Je parle de mangas ,de mes lecture de la musique que j'écoute ,de jeux vidéo et des poème que j'écris
Par myll
Marc-Alain Ouaknin, né le 5 mars 1957 à Paris, est un philosophe, écrivain et rabbin français.
Il est le fils du Grand-Rabbin Jacques Ouaknin.
Docteur en philosophie, Professeur des Universités (Associate Professor de l'université de Bar-Ilan), Marc-Alain Ouaknin travaille depuis plus de 20 ans à commenter et à approfondir la pensée d'Emmanuel Lévinas en la mettant en dialogue avec les textes de la pensée juive et en particulier avec les textes de la Kabbale et du Hassidisme, ainsi qu'avec la psychanalyse et la phénoménologie.
Les recherches de Marc-Alain Ouaknin se déploient, pour toujours s’entrecroiser, dans différents domaines, en différentes questions et dans différentes thématiques privilégiées. C’est d’ailleurs cet entrecroisement interdisciplinaire, ces ponts permanents (qu’il appelle aussi Zeugma), qui fait la particularité et l’un des intérêts de cette pensée et de son style. Ces différents domaines sont la Bible, le Midrach et Talmud, La Kabbale et le Hassidisme, la théologie, la philosophie, la psychanalyse1 et la littérature.
Les questions qui y sont traitées sont celles de l’histoire de l’écriture et de l’alphabet, du livre, du langage, de la lecture, de la traduction, de l’interprétation (l’herméneutique), de la transmission, de l’éducation2, de la thérapie de l’érotisme3, de l’éthique et de l’humour.
Et à l’intérieur de ces questions les thèmes que l’on retrouve au fil des ouvrages, souvent dans un héritage directement lévinassien et plus particulièrement phénoménologique, sont: le
renouvellement du sens, ou hidouch, le questionnement, le doute, l’athéisme, le dialogisme, l’hyperdialectique, la mémoire, la coalition des cultures, l’énigme du Tétragramme, l’identité
herméneutique, le protosinaïtique, et l’amphibologie.4
Dans chacun de ses ouvrages Ouaknin a insisté d'abord sur le retour au savoir et la connaissance précise des textes, bibliques, midrachiques, talmudiques, kabbalistes et hassidiques.L'intelligence commence par le fait incontournable de connaître la bibliothèque.
Qu'est-ce que la Bible, comment est-elle construite? découpée? Quand et par qui fut-elle écrite? dans quelle(s) langue(s)? Et cette idée mille fois répétée et formulée par un de ses maîtres, Armand Abecassis: "Le peuple juif n'est pas le peuple du livre, mais le peuple de l'interprétation du livre!". Et l'ensemble de ces interprétations, complexes, multiples et contradictoires, qui constituent le Talmud.
Ouaknin insiste sur La différence entre le Midrach et le Talmud : Le Midrach est une exégèse directe. C'est à dire que l'on cite un verset que l'on commente: "Au commencement Dieu créa le
ciel et la terre", cela signifie telle et telle chose, on peut analyser tel mot de telle façon, faire telle ou telle remarque grammaticale, historique, philosophique ou autre. Le Talmud ne
commence pas par citer un verset mais une loi, un rite. Et le travail du Talmud est précisément de rechercher sur quel verset s'appuie cette loi ou ce rite, pour en comprendre le sens, le
parfum dit Lévinas, l’horizon philosophique, métaphysique, théologique, etc. En résumé dans le Midrach on part du verset, dans le Talmud on retourne au(x) verset(s). Le Talmud, par l'analyse
des sources scripturaires, cherche les fondement philosophiques de la loi, du rite. Il en recherche le "mythe". Et selon un jeu de mot de Ouaknin, le Talmud articule ainsi le rite et le mythe
de chaque texte, il en construit le rythme5.
Comme pour la Bible Ouaknin pense l'absolue nécessité de connaître à la perfection la bibliothèque talmudique. Comment est-il organisé? Ses six ordres, ses soixante-trois traités, les langues
utilisées (l'hébreu et l'araméen); quand et où at-il été écrit? par qui? l'histoire de sa publications, de ses commentaires de ses maîtres etc.,; quelles sont les techniques d'interprétation?
les règles et les limites de l'interprétation? etc. Quels en sont les thèmes, les concepts, les problématiques?, Etc.
Mais le travail de Ouaknin est d'avoir montré, à la suite de Lévinas, par ses analyses et ses commentaires et ses prises de positions herméneutiques que "la pétrification du savoir acquis - la
congélation du spirituel- susceptible de se déposer comme un contenu inerte dans la conscience et de passer ainsi figé, d'une génération à l'autre n'est pas une transmission! Car la
transmission est reprise, vie, imagination,invention et renouvellement6.
