tant qu'institution - de la continuité d'une tradition bimillénaire de recherche d'unité et de « catholicité » que se situe aujourd'hui le catholicisme.
L'Église catholique est à la fois une communion de communautés et d'Églises ainsi qu'une institution et un clergé organisés de façon hiérarchique. Les catholiques peuvent être de rites latin ou orientaux. Ils sont, dans leur très grande majorité (environ 98 ou 99 %), de rite latin.
Dans le catholicisme, la vie chrétienne est marquée par les sacrements : le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la réconciliation, le mariage, l'onction des malades, et, pour les diacres, les prêtres et les évêques, l'ordination. Le catholicisme peut être vécu selon divers état de vie : laïc, consacré, ordonné, et dans une grande diversité de courants et d'organisations. Pour nombre de catholiques, le principal lieu de vie chrétienne est la paroisse, ces paroisses étant une portion du territoire d'un diocèse. Il existe au sein des paroisses de nombreuses associations ou mouvements établis de façon plus ou moins formelle. Certains de ces mouvements sont internationaux tels que Caritas Internationalis, les mouvements d'action catholique, la légion de Marie, les équipes Saint Vincent, etc. Récemment se sont fortement développées les communautés nouvelles. Des centaines d'ordres religieux comptant de quelques dizaines de membres à plusieurs milliers, jouent un rôle important dans le catholicisme : notamment, les ordres monastiques tels que les bénédictins, les carmes, les chartreux ou les cisterciens, les ordres religieux tels que les franciscains, les clarisses ou les dominicains, ou encore les congrégations telles que les Jésuites, les Lazaristes, les Assomptionnistes, etc. L'enseignement catholique avec de nombreuses écoles et universités tenues par des laïcs ou des religieux fait aussi partie des aspects les plus visibles du catholicisme actuel. Il est enfin possible d'identifier au sein du catholicisme des catholicismes social, progressiste, traditionaliste, charismatique, etc.
L'Église catholique considère que tout baptisé dans l'Église catholique est catholique, mais elle ne définit pas de critères d'appartenance au catholicisme comme pourrait le faire un sociologue voulant déterminer ce qui caractérise l'adhésion objective à une religion particulière .
Selon l'annuaire pontifical 2012, il y a environ un milliard deux cents millions de baptisés dans l'Église catholique1. Ces baptisés ont des pratiques, des convictions et des engagements religieux extrêmement variables, « un décalage croissant apparaît dans toutes les enquêtes d'opinion entre les croyances ou les prescriptions de l'Église et celles des populations qui se disent catholiques2 ».
Le catholicisme est aujourd'hui présent dans presque tous les pays du monde, principalement en Europe en Amérique et en Afrique, beaucoup moins en Asie et dans le monde arabo-musulman. Il enregistre un déclin dans les pays occidentaux et une forte progression en Afrique et en Asie. La croissance du nombre de catholiques dans le monde est légèrement inférieure à celle de la population mondiale. En 1978 le monde compte environ 18 % de catholiques contre 17 % 3 en 20042.
L'adjectif « catholique » dont dérive le nom catholicisme, vient du grec καθολικος (catholicos) qui signifie « universel ». Dès les premiers siècles de notre ère, il apparaît sous la plume de différents auteurs chrétiens qui l'emploient pour clarifier ce qu'est une communauté locale en communion avec l’« Église universelle »4, face à l'émergence de diverses sectes chrétiennes aux christologies spécifiques. Ainsi, au début du IIe siècle, Ignace d'Antioche dénonce les divisions entre chrétiens : « Là où paraît l'évêque, que là soit, la communauté, de même que là où est le Christ Jésus, là est l’Église universelle (katholikê ekklêsia) »5. Quelques décennies plus tard, Tertullien s'oppose aux dissidences des christianismes hétérodoxes de Marcion ou aux gnostiques, inaugurant la littérature chrétienne en langue latine qui ne dispose cependant pas encore du vocabulaire ajusté pour rendre ce que signifie l'expression grecque de « katholikê ekklêsia ».
Dans la littérature latine, le grec καθολικος n'est pas traduit par son équivalent latin «universalis», mais se trouve directement translittéré en « catholicus ». Le mot acquiert une extrême importance dès lors qu'il est intégré dans le symbole de Nicée-Constantinople qui déclare : « Je crois en l'Église une, sainte, catholique et apostolique. » En latin, la carrière sémantique du terme « catholicus » reste déterminée par le fait qu'il s'agit d'un terme créé pour qualifier spécifiquement l'Église.
