Je parle de mangas ,de mes lecture de la musique que j'écoute ,de jeux vidéo et des poème que j'écris
HIStory: Past, Present and Future – Book I, un double album, sort en juin 1995. C'est le double album le plus vendu du monde, devant The Wall de Pink Floyd[68]; il s'est écoulé à plus de 25 millions d'exemplaires (et 55 millions de singles)[69]. Le premier disque contient quinze des plus grands succès, remastérisés, de Michael Jackson. Une seizième piste est présente sur ce premier disque, mais uniquement pour les fans français. Cette piste bonus contient un message audio remerciant les fans français de leur soutien, et le second disque quinze nouvelles chansons (dont une reprise des Beatles, Come Together, enregistrée des années auparavant pour le film Moonwalker).
L'album a poussé de nouveaux singles et clips en tête des classements américains. En mai 1995, sort le premier extrait de l'album, Scream, en duo avec sa sœur Janet. Le clip est, avec un budget de plus de sept millions de dollars, le plus cher jamais réalisé[70].
Suivent quatre autres singles : You Are Not Alone (août 1995) (la première épouse de Jackson, Lisa Marie Presley, fait une brève apparition dans le clip) ; Earth Song (novembre 1995) qui est un hymne pop-gospel contre la destruction de l'environnement ; They Don't Care About Us (avril 1996) ; et Stranger in Moscow (novembre 1996). Contrairement à You Are Not Alone, qui devint le premier et l'unique single à se placer directement à la première position au Billboard, et Scream, qui débuta à la cinquième place, les trois autres singles de l'album ont eu un succès limité aux États-Unis, à l'inverse de l'Europe. Au Royaume-Uni, Earth Song est resté six semaines en tête des palmarès, et est le single de Michael le plus vendu dans ce pays (devant Billie Jean). En décembre 1995, This Time Around, qui apparait en piste 4 du second disque d'HIStory, sort en tant que single promotionnel. En juillet 1997, pendant la deuxième partie de la tournée HIStory, une version remixée de la chanson titre HIStory sort partout sauf aux États-Unis. Le titre est accompagné de Ghosts, un titre extrait de l'album de remixes Blood On The Dance Floor. Enfin, en octobre 1997, un autre titre de l'album aurait dû voir le jour, Smile, hommage à Charlie Chaplin, mais fut annulé peu avant sa distribution par Sony.
Le titre They Don't Care About Us déclencha une polémique[71] à sa sortie à cause de ses paroles controversées, que certains considèrent comme antisémites, ce dont Jackson se défend (les phrases « Jew me, sue me / Kick me, kike me » sont modifiées dans une deuxième vague de sortie de l'album). Dans cette chanson, le chanteur exprime son désir de ne pas être enfermé dans des catégories liées à sa couleur de peau ou à ses origines : « Ne me traitez ni de blanc ou de noir » (« Don't you black or white me »). Spike Lee tournera deux versions de ce clip. L'une où Jackson danse dans les favelas de Salvador de Bahia, l'autre, boycottée par les chaînes musicales américaines[réf. nécessaire], qui refusent de la diffuser avant 21 heures, où Jackson interprète le titre dans une cellule de prison tapissée d'écrans qui diffusent des images d'actualités de guerre, de famine et de bavures policières (on y voit notamment les célèbres images de Rodney King passé à tabac).
En 1997, Sony impose à Michael Jackson de sortir Blood on the Dance Floor, un album de remixes de quelques chansons de HIStory ainsi que cinq nouveaux titres. Cet album est destiné à accompagner la partie européenne du HIStory World Tour.
La chanson titre, Blood on the Dance Floor, sort en single, accompagnée d'un clip co-réalisé par Jackson. L'album est passé presque inaperçu aux États-Unis, mais a encore une fois été plus populaire en Europe. C'est l'album de remix le plus vendu de tous les temps (plus de neuf millions d'exemplaires)[72].
Michael Jackson a également produit Ghosts, un court métrage à sensation de 40 minutes réalisé par Stan Winston, écrit par Michael Jackson et Stephen King, qui a été diffusé hors compétition au Festival de Cannes de 1997 puis dans quelques salles de cinéma. Le film utilise les chansons 2 Bad, Ghosts et Is It Scary (deux titres inédits de l'album Blood on the Dance Floor). Ghosts est le second single de l'album de remix, accompagné d'un clip réunissant des images du court-métrage. Celui-ci est occasionnellement diffusé sur les chaînes télévisées musicales, surtout pendant la période d'Halloween.