Pour Ouaknin, l'érudition ne suffit pas! Là encore comme le dit Lévinas dans un texte souvent cité par Ouaknin « depuis cent cinquante ans, on ne fait que cela. Le XIX siècle s'est épuisé
en philologie du judaïsme. Cinquante siècles furent mis en fichiers - immense épigraphie hébraïque, recueils d'épitaphes - dont il importait d'entendre les témoignages historiques et qu'il
fallait situer aux entrecroisements d'influences. Quel cimetière ! Des tombes de cent cinquante générations !" 7."
La démarche de Ouaknin n'est pas de refuser ce travail d'historien, qui est aussi d'une grande importance et d'une grande richesse et auquel il invite ses lecteurs, mais de le conjuguer avec
une lecture créatrice, inventive imaginative qui renouvelle le texte pour lui-même, et pour le sens nouveau qu'il peut offrir au lecteur. Comme dit Eric Weil « chaque génération doit
garder la force de questionner le monde de façon nouvelle. Il ne s'agit pas de rejeter par principe ce qui a été dit dans le passé, comme si, en tant que passé, cela était dé-passé. Comprendre
Aristote, (Maïmonide, Hegel ou Rabbi Aquiva ajoute Ouaknin), c'est redécouvrir les questions qu'ils se sont posées à eux-mêmes et mesurer en quel sens elles sont encore les nôtres; c'est les
penser à nouveau, en les assumant ; c'est dialoguer avec eux, et donc aussi dialoguer à travers eux et, grâce à eux, avec nous-mêmes et avec nos contemporains, dans la pleine conscience
des différences de situation historique, mais aussi de la dimension trans-historique qui lie les discours et leur permet de communiquer, sans projeter une unification de sens8. »
Ainsi pour Marc-Alain Ouaknin ce qui est requis est à la fois une lecture historique, philologique et existentielle, où comprendre un texte c'est aussi se comprendre devant
le texte et avec le texte! Ce qui ne veut pas dire se projeter dans le texte, "mais recevoir du texte les conditions d'un soi autre que le moi qui vient à la lecture9" selon une formule importante de Ricoeur que Ouaknin mobilise de façon essentielle
Ouaknin rejoint ici toute la recherche herméneutique de Paul Ricoeur et sa dialectique de l'interprétation qui articule de manière dynamique l'explication (la dimension objective du texte,
l'approche historique et philologique) et la compréhension (la dimension subjective et existentielle du texte). On peut rapprocher ces catégories herméneutiques de l'"explication" et de la
"compréhension" des catégories talmudiques de "Pchat" et de "Drach", même si c'est beaucoup plus complexe.
Explication et compréhension ne s'excluent pas mutuellement mais se nouent et se tissent dans la recherche d'un évènement de lecture où à la fois le texte et le lecteur en sortent
transformés. Cette transformation du lecteur par la lecture qui est une construction de soi et invention permanente de soi, que Ricoeur appelle identité narrative devient chez Ouaknin
'identité herméneutique. L'identité d'un sujet se construit par la lecture et l'interprétation, dans le respect du texte et de son histoire et dans le renouvellement de son sens par
l'interprétation. Ce qui donne une formule que l'on pourrait formuler ainsi: " Je doute, je lis, j'explique, je comprend et c'est ce qui constitue le fait que je pense,... donc je suis,...
c'est à dire j'adviens à moi-même à la fois très ancien et très nouveau!10.
En cours de rédaction
Une partie importante des recherches de Marc-Alain Ouaknin est consacrée à Nahman de Bratslav. Rabbi Nahman introduit un « objet conceptuel », le Livre brûlé11 , un livre qu'il écrit et brûle et qui n’existe aujourd‘hui que dans le vocable qui le nomme et les hypothèses infinies de son contenu12 .
Auteur d’une œuvre philosophique audacieuse et novatrice entre théologie, mystique, exégèse et littérature, Rabbi Nahman révolutionne la pensée juive en introduisant un droit fondamental au questionnement et au doute qui autorise et légitime à la fois l’athéisme et la libre pensée tout autant que la foi la plus ardente toujours garantie par une vigilance critique des textes et des idées.