En français, où le terme « catholique » apparaît sous la forme «catoliche» au XIIIe siècle puis sous la forme «catolicque» dès le début du XIVe siècle6 chez des auteurs comme Philippe de Mézières7 avant de se fixer sous sa forme actuelle au tournant du XVIIe siècle6. Lors de la réforme protestante, le christianisme connait une nouvelle forme de diversité, celle des dénominations confessionnelles : des traités polémiques publiés vers 15708 font que le terme « catholique » identifie désormais une confession chrétienne parmi d'autres.
Le terme « catholicisme » apparaît lui à la fin du XVIe siècle dans un livre du polémiste catholique Pierre Charron9. Le Dictionnaire historique de la langue française10 signale un emploi du terme remontant à 159811 à la suite de la naissance des confessions protestantes, pour désigner la religion des chrétiens en communion avec le pape et les évêques. C'est alors un synonyme rare de « catholicité » (pour « conforme à la doctrine catholique ») qui ne devient courant que suite à son usage durant la Révolution française pour désigner l'Église catholique10.
Ce qui s'appelle catholicisme, Église catholique romaine ou Église catholique n'a jamais eu de désignation adoptée de façon homogène. Le problème d'une dénomination pour la religion des catholiques a commencé à se poser à l'époque où sont apparue les dénominations confessionnelles en Europe. La principale difficulté réside dans le fait que ce qui s'appelle aujourd'hui catholicisme ne peut être perçu comme une réalité confessionnelle particulière (et qui de ce fait aurait une dénomination propre) qu'au travers des catégories de religions ou de confessions qui se sont mises en place dans la contestation de la prétention à l'universalité de l'Église catholique.
Si la diversité confessionnelle a très tôt été considérée comme un fait positif parmi les protestants, le catholicisme n'en fait partie qu'à contre courant de ses principes. Ainsi selon Michel Despland « Le rejet romain de la théorie de la religion s'explique facilement. Parler de religion c'est utiliser un mot qui accepte l'article indéfini : c'est commencer à voir l'Église catholique comme une religion.[...] Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle la théologie catholique officielle laisse donc entièrement de côté la problématique de la religion devenue si visible au cours du XVIe siècle. Les catholiques français commencent a s'y intéresser de nouveau à partir de la deuxième moitié du XVIIe siècle12 ». Par la suite c'est au prix de ne plus savoir comment rendre compte de leur aspiration à l'universalité de l'Église que les catholiques ont eux aussi fini par considérer assez largement avoir une religion parmi d'autres. Relevant ce problème, Étienne Fouilloux, dans le Dictionnaire des faits religieux, commence l'article « catholicisme » en écrivant : « Puisque l'adjectif catholique est synonyme d'universel, le catholicisme se réclame abusivement d'une catholicité à laquelle il aspire sans parvenir à l'atteindre malgré des efforts séculaires13 ».
Malgré l'usage qui s'est imposé de considérer l'Église catholique ou le catholicisme comme une dénomination confessionnelle, les textes de l'institution concernée ne donnent guère d'éléments qui permettrait d'affirmer qu'elle a telle ou telle désignation officielle. Dans les textes des évêques ou du pape, le terme le plus employé pour désigne l'Église des catholiques est celui « Église » sans autres précisions. Cependant, le mot « Église » n'y vise pas seulement une institution mais aussi un objet de foi. Dans la communication catholique tous publics (revues, sites Internet des diocèses, livres, etc.), lorsqu'il n'est pas tout simplement question de l'« Église », c'est l'expression « Église catholique » qui est généralement employée. Au niveau des textes du magistère, la mention de l'« Église catholique » plutôt qu'« Église » tout court reste rare, mais elle apparaît notamment dans Nostra Aetate, la déclaration du Concile Vatican II sur les rapports de l'Église avec les religions, ainsi que dans Unitatis reintegratio, un décret de Paul VI sur l'œcuménisme. Enfin, l'expression « Église catholique romaine » n'est jamais employée dans les textes officiels de l'Église, mais elle apparaît dans des textes d'auteurs protestants ou orthodoxes adressés aux catholiques dans le cadre du dialogue œcuménique et publiés sur le site du Vatican.
