Je parle de mangas ,de mes lecture de la musique que j'écoute ,de jeux vidéo et des poème que j'écris
Selon la Kabbale juive, Lilith (en hébreu : לילית) est, en Éden, la première femme et la première compagne d’Adam, avant Ève.
Il s’agit peut-être du plus ancien mythe de révolte féminine.
On peut retracer trois grandes origines au nom de Lilith.
Ainsi, le mot hébreu לילית, Lilit, qui prend en akkadien la forme Lilītu, est un prénom féminin de racine proto-sémitique LYL « Nuit », qui signifie littéralement « la femme de la nuit » ou « démon ». Toutefois, sur des inscriptions cunéiformes, Lilit et Līlītu font référence à des esprits du vent apportant la maladie1,2.
La première mention du personnage de Lilith remonte au mythe Nanne et l'arbre huluppu, relaté dans la tablette XII du mythe Gilgamesh, Enkidur et le Kur3. Cette tablette, qui date de 2000 av. J.-C.4, a été retrouvée à Ur, cité mésopotamienne actuellement en Irak, dont serait originaire Abraham selon la tradition de la Torah, de l'Ancien Testament et du Coran. Son texte fut publié en 1930 par C.J. Gadd, du British Museum. C'est le premier texte retrouvé faisant état d'une ki-sikil (« jeune femme ») lil-là (« aérienne »), qui vivait dans un arbre (l'huluppu, assimilé au saule) sur les bords de l'Euphrate, arbre que la déesse Inanna sauva des eaux en le plantant dans son jardin sacré à Uruk. C'est l'assimilation de ce mythe par la culture sémitique qui donna lieu ensuite aux exploitations connues sous le nom de Lilith (notamment dans le Talmud de Babylone). Cette tablette n'attribue aucun caractère maléfique à cette ki-sikil lil-là. En effet, comme on a pu l'observer pour d'autres mythes, les sémites babyloniens et hébreux ont repris des éléments de la culture sumérienne pour leur faire subir une assimilation au cours de laquelle les noms ont subi des transformations et les personnages ont reçu des attributs nouveaux. C'est ainsi que ki-sikil lil-là devient Lilith (démon femelle) en hébreu, puis Lilitû ou Ardat Lili en babylonien. C'est au cours de cette appropriation que Lilith devient, dans le récit hébreu, la première femme avant Ève.
L'Ancien Testament fut rédigé entre -700 et 400, durant l'asservissement des Hébreux cananéens par les Babyloniens. C'est sous cette forme que le mythe de Lilith s'est transmis et développé pendant plus de 2 500 ans. Ce n'est qu'au XIXe siècle après J.-C. que Grotenfeld et les assyriologues et sumérologues ont mis au jour les emprunts mythologiques des peuplades sémitiques à la culture sumérienne. Le cas le plus célèbre de ce phénomène est le mythe du Déluge, histoire dont on sait maintenant qu'elle date de 3500 ans av. J.-C., bien avant que n'apparaisse la tribu des Hébreux, dont la première trace remonte à -1 200 sur les stèles de Mérenptah. C'est dans cette même optique que S. N. Kramer met en évidence dans son livre que sept poèmes sumériens parlant de Gilgamesh ont servi de trame à l'Épopée de Gilgamesh écrite 1 000 ans plus tard par les Babyloniens.
Les représentations de ce personnage sont très variables, et parfois contradictoires, selon les récits et les cultures : Lilith est parfois aérienne, parfois chtonienne, voire aquatique et dévoratrice. Dotée d’une sexualité illimitée et d’une fécondité prolifique, tout en étant symbole de frigidité et de stérilité, épouse, fille et double du diable, elle rassemble, dans la culture judéo-chrétienne, les côtés négatifs attribués à la féminité archaïque, celle qui ne peut être l’épouse de l’homme. Elle a connu de multiples avatars, jusqu’à la Lolita de Nabokov.
Le livre de la Genèse propose deux récits de la création de la femme :
Aussi, très tôt, les rabbins ont-ils tenté de résoudre la contradiction entre ces deux passages. Reprenant certaines légendes sémites, ces rabbins y ont vu la preuve de l’existence d’une « autre première femme ». Mais Lilith n'est pas nommée dans la Genèse. Le terme se trouve cependant dans différentes versions de la Bible comme la TOB, la Bible de Jérusalem, la Bible Darby et la Bible d’André Chouraqui pour désigner un « être nocturne ».