Si Rabbi Nahman était déjà connu des spécialistes du hassidisme, Marc-Alain Ouaknin, par le Livre brûlé, l’introduit dans le champs des études universitaires européennes, en montre la modernité et les liens avec la littérature, la philosophie et la psychanalyse. Le Livre brûlé de Ouaknin dialogue avec Pluie d’été de Marguerites Duras qui s’en serait peut-être inspiré pour un des éléments importants de l’intrigue de son récit13 et a donné son titre au livre de Rodger Kamenetz Burnt Books, Rabbi Nahman of Bratslav and Franz Kafka, Schoken, New-York, 201014 .
« Il est interdit d’être vieux »15 , l’aphorisme de Rabbi Nahman qui figure comme en exergue du Livre brûlé est repris et commenté, entre autres, par Maurice Blanchot16 , Jacques Derrida17 et Didier Cahen18. Aphorisme qui invite au non-désespoir et au renouvellement permanent, le hidouch, c'est-à-dire le « renouvellement du sens ». On retrouve d’autres aphorismes de Rabbi Nahman dans la traduction qu’en donne Ouaknin à travers ses différents ouvrages dont les plus célèbres : « Il est interdit de désespérer »19 et « Souviens-toi de ton futur »20. Un des aphorismes les plus célèbres de rabbi Nahman « Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît car tu ne pourrais pas t’égarer » est en fait un aphorisme apocryphe proposé par Ouaknin.
En cours de rédaction
En 1983 Marc-Alain Ouaknin publie la traduction d'un commentaire biblique, Les Pirqé de Rabbi Eliézer en collaboration avec Charles Mopsik et Eric Smilévitch21.
En 2001, il publie une traduction du Livre de Jonas en collaboration avec Anne Dufourmantelle dans La nouvelle traduction de la Bible des éditions Bayard.
En 2007 Marc-Alain Ouaknin co-fonde le Projet Targoum22, projet d'une nouvelle traduction de la Bible hébraïque, (traduction et commentaires), et crée l'Atelier Targoum, Atelier de recherche sur la méthodolgie de l'interprétation et de la traduction des textes fondateurs, en partenariat avec le Centre Culturel du MJLF et la Fondation Moses Mendelssohn.
L'Atelier Targoum propose trois types de Séminaires:
Au premier semestre 2013:
Marc-Alain Ouaknin collabore au magazine La Vie et au Journal Tenoua27. Il participe au cycle de commentaires de la Paracha de la semaine sur Akadem28
Marc-Alain Ouaknin, né le 5 mars 1957 à Paris, est un philosophe, écrivain et rabbin français.
Il est le fils du Grand-Rabbin Jacques Ouaknin.
Docteur en philosophie, Professeur des Universités (Associate Professor de l'université de Bar-Ilan), Marc-Alain Ouaknin travaille depuis plus de 20 ans à commenter et à approfondir la pensée d'Emmanuel Lévinas en la mettant en dialogue avec les textes de la pensée juive et en particulier avec les textes de la Kabbale et du Hassidisme, ainsi qu'avec la psychanalyse et la phénoménologie.
Les recherches de Marc-Alain Ouaknin se déploient, pour toujours s’entrecroiser, dans différents domaines, en différentes questions et dans différentes thématiques privilégiées. C’est d’ailleurs cet entrecroisement interdisciplinaire, ces ponts permanents (qu’il appelle aussi Zeugma), qui fait la particularité et l’un des intérêts de cette pensée et de son style. Ces différents domaines sont la Bible, le Midrach et Talmud, La Kabbale et le Hassidisme, la théologie, la philosophie, la psychanalyse1 et la littérature.
Les questions qui y sont traitées sont celles de l’histoire de l’écriture et de l’alphabet, du livre, du langage, de la lecture, de la traduction, de l’interprétation (l’herméneutique), de la transmission, de l’éducation2, de la thérapie de l’érotisme3, de l’éthique et de l’humour.
Et à l’intérieur de ces questions les thèmes que l’on retrouve au fil des ouvrages, souvent dans un héritage directement lévinassien et plus particulièrement phénoménologique, sont: le
renouvellement du sens, ou hidouch, le questionnement, le doute, l’athéisme, le dialogisme, l’hyperdialectique, la mémoire, la coalition des cultures, l’énigme du Tétragramme,
l’identité herméneutique, le protosinaïtique, et l’amphibologie.4
Dans chacun de ses ouvrages Ouaknin a insisté d'abord sur le retour au savoir et la connaissance précise des textes, bibliques, midrachiques, talmudiques, kabbalistes et hassidiques.L'intelligence commence par le fait incontournable de connaître la bibliothèque.