L’Encyclopedia Universalis indique que son appellation officielle est « Église catholique, apostolique et romaine »14. Cette désignation désuète vient du droit civil des États. Elle remonte à la fin du XVIe siècle lorsque le pouvoir a commencé a organiser légalement la nouvelle pluralité religieuse. Ainsi, en 1595, l'Édit de Nantes reconnaissait pour la première fois deux religions : « La Religion Catholique, Apostolique et Romaine » et la « Religion Prétendue Réformée », c'est-à-dire ce que l'on appelle aujourd'hui le protestantisme. Pour ce qui concerne la désignation de la religion des catholiques, les termes « catholique » et « apostolique » sont tirés du Credo de Nicée-Constantinople (où ils qualifient l'Église plutôt qu'une religion), termes auxquels sont adjoints l'adjectif « romaine ». Cette désignation officielle a plus tard disparu du droit des États à mesure que se sont mis en place les principes de séparation des Églises et de l'État. Ainsi, en France le maintien d'une telle désignation dans la loi serait aujourd'hui contraire au principe de la loi de 1905 selon lequel l'« État ne reconnait aucun culte ». C'est donc en vertu de la laïcité de l'État que l'« Église catholique, apostolique et romaine » n'a plus ce nom officiel que l'État lui avait donné quatre siècles plus tôt, et qu'aucune autre désignation ne le remplace. Le seul pays à avoir conservé cette ancienne désignation est l'Argentine, dont la constitution en vigueur stipule que « l'État soutient (sostienne) l'Église catholique, apostolique et romaine ».
Aujourd'hui, dans les pays laïcs et occidentaux, l'Église catholique doit son existence légale, non pas à une pratique révolue de reconnaissance officielle de religions par les États, mais à l'existence d'associations locales correspondant aux diocèses. Ces associations sont constituées selon les normes du droit des associations propre à chaque pays. Sur le plan de l’ecclésiologie catholique cette forme d'existence légale s'articule au principe selon lequel l'Église catholique dans son ensemble est une communion d'Églises catholiques appelées Églises particulières ou diocèses. En France les associations correspondant aux diocèses sont enregistrées sous le nom d’« Association diocésaine » mises en place depuis 1924. Leur statut et réglé par les lois de 1901 sur les associations et celle de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État. Outre les façons dont l'Église catholique a des modes d'existence légales dans les pays laïcs, nombre de ces États entretiennent des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, c'est-à-dire avec le Pape personnellement et non pas avec l'Église ou l'Église catholique en tant que telle.
Inversement à ce qui se passe dans les pays laïcs, le « catholicisme » est reconnu comme une religion officielle dans certains États, ce qui peut avoir lieu de façon conflictuelle autant avec le siège romain qu'avec les catholiques du pays. C'est notamment le cas en Chine où le gouvernement a mis en place une Association patriotique catholique, à laquelle les responsables catholiques doivent théoriquement obligatoirement adhérer pour pouvoir exercer leur culte. Cependant cette façon dont l'Église catholique est officiellement reconnue et organisée en Chine n'est pas reconnue par l'Église catholique en communion avec Rome.
Le terme catholicisme s'employant aujourd'hui principalement pour désigner la religion des chrétiens en communion avec le pape et les évêques, il désigne une religion qui, selon ce qui peut se concevoir comme « une religion » en sociologie, peut être appréhendé comme « un ensemble de pratiques et de croyances ». Outre l'usage de consacrer un chapitre ou un article au catholicisme dans nombre de livres sur les religions, c'est par exemple aussi en ce sens qu'en 1974, alors qu'avec la déclaration Nostra Ætate l'Église catholique encourageait les catholiques à porter un regard plus positif sur diverses religions, Jean Daniélou, Jean Honoré et Paul Poupard avaient employé le mot catholicisme comme titre d'un livre par lequel ils proposaient de décrire de façon objective « l'histoire, la pensée et la vie » de leur propre religion. Ils suivaient en cela le plan adopté dans la collection « Deux milliards de croyants » pour présenter les diverses « confessions, religions et croyances » principalement chrétiennes15.
En un sens plus restreint le terme catholicisme peut aussi désigner la façon que l'on a de comprendre la doctrine catholique ou l'exposé systématique de la foi catholique16. C'est en ce sens que le terme est employé comme titre d'un essai de Henri de Lubac17, ou bien comme titre du dictionnaire encyclopédique Catholicisme18.
Si jusque dans les années 1980, il ne semblait guère douteux que l'on puisse décrire objectivement et scientifiquement une religion comme un objet qui s'offre tel quel à l'observation et aux mesures, il n'en va plus de même aujourd'hui. L'impossibilité qu'ont les chercheurs de s'accorder sur ce qu'est une religion19, comme celle de décrire de façon exhaustive ce que serait le système de pensée d'une religion20, ont été maintes fois relevées.