Dans les versions de la Bible où Lilith est nommée, le nombre d’occurrences dépend de la traduction. Là où certaines versions nomment expressément Lilith (ou Lilit), d'autres traduisent la même appellation par spectre de la nuit, onocentaure, chat-huant, hibou ou chouette8.
Par exemple, dans le Livre d’Isaïe, chapitre XXXIV, verset 14, Lilith apparaît dans un contexte particulièrement sinistre, lors de la chute du royaume d’Edom, dans un désert de poix, parmi les ronces, les orties et les chardons. On peut comparer les traductions suivantes :
Par ailleurs, la figure du démon de midi évoquée dans le Psaume XCI, 5 lui est parfois identifiée4, parfois c’est un autre démon du même passage à qui on donne son nom : « Tu ne craindras ni Lilith, ni la flèche qui vole de jour, ni Deber, la peste qui marche en la ténèbre, ni Keteb, le fléau qui dévaste à midi »10.
C’est pour résoudre le problème posé par les deux récits non compatibles de la création de la femme trouvés dans la Genèse que les rabbins vont emprunter le mythe de Lilith aux Sumériens, et l'enrichiront en particulier dans l’Alphabet de Ben Sira, commentaire de l’Ecclésiaste écrit entre les VIIIe et Xe siècles après J.-C.
Au commencement (Béréshit), Lilith n’est que l’appellation générique d’une classe de démons femelles : elle vient donc des enfers, de la poussière.
C’est dans l’Alphabet de Ben Sira que se trouve expliqué le destin de Lilith : elle est tirée de la même terre qu’Adam (que l’Alphabet appelle
Adam-Kadmon) et donc se considère comme son égale. Elle refuse de se tenir sous lui quand ils font l’amour, ce qui provoque une dispute. Elle invoque alors le nom de l’Éternel, des ailes
lui poussent, et elle abandonne Adam et l’Éden. Devant les plaintes d’Adam, Dieu envoie trois anges convaincre Lilith, qui s'obstine. Elle est donc celle qui dit non à la fois à la position que
lui propose l’homme dans leur couple et à la tentative de réconciliation de Dieu lui ordonnant de se plier au désir de l’homme
Pour la punir, Dieu la condamne à voir tous ses enfants mourir à la naissance. Désespérée, elle décide de se suicider. Les anges lui donnent le pouvoir de tuer les enfants des Hommes (jusqu’à la circoncision, au huitième jour pour les garçons, et jusqu’au vingtième jour pour les filles). Elle rencontre ensuite le démon Samaël, l’épouse et s’installe avec lui dans la vallée de Jehanum, où il prend le nom d’Adam-Bélial.
Pour se venger, Lilith devient le serpent qui provoque la Chute d’Ève, et incite Caïn à tuer Abel. Comme ses enfants s’entretuent, Adam refuse de coucher avec Ève, ce qui permet à Lilith d’enfanter des nuées de démons (avec le sperme d’Adam qui tombe à terre) pendant cent trente ans10.
Plus tard, dans le Livnat ha Sappir, Joseph Angelino identifie Lilith à la reine de Saba, dans son rôle de tentatrice ; toujours selon ce livre, l’une des deux prostituées qui se disputent un enfant devant Salomon serait également Lilith12.
Dans la démonologie des Midrachim et du Zohar (Le Livre des splendeurs), il y a deux Lilith, la petite et la grande :
Yehouda Bar Rabbi relate, dans sa Genèse Rabba : « Le Saint - béni soit-il - avait créé une première femme, mais l’homme, la voyant rebelle, pleine de sang et de sécrétions, s’en était écarté. Aussi le Saint - béni soit-il - s’y est repris et lui en a créé une seconde. » (Genèse Rabba 18:4). Puis : « Caïn, qui se querellait avec Abel pour [la possession de] la première Ève [soit la petite Lilith, sa première mère], le tua… pour être sûr d’en être le seul possesseur. À eux deux, ils engendrèrent la portion diabolique de l’humanité, comme Adam et Ève en engendrèrent la portion bénéfique… » (Genèse Rabba 22:7→30).
Adam se serait séparé de Lilith pour plusieurs raisons, toutes d’ordre sexuel :
Adam, sous le coup de la colère et voulant faire preuve d’autorité, la chasse du paradis terrestre. YHVH, prévenu, envoie les 3 anges de la Médecine (Snvi, Snsvi et Smnglof) pour essayer de la raisonner.