Au début du printemps 1998, John Mc Clain, co-fondateur du label A&M et responsable du succès de Janet Jackson, devient le nouveau manager de Michael Jackson.
Six ans après HIStory, Michael Jackson sort Invincible le 31 octobre 2001[73]. Jackson a commencé à enregistrer l'album en octobre 1997, et fini les enregistrements de l'album avec You Are My Life seulement huit semaines avant la sortie de l'album[74]. Avec un budget estimé à 30 millions de dollars, Invincible est l'album le plus cher de l'industrie musicale[75]. Pour accompagner sa promotion qui s'éléve a 25 millions de dollars selon Sony[76],[77], CBS diffuse Michael Jackson : 30th Anniversary Special, un événement spécial organisé afin de célébrer les trente ans de carrière solo de Michael Jackson[78].
L'album débute no 1 au classement américain Billboard et dans treize pays différents[79]. Il est certifié double disque de platine aux États-Unis le 3 décembre 2001[80]. Suite à des mésententes profondes entre Sony et Jackson, la compagnie de disques écourte la promotion de l'album, qui ne dure que trois mois. Seuls trois singles sont extraits de l'album : You Rock My World, Cry et Butterflies. En août 2009, l'album se vend à 13 millions d'exemplaires dans le monde[81] dont 2,5 millions d'exemplaires aux États-Unis[82]. Bien que les chiffres restent impressionnants pour n'importe quel artiste, Invincible est considéré comme un semi-succès, et ses chiffres de ventes restent très décevants en comparaison avec les albums précédents[83]. Certains rejettent la responsabilité de cet échec sur Michael Jackson en l'accusant d'avoir refusé de faire des tournées promotionnelles[84] ; tandis que Jackson accuse Sony Music de ne pas avoir suffisamment fait la promotion de l'album, d'avoir annulé la sortie de plusieurs singles[85], et d'avoir annulé la production de vidéoclips accompagnant les chansons. Ultimement, il reprochera aussi d'avoir fait paraître le 16 octobre 2001 une ré-édition spéciale de son album Dangerous, tout juste deux semaines avant la sortie d'Invincible, en plus d'avoir fait paraître trop peu de temps après la compilation Number ones, une orchestration qui éclipsa Invincible[84] et qui prit des allures de sabotage orchestré par le PDG Tommy Mottola. Suite à cette série d'incidents, Mottola sera congédié.
En décembre 2009, l'album refait parler de lui. Il est nommé meilleur album des années 2000 par 570 000 votants, essentiellement des lecteurs du magazine Billboard[86].
Le 13 juin 2002, Michael Jackson a été introduit, pour son travail de compositeur, au Songwriters Hall of Fame.
Le clip vidéo à gros budget de You Rock My World affiche plusieurs stars au casting : Marlon Brando, Michael Madsen, Chris Tucker et Billy Drago. Lancée en grande pompe, la chanson a été un succès en Europe, notamment n°1 en France, n°2 en Norvège, Finlande, au Danemark et en Belgique, n°3 en Italie et n°5 en Suède et en Suisse[87], et elle se classe à la dixième position aux États-Unis (Billboard Hot 100)[88]. Le titre Butterflies est rentré dans le Top-20 américain et est même monté à la deuxième place du classement R'n'B sans avoir un single de commercialisé[89].
Les titres de l'album n'ont pas été interprétés sur scène, sauf aux deux concerts Michael Jackson : 30th Anniversary Special, où Jackson interprète la chanson You Rock My World. En 2009, le titre Speechless a été répété pour les concerts avortés This Is It, et un extrait réorchestré de Threatened est inclus à la fin de la prestation de Thriller (tous deux visibles dans le film issu du projet).
En 2003, Sony sort une compilation CD et DVD de tous les titres de Michael Jackson ayant été no 1, intitulée Number Ones. La compilation contient également une nouvelle chanson, One More Chance, composée par R. Kelly[90]. Le disque se vend à 6 millions d'exemplaires dans le monde durant sa promotion[91],[92]. Le 16 novembre 2004, Michael Jackson sort un box set de quatre CD et un DVD, intitulé The Ultimate Collection, retraçant l'ensemble de sa carrière et contenant d'anciens morceaux inédits, des démos, des versions inédites et quelques nouvelles chansons. Cheater, sorti sous forme de CD promo dans quelques pays, sert de façon restreinte à la promotion du coffret, et son clip composé d'extraits du DVD Dangerous Tour est diffusé sur certaines chaînes musicales. Un autre clip est diffusé, Beat It, extrait du même DVD. Ce coffret fut le dernier produit auquel Michael Jackson collabora avec sa maison de disques Sony BMG Music Entertainment et qui mettra fin à leur contrat signé en 1990.