La considération pour ces difficultés théoriques a entraîné davantage de circonspection quant à la possibilité d'identifier et de décrire ce que serait essentiellement le catholicisme. Sur le plan sociologique, les études mettent ainsi davantage l'accent sur la diversité du phénomène que l'on tente d'appréhender sous ce nom21, tandis que pour ce qui est de la description du catholicisme comme d'une doctrine ou d'un système de pensée, l'accent est mis sur le fait que l'on peut sans doute identifier des « accentuations22 », caractéristiques ou « éléments constitutifs23 » de la pensée catholique, mais pas décrire more geometrico un « système catholique » en sa totalité.
L’Église catholique professe que Dieu se révèle :
L’accès à cette révélation est également nourri par une double source: l’Écriture et la Tradition.
L'Église catholique s'appuie à la fois sur les Saintes Écritures et sur la tradition apostolique, « l'une et l'autre doivent être reçues et vénérées avec égal sentiment
d'amour et de respect. »25.
Le concile Vatican II réaffirme que la Tradition explique les
Écritures : Les deux aspects sont intimement liés :
« La sainte Tradition et la Sainte Écriture constituent un unique dépôt sacré de la parole de Dieu, confié à l'Église ; [...] Il est donc clair que la sainte Tradition, la sainte Écriture et le magistère de l'Église, par une très sage disposition de Dieu, sont tellement reliés et solidaires entre eux qu'aucune de ces réalités ne subsiste sans les autres, et que toutes ensemble, chacune à sa façon, sous l'action du seul Esprit Saint, contribuent efficacement au salut des âmes. »
— Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum sur la révélation divine, §10, [1].
Elles constituent la tradition première et comprennent les textes et récits de :
La tradition témoigne du questionnement ininterrompu sur la foi et de l’élaboration constante des définitions de foi au travers des siècles. Elle comprend :
Dans l’Évangile déjà, de nombreux contemporains de Jésus disent leur foi en lui. À Césarée de Philippe, Pierre professe : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu Vivant » (Matthieu, 8,16). Après la résurrection de Jésus et la Pentecôte, il annonce : « Ce même Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a fait le Seigneur et le Christ.» (Actes 2, 36).
À partir de ces embryons et face aux questionnements, l’Église a élaboré différentes synthèses de la foi. De nos jours, deux sont restées :
Les professions de foi ont un rôle non seulement doctrinal mais aussi mystique et liturgique. Par elles, l’Église redit sa confiance (foi) en Dieu et réaffirme les grands mystères de la foi chrétienne :
C’est pourquoi l’adhésion à ces textes et à ce qu’ils affirment est une condition nécessaire pour faire partie de l’Église catholique romaine. Ainsi, non seulement ils sont étudiés (voir le Catéchisme de l'Église catholique (1992)), mais ils sont aussi repris par les catholiques lors de leur baptême et leur confirmation et redits à chaque messe dominicale.
La dogmatique comme pratique théologique apparaît au XVIIe siècle chez les protestants comme chez les catholiques.
Pour les autres Églises chrétiennes :
Concernant plus précisément les relations avec le judaïsme, l'Église catholique romaine a reconnu que certains de ses fidèles avaient péché :
Voir pour plus de détails : Antijudaïsme chrétien dans l'histoire
L'Église se rend compte que les prises de position des premiers siècles de certaines personnalités chrétiennes (voir supersessionisme) ne sont plus de mise. Elle est consciente qu'un renouvellement de la théologie est nécessaire dans ce domaine, et celui-ci est en cours depuis l'après-guerre et le concile Vatican II (déclaration Nostra Ætate sur les relations avec les autres religions, 1965).
La liturgie catholique est l'ensemble des actes, des symboles et des paroles par lesquels l’Église aide les hommes à rendre publiquement un culte à Dieu et transmet la connaissance de Dieu aux hommes. Pour les chrétiens, la liturgie met l’homme en rapport direct avec Dieu.
L'Église catholique a une liturgie chargée d'histoire qui se décline différemment selon les traditions, avec principalement une tradition dite « latine » et une tradition « orientale ».
Les listes présentées ci-dessous ne sont pas exhaustives, loin de là, mais permettent un aperçu de la diversité des mouvements catholiques. Voir aussi : Liste des ordres réguliers catholiques
Le terme régulier désigne un groupement de religieux ou de religieuses qui prononcent des vœux religieux solennels, irrévocables, et qui suivent la même règle.