Mais elle refuse d’obtempérer aux demandes du Divin, ce qui est l’un de ses traits de caractère. Finalement, chassée par l’homme du Paradis, Lilith, éperdue, fuit droit devant elle, jusqu’aux abords de la mer Rouge. Là, elle cherche des humains mais ne trouve que des animaux et des démons. Chassée de l’humanité elle se jette dans la ‘diablerie’ et commence (ou continue) à entretenir des relations avec le grand démon mais aussi avec nombre de démons et démones incubes & succubes.
Finalement YHWH prend acte de l’irrémédiabilité de ses turpitudes et la rejette définitivement de la surface de la Terre vers l’abîme, au fond des océans, où elle demeure ensuite, profitant des grottes sous-marines pour rejoindre la Géhenne, procréant au passage une multitude de démons tant aquatiques qu’infra-terrestres. Elle devient ainsi la Femme des trois mondes, seul le monde céleste lui restant fermé.
Des prières et objurgations multiples tentent de la maintenir dans ces profondeurs océaniques pour l’empêcher de troubler la vie des Hommes et particulièrement des jeunes hommes (par définition, encore peu expérimentés), sur terre. Mais ces prières, assez efficaces de jour, perdent de leur force au début de la nuit. Lilith, aidée, propulsée par toutes les forces du mal, en profite pour sortir des Abîmes. Les mères et les jeunes mariées doivent tout faire pour éviter de laisser leur fils et époux seuls aux abords du crépuscule. Car alors, devenus une proie facile pour cette démone, toujours à l’affût, ils seraient entraînés, directement, vers la débauche pour toujours.
Physiquement, d’après la tradition talmudique :
À ce propos, le tableau de John Collier Lilith (en 1892), représente une Lilith, au teint et cheveux clairs, qui pourrait tout aussi bien s’appeler Ève (épisode du Serpent compris).
Moralement comme psychiquement, Lilith fonctionne alternativement comme image du démon sexuel et comme femme fatale, stérile, là où Ève est davantage vue comme la femme docile à l’homme, aussi idéale que génitrice.
Lilith n’était pas qu’une femme, c’était aussi Celle qui savait, surnom qui lui fut donné par Bélial à cause de sa grande intelligence.
En tant que femme supplantée ou abandonnée, au bénéfice d’une autre femme, Lilith représente les haines familiales, la dissension des couples et l’inimitié des enfants.
Dévorée elle-même par la jalousie, elle tue les nouveau-nés allant jusqu’à les dévorer, s’enivrant de leur sang. Si la garde des mères est trop vigilante, Lilith déterre leurs cadavres, les vidant de leurs entrailles, ne laissant que quelques fétus de paille.
Toujours selon la Tradition juive, Lilith, punie par la stérilité, pousse Satan, déguisé en serpent, à pervertir Ève en la possédant charnellement. De cette union, naît le premier être humain ombiliqué (doté d’un nombril contrairement à ses divers parents) : Caïn qui commet le premier meurtre sur Terre, en tuant Abel, son propre frère. Ainsi, Lilith, est quadruplement vengée : à travers l’homme trahi (Adam), à travers la mère bafouée et trompée (Eve), à travers l’enfant perverti devenu assassin (Caïn) et quatrièmement par l’enfant tué (Abel). Bien au-delà de la vengeance, Lilith peut jouir du mal pour le mal.
On peut recenser de très nombreuses héroïnes maléfiques qui, au moins dans une de leurs facettes, reprennent une facette de Lilith (sexualité débridée, détournée de la procréation, sexualité illicite, morbidité liée à la sexualité, femme libre, égale de l’homme), et dont le nom est fait sur le modèle du redoublement de deux l : Lily, Lila, Lilas, Liliane, etc.
http://www.galeriecorcia.com/Ody-Saban-Lilith-Adam http://mirandum.wifeo.com/images/a/ant/ant-Lilith-01.jpg http://rofocale.centerblog.net/35-lilith
Berbiguier de Terre-Neuve du Thym dans « Les Farfadets (Chapitres I à X) » reprend l’antithèse d’Ève, Lilith, qu’il voue cependant toutes deux au démon :
Remy de Gourmont (en 1892) donne une autre version du mythe de Lilith : le Créateur, modelant Lilith avec de l’argile, arrondissait sensuellement les hanches et les seins de Lilith et se trouva à court d’argile pour la tête. Il lui creusa alors un trou dans le ventre pour lui faire le cerveau.