Qu'est-ce que la Bible, comment est-elle construite? découpée? Quand et par qui fut-elle écrite? dans quelle(s) langue(s)? Et cette idée mille fois répétée et formulée par un de ses maîtres, Armand Abecassis: "Le peuple juif n'est pas le peuple du livre, mais le peuple de l'interprétation du livre!". Et l'ensemble de ces interprétations, complexes, multiples et contradictoires, qui constituent le Talmud.
Ouaknin insiste sur La différence entre le Midrach et le Talmud : Le Midrach est une exégèse directe. C'est à dire que l'on cite un verset que l'on commente: "Au commencement Dieu créa
le ciel et la terre", cela signifie telle et telle chose, on peut analyser tel mot de telle façon, faire telle ou telle remarque grammaticale, historique, philosophique ou autre. Le Talmud ne
commence pas par citer un verset mais une loi, un rite. Et le travail du Talmud est précisément de rechercher sur quel verset s'appuie cette loi ou ce rite, pour en comprendre le sens, le
parfum dit Lévinas, l’horizon philosophique, métaphysique, théologique, etc. En résumé dans le Midrach on part du verset, dans le Talmud on retourne au(x) verset(s). Le Talmud, par l'analyse
des sources scripturaires, cherche les fondement philosophiques de la loi, du rite. Il en recherche le "mythe". Et selon un jeu de mot de Ouaknin, le Talmud articule ainsi le rite et le mythe
de chaque texte, il en construit le rythme5.
Comme pour la Bible Ouaknin pense l'absolue nécessité de connaître à la perfection la bibliothèque talmudique. Comment est-il organisé? Ses six ordres, ses soixante-trois traités, les langues
utilisées (l'hébreu et l'araméen); quand et où at-il été écrit? par qui? l'histoire de sa publications, de ses commentaires de ses maîtres etc.,; quelles sont les techniques d'interprétation?
les règles et les limites de l'interprétation? etc. Quels en sont les thèmes, les concepts, les problématiques?, Etc.
Mais le travail de Ouaknin est d'avoir montré, à la suite de Lévinas, par ses analyses et ses commentaires et ses prises de positions herméneutiques que "la pétrification du savoir acquis -
la congélation du spirituel- susceptible de se déposer comme un contenu inerte dans la conscience et de passer ainsi figé, d'une génération à l'autre n'est pas une transmission! Car la
transmission est reprise, vie, imagination,invention et renouvellement6.
Pour Ouaknin, l'érudition ne suffit pas! Là encore comme le dit Lévinas dans un texte souvent cité par Ouaknin « depuis cent cinquante ans, on ne fait que cela. Le XIX siècle s'est
épuisé en philologie du judaïsme. Cinquante siècles furent mis en fichiers - immense épigraphie hébraïque, recueils d'épitaphes - dont il importait d'entendre les témoignages historiques et
qu'il fallait situer aux entrecroisements d'influences. Quel cimetière ! Des tombes de cent cinquante générations !" 7."
La démarche de Ouaknin n'est pas de refuser ce travail d'historien, qui est aussi d'une grande importance et d'une grande richesse et auquel il invite ses lecteurs, mais de le conjuguer avec
une lecture créatrice, inventive imaginative qui renouvelle le texte pour lui-même, et pour le sens nouveau qu'il peut offrir au lecteur. Comme dit Eric Weil « chaque génération doit
garder la force de questionner le monde de façon nouvelle. Il ne s'agit pas de rejeter par principe ce qui a été dit dans le passé, comme si, en tant que passé, cela était dé-passé.
Comprendre Aristote, (Maïmonide, Hegel ou Rabbi Aquiva ajoute Ouaknin), c'est redécouvrir les questions qu'ils se sont posées à eux-mêmes et mesurer en quel sens elles sont encore les nôtres;
c'est les penser à nouveau, en les assumant ; c'est dialoguer avec eux, et donc aussi dialoguer à travers eux et, grâce à eux, avec nous-mêmes et avec nos contemporains, dans la pleine
conscience des différences de situation historique, mais aussi de la dimension trans-historique qui lie les discours et leur permet de communiquer, sans projeter une unification de
sens8. »
Ainsi pour Marc-Alain Ouaknin ce qui est requis est à la fois une lecture historique, philologique et existentielle, où comprendre un texte c'est aussi se comprendre
devant le texte et avec le texte! Ce qui ne veut pas dire se projeter dans le texte, "mais recevoir du texte les conditions d'un soi autre que le moi qui vient à la lecture9" selon une formule importante de Ricoeur que Ouaknin mobilise de façon
essentielle
Ouaknin rejoint ici toute la recherche herméneutique de Paul Ricoeur et sa dialectique de l'interprétation qui articule de manière dynamique l'explication (la dimension objective du texte,
l'approche historique et philologique) et la compréhension (la dimension subjective et existentielle du texte). On peut rapprocher ces catégories herméneutiques de l'"explication" et de la
"compréhension" des catégories talmudiques de "Pchat" et de "Drach", même si c'est beaucoup plus complexe.