Le 30 juin 2005, Michael quitte les États-Unis pour s'installer au Bahreïn où il est reçu en tant qu'invité du cheikh Abdullah Bin Hamad Bin Isa Al-Khalifa, le fils du roi[93].
Le 19 juillet 2005, une nouvelle compilation The Essential Michael Jackson sort, ainsi qu'un DVD contenant le concert de Bucarest du Dangerous World Tour. Le CD compilation et le DVD se vendent très bien (respectivement no 1 en France avec plus de 350 000 exemplaires vendus et no 1 des ventes de DVD musicaux en France).
Le 18 avril 2006, Michael Jackson quitte le label Epic Records (et donc sa maison de disques Sony BMG), sous lequel il produisait tous ses albums solo depuis Off The Wall en 1979. Il signe un contrat avec le producteur de musique anglais Guy Holmes, PDG du label indépendant 2 Seas Records. Le contrat, rompu en septembre 2006, prévoyait la production d'au moins un nouvel album dont la sortie était prévue pour fin 2007[94].
En novembre 2006, Michael Jackson se rend à Londres afin de visiter les bureaux du Livre Guinness des records. Il reçoit à cette occasion un prix pour avoir battu huit records dont celui de « Premier artiste à avoir gagné plus de 100 millions de dollars en un an », « Premier artiste à avoir vendu plus de 100 millions de disques en dehors des États-Unis » ou encore « Meilleur artiste de tous les temps »[95],[96]. Michael Jackson est également présent aux World Music Awards pour y recevoir le Diamond Award, récompense réservée aux artistes ayant vendu plus de 100 millions d'albums[97].
À l'occasion des 25 ans de la sortie de l'album Thriller, Michael Jackson sort Thriller 25, le 11 février 2008[98]. Il comprend deux titres inédits, For all time et Gots the hots (uniquement sur la version japonaise du disque), ainsi que des titres originaux remastérisés, et cinq titres remixés ou en featuring avec des artistes comme Akon, Fergie, will.i.am des Black Eyed Peas et Kanye West[99]. Deux singles extraits de Thriller 25, The Girl is Mine 2008 (avec Will.I.Am) et Wanna Be Startin' Somethin' 2008 (avec Akon) sortent simultanément. L'album comprend également un DVD des vidéoclips de Billie Jean, Beat It, Thriller et la prestation de Michael Jackson lors des 25 ans de la Motown. Thriller 25 se classe en première place des ventes dans de nombreux pays européens[100] et en deuxième place aux États-Unis[101]. L'album se vend en tout à plus de 5 millions d'exemplaires[102].
Le 29 août 2008, pour célébrer le cinquantième anniversaire de Michael Jackson, sort King of Pop, une compilation de dix-huit chansons dont la liste a été choisie par des fans[103]. Le disque n'est pas sorti aux États-Unis, mais a été classé parmi les dix meilleures ventes dans de nombreux pays[104].
En décembre 2008, le magazine Rolling Stone le classe au 25e rang des plus grands chanteurs de tous les temps[105].
En janvier 2009, Michael Jackson retourne vivre définitivement aux États-Unis, à Bel Air[106].
Le 5 mars 2009, lors d'une conférence de presse dans l'O2 Arena, Michael Jackson lui-même annonce qu'il entamera ses dernières représentations scéniques, les This is it shows[107]. Jackson précisa tout de même que ces shows auraient été ses derniers, montrant clairement l'utilisation appropriée du nom des concerts This is it (en français « C'est tout » ou « C'est fini. »).
Selon Randy Phillips, le président du promoteur de concerts AEG Live, Michael Jackson devait faire des concerts s'étalant sur trois ans et lancer un nouvel album, dans le cadre de son grand retour[108].
Au départ, Michael Jackson ne devait faire que dix concerts à Londres en juillet, mais à l'issue de la prévente, le 12 mars, toutes les places pour quarante-cinq dates avaient été vendues. Cinq nouvelles dates ont été ajoutées le lendemain, pour les ventes générales. Soit un total de cinquante concerts à Londres, s'étalant de juillet à septembre 2009 et de janvier à février 2010. Les représentations devaient originalement démarrer le 8 juillet 2009, mais les quatre premiers concerts furent finalement reportés au mois de mars 2010, les producteurs invoquant un manque de temps « pour créer une expérience de musique live exceptionnelle », le programme de concerts étant par conséquent prévu pour commencer le 13 juillet 2009.
