Je parle de mangas ,de mes lecture de la musique que j'écoute ,de jeux vidéo et des poème que j'écris
Comme je viens de le dire, le premier vampire était une femme, ou plus exactement une démone doublée d'une succube. Son nom est Lilith, et elle fut, si l'on en croit la tradition hébraïque et cabalistique, la première épouse de notre père Adam, avant qu'Ève ne fût tirée de l'une de ses côtes.
Cela montre bien que l'engeance des démons et des vampires remonte à l'origine même de l'humanité, voire la précède.
Lilith, la démone, le rebelle, la femelle ayant préféré s'enfuir au-delà des mers plutôt que d'être la fiancée d'Adam, c'est-à-dire la femme soumise à l'homme, serait ainsi la « moitié d'orange » d'Adam, son âme sœur en exil, ou plus exactement son esprit rebelle... Ce n'est qu'après sa déroute que Dieu aurait donné à Adam une autre compagne, Ève.
Lilith est souvent représentée sous la forme d'une femme serpent, au corps d'écailles. Parfois, elle est assimilée au serpent de la Genèse tellurique et aussi celui de la Grande Déesse Mère, telle qu'elle fut adorée dans l'Égypte ancienne ou dans la religion minoenne, en Crète, jusqu'en 1 500 av. J-C.
Enfin, l'érotisme de Lilith est fondé sur le mépris de la sexualité masculine et la reconquête de la fonction phallique. C'est un érotisme trouble, souvent pervers, parfois sadique, qui renvoie aux mythe du vampire, de la goule et du succube.
Le sang et la sexualité sont intimement liés chez Lilith. Sa connaissance des drogues et des plantes lui permet de séduire, ou, plus exactement, d'enchanter les hommes qui passent à sa portée. Semblable à la magicienne Kundry qui, dans Parsifal, le sublime opéra de Wagner, tente d'enjôler le héros pur dans le jardin des Filles-Fleurs, afin de l'empêcher de reconquérir la lance sacrée qui permettrait de guérir la blessure d'Amfortas, grand prêtre du Graal.