Explication et compréhension ne s'excluent pas mutuellement mais se nouent et se tissent dans la recherche d'un évènement de lecture où à la fois le texte et le lecteur en
sortent transformés. Cette transformation du lecteur par la lecture qui est une construction de soi et invention permanente de soi, que Ricoeur appelle identité narrative devient chez
Ouaknin 'identité herméneutique. L'identité d'un sujet se construit par la lecture et l'interprétation, dans le respect du texte et de son histoire et dans le renouvellement de son
sens par l'interprétation. Ce qui donne une formule que l'on pourrait formuler ainsi: " Je doute, je lis, j'explique, je comprend et c'est ce qui constitue le fait que je pense,... donc je
suis,... c'est à dire j'adviens à moi-même à la fois très ancien et très nouveau!10.
En cours de rédaction
Une partie importante des recherches de Marc-Alain Ouaknin est consacrée à Nahman de Bratslav. Rabbi Nahman introduit un « objet conceptuel », le Livre brûlé11 , un livre qu'il écrit et brûle et qui n’existe aujourd‘hui que dans le vocable qui le nomme et les hypothèses infinies de son contenu12 .
Auteur d’une œuvre philosophique audacieuse et novatrice entre théologie, mystique, exégèse et littérature, Rabbi Nahman révolutionne la pensée juive en introduisant un droit fondamental au questionnement et au doute qui autorise et légitime à la fois l’athéisme et la libre pensée tout autant que la foi la plus ardente toujours garantie par une vigilance critique des textes et des idées.
Si Rabbi Nahman était déjà connu des spécialistes du hassidisme, Marc-Alain Ouaknin, par le Livre brûlé, l’introduit dans le champs des études universitaires européennes, en montre la modernité et les liens avec la littérature, la philosophie et la psychanalyse. Le Livre brûlé de Ouaknin dialogue avec Pluie d’été de Marguerites Duras qui s’en serait peut-être inspiré pour un des éléments importants de l’intrigue de son récit13 et a donné son titre au livre de Rodger Kamenetz Burnt Books, Rabbi Nahman of Bratslav and Franz Kafka, Schoken, New-York, 201014 .
« Il est interdit d’être vieux »15 , l’aphorisme de Rabbi Nahman qui figure comme en exergue du Livre brûlé est repris et commenté, entre autres, par Maurice Blanchot16 , Jacques Derrida17 et Didier Cahen18. Aphorisme qui invite au non-désespoir et au renouvellement permanent, le hidouch, c'est-à-dire le « renouvellement du sens ». On retrouve d’autres aphorismes de Rabbi Nahman dans la traduction qu’en donne Ouaknin à travers ses différents ouvrages dont les plus célèbres : « Il est interdit de désespérer »19 et « Souviens-toi de ton futur »20. Un des aphorismes les plus célèbres de rabbi Nahman « Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît car tu ne pourrais pas t’égarer » est en fait un aphorisme apocryphe proposé par Ouaknin.
En cours de rédaction
En 1983 Marc-Alain Ouaknin publie la traduction d'un commentaire biblique, Les Pirqé de Rabbi Eliézer en collaboration avec Charles Mopsik et Eric Smilévitch21.
En 2001, il publie une traduction du Livre de Jonas en collaboration avec Anne Dufourmantelle dans La nouvelle traduction de la Bible des éditions Bayard.
En 2007 Marc-Alain Ouaknin co-fonde le Projet Targoum22, projet d'une nouvelle traduction de la Bible hébraïque, (traduction et commentaires), et crée l'Atelier Targoum, Atelier de recherche sur la méthodolgie de l'interprétation et de la traduction des textes fondateurs, en partenariat avec le Centre Culturel du MJLF et la Fondation Moses Mendelssohn.
L'Atelier Targoum propose trois types de Séminaires:
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Cet article est en cours de réécriture ou de restructuration importante (novembre 2012).
Un utilisateur prévoit de modifier cet article pendant quelques jours. Vous êtes invité(e) à en discuter en page de discussion et à participer à son amélioration de préférence en concertation pour des modifications de fond. .
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