Anatole France, dans « La fille de Lilith »13, invente une mystérieuse Leïla, fille de Lilith, dont voici la Prière : « Mon Dieu, promettez-moi la mort, afin que je goûte la vie. Mon Dieu, donnez-moi le remords, afin que je trouve le plaisir. Mon Dieu, faites-moi l’égale des filles d’Ève ! »
Marcel Schwob, dans « Lilith, Cœur double »14, renouvelle le mythe en faisant peindre au héros du livre, la Divinité comme une créature de l’un de ses tableaux : (las de ces terrestres beautés)… « Alors il aima Lilith, la première femme d’Adam, qui ne fut pas créée de l’homme. Elle ne fut pas faite de terre rouge, comme Ève, mais de matière inhumaine ; elle avait été semblable au serpent, et ce fut elle qui tenta le serpent pour tenter les autres. Il lui parut qu’elle était plus vraiment femme, et la première, de sorte que la fille du Nord qu’il aima finalement dans cette vie, et qu’il épousa, il lui donna le nom de Lilith. Mais c’était un pur caprice d’artiste ; elle était semblable à ces figures préraphaélites qu’il faisait revivre sur ses toiles. Elle avait les yeux de la couleur du ciel, et sa longue chevelure blonde était lumineuse comme celle de Bérénice, qui, depuis qu’elle l’offrit aux dieux, est épandue dans le firmament. Sa voix avait le doux son des choses qui sont près de se briser ; tous ses gestes étaient tendres comme des lissements de plumes ; et si souvent elle avait l’air d’appartenir à un monde diffèrent de celui d’ici-bas qu’il la regardait comme une vision ».
La Lolita de Vladimir Nabokov, en 1955, précédée par un poème au milieu des années 1920 (Lilith).
Spartakus FreeMann, dans « Lilith au sein du Mysticisme juif », 2002, reprend les thèmes classiques : Sexe- Révolte et Violence et Religion.
En 1981, Primo Levi publie Lilith, recueil de nouvelles où dans l’une d’elle, « Lilith », il relate le mythe de Lilith qu’un soldat juif lui raconte.
Autres utilisations : Victor Hugo, la princesse Leïleff de Catulle Mendès ; Alina Reyes, Lilith (roman)15, Réza Barahéni, Lilith (roman)16 ; Colette de Belloy, Lilith ou L’un possible17, Pierre Mourlon-Beernaert, Les visages féminins de l’Évangile18, Philippe Pissier, Lettres à Lilith19, Salvador Gotta, Lilith20 ; Bernard Werber, dans le papillon des étoiles, y fait référence à la fin du volume ; Joumana Haddad parle également de Lilith, la première femme toute-puissante créée de l'argile à l'égal d'Adam, « dont Ève, née de la côte d'Adam, n'est qu'une pâle copie », dans son livre J'ai tué Schéhérazade21, ainsi que dans Le Retour de Lilith.
« Lilith » est l’héroïne de la BD, « Le Bleu du Ciel », aux éditions « Soleil »
Lilith est le personnage principal du livre « Revelation of the Dark Mother », publié par « White Wolf » en 1998. Elle est représentée comme la première femme d'Adam et la première amoureuse de Lucifer. C'est elle qui aida Caine à développer ses pouvoirs vampiriques.
Lilith est également le nom de plume d'une romancière et novelliste française qui a publié aux éditions du Bénévent en 2007 Des nouvelles de la terre.
Dans Succubus blues de Richelle Mead, Lilith est le nom de celle qui a créé Georgina, un succube également appelée « fille de Lilith ».
Dans la série de BD Gothic (Rodolphe, Marcelé, Alluard), Lilith essaie en vain de reconquérir Samaël, réincarné sous les traits d'un artiste londonien, John Lodge.
Lilith est un personnage dans la trilogie du cercle de Nora Roberts. Elle représente la chef des vampires voulant conquérir le monde pour se repaitre du sang des humains. Elle aurait été engendrée par le premier vampire reprenant ainsi le mythe de la première démone (voir plus haut).
José Saramago, "Caïn" (Le Seuil, 2011) chapitres 4 et 5
En 2011, Alix Renaud réécrit et réinterprète le mythe de Lilith dans La femme avant Ève (éditions GID, Québec).
Lilith est également présente dans le quatrième tome de la cité des ténèbres de Cassandra Clare.
source:http://fr.wikipedia.org/wiki/Lilith
Sommaire |