Plusieurs ordres réguliers ont des branches séculières : Communauté de vie chrétienne (CVX) (Communautés ignatiennes) ; Fraternités laïques dominicaines, fraternités franciscaines etc.
L'Église catholique considère que par la succession apostolique, elle est la continuatrice des apôtres (Église apostolique). Pour l’Église catholique, tout évêque est le successeur des apôtres : il a en charge une Église locale (son diocèse) sur lequel il doit veiller.
Elle considère que l'Église fondée par le Christ se perpétue dans l'Église catholique27, ou plutôt qu'elle est une institution permanente qui demeure éternellement à travers les âges sans aucune discontinuité de succession apostolique, en préservant la foi intégrale et l'unité des croyants.
Le pape est l’évêque de Rome, successeur de Pierre. À ce titre il est le premier des évêques et doit veiller à l’unité de l’Église. L’Église catholique romaine est constituée de toutes les Églises locales dont l’évêque est en communion avec le pape.
La direction universelle, ou internationale, de l’Église est assumée par le pape et par l’ensemble des évêques, réunis en concile œcuménique sur convocation du pape. Les conciles sont rares, convoqués à des moments exceptionnels. L’essentiel du gouvernement de l’Église se trouve au Saint-Siège qui réside principalement dans la Cité du Vatican (voir Gouvernement de l'Église catholique romaine), dont le pape est également le chef d’État.
Tous les catholiques ont reçu de par l’onction du baptême, complété par la chrismation ou confirmation, le sacerdoce baptismal qui les fait « prêtres, prophètes et rois ». En outre le sacrement de l’ordre donne à certains de ses membres un sacerdoce ministériel. Ces deux sacerdoces sont différents et complémentaires.
« Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d’espérance et de charité, vie selon l’Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun, il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens. »
— Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres, Libreria editrice vaticana, cité du Vatican, 1997
En outre, en vertu de certains vœux, certains baptisés s’engagent de façon particulière au service de Dieu, de l’Église et du monde par des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, notamment dans les ordres religieux.
On distingue ainsi :
Longtemps puissance temporelle, la papauté s'est progressivement concentré sur sa mission spirituelle. Depuis Pastor Æternus, 1870, l’ambition de primauté symbolique se substitue à l’exercice temporel du pouvoir, progressant suivant les relations qu’elle entretient avec les gouvernements comme avec les autres religions. Voir : Lutte du sacerdoce et de l'Empire.
En 1929, le pape Pie XI signe les accords du Latran avec l'État italien qui lui concède l'existence de l'État du Vatican. Depuis Paul VI, les papes ont délaissé la tiare, couronne pontificale qui représentait le pouvoir temporel, le pouvoir spirituel et l'autorité sur les princes. Elle apparaît encore sur les armoiries de l'État du Vatican.
Le Saint-Siège, nom officiel de l'État du Vatican, est représenté dans les institutions politiques internationales (ONU, Europe). Il joue parfois un rôle de médiation dans certains conflits.
Le droit canonique ou droit canon (jus canonicum en latin), est l'ensemble des lois et des règlements adoptés ou acceptés par les autorités catholiques pour le gouvernement de l'Église et de ses fidèles.
Le terme vient du grec κανών / kanôn, la règle, le modèle. Le terme a rapidement pris une connotation ecclésiastique en désignant au IVe siècle les ordonnances des conciles, par opposition au mot νόμος / nómos (la coutume, la loi) utilisé surtout pour les lois des autorités civiles.
Le droit canonique n'a pas de portée sur les accords conclus par l'Église, ni sur les questions de dogme à proprement parler, quoiqu'il faille relativiser (le pape Jean-Paul II a en effet inséré, dans le code de 1983, l'interdiction faite aux femmes d'accéder à l'ordination en engageant la foi de l'Église). En ce qui concerne la liturgie, le code ne donne que des orientations dans la partie liée à la charge ecclésiale de sanctifier; les normes liturgiques se trouvent dans la présentation des divers rituels.
Ces normes ont force de loi et doivent être respectées car, pour certaines d'entre elles, il y va de la validité du sacrement. Tous les rituels ne concernent pas les sacrements, et il convient, là aussi, de respecter les normes, en particulier pour les funérailles. En ce qui concerne la messe, les normes se trouvent dans la PGMR « présentation générale du missel romain ». La dernière PGMR a été publiée par Jean-Paul II en 2002, et traduite en français par le CNPL. Le nouveau missel, publié également en 2002, n'a pas encore été traduit en français.
Le terme canoniste renvoie ordinairement à un expert de ce droit interne de l'Église, tandis qu'un juriste peut être expert de droit religieux ou ecclésiastique s'il connaît le droit de son pays touchant aux diverses religions.
Les conférences épiscopales rassemblent les évêques d'un même pays. En Europe, il existe en outre un Conseil des Conférences Episcopales d'Europe (CCEE), qui est au service de la collégialité des conférences épiscopales d'Europe et une Commission des conférences épiscopales de la communauté européenne (COMECE), qui a pour objectif de créer des liens avec les instances européennes pour l’information des épiscopats européens. Elle dispose d'un bureau à Bruxelles. Les conférences mettent en place différents organismes tels que la commission justice et paix ou l’Office catholique d’Information et d’Initiative pour l’Europe (OCIPE).
Au lendemain du Concile Vatican II, deux courants de contestation diamétralement opposés se mettent en place. Dès la fin des années 1960 le débat s'engage sur la notion de « crise de l'Église »28. Alors que le courant traditionaliste est marqué par le refus des conclusions du Concile, le courant dit réformateur ou progressiste estime au contraire que sa mise en œuvre est restée insuffisante.
Attaché à la spiritualité et dans l'esprit de l'humanisme chrétien, il invite ses membres à approfondir leur quête de sens par un partage de leurs recherches spirituelles, leurs doutes, et leurs convictions dans une attitude d'ouverture et une démarche de dialogue et de respect mutuel. Son objectif est de favoriser le développement personnel de chacun et d’inciter ses membres à s’engager, pour construire avec d’autres une société à laquelle chacun trouve un sens, où il a sa place et sa dignité. «Vie Nouvelle» contribue à construire aux plans local, national, européen et international, avec d'autres mouvements, associations, partis et syndicats, une société solidaire.
L'Église Catholique intervient en matière sociale, et notamment à l'époque moderne avec la publication au XIXe de l'encyclique Rerum Novarum ( à propos des « réalités nouvelles ») par le Pape Léon XIII en 1891. Ainsi qu'avec l'exposé de la Doctrine sociale de l'Église en 1931, sous la plume du pape Pie XI, dans l'encyclique « Quadragesimo Anno » . Elle a fait l'objet d'une synthèse systématique et exhaustive en 2004, sous la forme d'un Compendium de la doctrine sociale de l'Église, rédigé par le cardinal Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix.
Le mouvement dit Théologie de la libération : catholiques progressistes s'éloignent d'un catholicisme conservateur, au profit d'une voie dans laquelle l’action politique apparaît comme une exigence de l'engagement religieux dans la lutte contre la pauvreté. Théorisé à partir de 1972 par Gustavo Gutiérrez, ce courant théologique prône la libération des peuples et entend ainsi renouer avec la tradition chrétienne de solidarité. Ce courant latino-américain, essentiellement composé de dominicains et de jésuites est accusé par ses détracteurs d'être d'inspirations marxistes et ses théologiens sont souvent en délicatesse avec la Congrégation pour la doctrine de la foi, à l'instar de Jon Sobrino.
La nouvelle évangélisation est une des priorités de l'Église depuis le pontificat de Jean-Paul II qui a d'ailleurs été le premier pape à réellement introduire le concept de « nouvelle évangélisation » ou « réévangélisation ». Elle se différencie de l'évangélisation traditionnelle de par ses modi operandi mais également par le public qu'elle veut atteindre : les pays de vieille tradition chrétienne, c'est-à-dire principalement l'Europe et l'Amérique.
Un Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation fut créé en 2010 par le pape Benoît XVI.
Le nombre de catholiques dans le monde est estimé par le Vatican à 1 098 366 000, en progression de 45 % depuis 1978, ce qui correspond globalement au taux d'évolution de la population mondiale29,30.
Graphique : estimations par continent, exprimées en millions de catholiques.
|
|
Cet article, ou cette section, doit être recyclé(e).
Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.
|
|
Catholicisme Église catholique romaine |
|
|
|
|
|
|
|
| Type | Religion |
|---|---|
| Membre(s) | Baptisés en communion avec le pape et les évêques |
| Effectifs | Plus d’un milliard |
| Pape |
Benoît XVI évêque de Rome |
| Dirigeant(s) | évêques |
| Site web | http://www.vatican.va/phome_fr.htm (version française) |
|
modifier |
|
Sommaire |
|