This is It a été cité comme l'évènement musical de l'année[109].
Après la mort du chanteur, Kenny Ortega réalisa un film documentaire également intitulé This Is It, montrant entre autres les répétitions de Michael Jackson en préparation de la tournée qui devait se tenir à Londres. Les séquences ont été filmées au Staples Center de Los Angeles. Le film est sorti sur les écrans le 28 octobre 2009.
Le 10 août 2009, le juge de la Cour supérieure de Los Angeles a approuvé un accord entre AEG Live, le promoteur de la tournée This Is It, et Sony Pictures concernant la succession des droits d'auteur sur les séquences filmées durant sa préparation. Sony Pictures peut donc éditer des centaines d'heures d'images contre 60 millions de dollars pour les droits cinématographiques[110]. Dans une déclaration publiée sur le site web de Jackson, il a été confirmé que les séquences sélectionnées seront en 3D et que le film comprendra une rétrospective de la carrière de Michael Jackson ainsi que des entretiens avec d'anciens amis de la star[111].
Le 25 juin 2009, Michael Jackson se trouve dans sa maison d'Holmby Hills, un quartier de Los Angeles, lorsqu'il perd connaissance peu avant midi. Les secours paramédicaux du Los Angeles Fire Department arrivent rapidement sur place[112], où ils constatent que son médecin personnel est déjà en train de procéder à une réanimation cardio-pulmonaire. Transporté au Ronald Reagan UCLA Medical Center, Michael Jackson meurt malgré plus d'une heure de tentatives de réanimation[113]. Sa mort est annoncée officiellement à la presse américaine quelques minutes plus tard par son frère aîné Jermaine Jackson.
Une première autopsie médico-légale est pratiquée, puis à la demande de la famille, une deuxième dans un cadre privé quelques jours plus tard, le père de l'artiste ayant des doutes sur les raisons de la mort.
Au fur et à mesure de l'enquête, les accusations se portent toutes sur son médecin personnel, Conrad Murray, criblé de dettes[114], qui lui aurait injecté du Propofol[115] et du sédatif lorazepam. Les médecins légistes parlent alors d'« homicide accidentel » lié aux médicaments. Selon l'institut médico-légal, ces deux médicaments seraient à l'origine de la mort du chanteur. Mais il aurait été trouvé aussi, lors de l'autopsie, les médicaments suivants : midazolam, diazepam, lidocaïne et éphédrine[116].
La publication du rapport d'autopsie pratiquée au bureau du medecin légiste de Los Angeles par les docteurs Sathyavagiswaran et Rogers, que s'est procurée l'Associated Press, révèle que Michael était en bonne santé. Le rapport révèle que le Michael Jackson souffrait d'arthrite au bas de la colonne vertébrale et dans les mains et d'une inflammation des poumons. Ce qui est assez courant pour un quinquagénaire. Son cœur, ses reins et ses autres organes fonctionnaient normalement et il pesait un poids normal[117].
Le 21 novembre 2009, la police de Los Angeles informe la presse de nouvelles informations prouvant la culpabilité du docteur Murray dans la mort de la star[118].
Le 2 juillet 2009, la direction du Staples Center, à Los Angeles, annonce la tenue d'une cérémonie d'hommage, dont les dix-sept mille billets d'accès seront attribués par tirage au sort parmi les demandeurs. Le lendemain, un million six cent mille personnes auraient participé au tirage au sort qui aurait été tirer par l'hussier Gerard tillobat, ce qui fait de Michael Jackson la célébrité défunte dont l'hommage a rassemblé le plus de personnes dans le monde[119]. C'est à Ken Ehrlich, le producteur des Grammy Awards, qu'est confiée l'organisation de toute la cérémonie. AEG, propriétaire du Staples Center ainsi que des droits sur la tournée de Michael Jackson, a autorisé sa retransmission gratuite en mondovision.
Lors de la cérémonie, la ville de Los Angeles était sous haute sécurité, les quartiers autour du Staples Center étaient bouclés et plus de mille quatre cents policiers étaient placés en renfort pour l'occasion, le tout pour un budget de sécurité estimé à plus de quatre millions de dollars pour la ville[120].
Le 7 juillet 2009, un service funèbre privé se tient à huis-clos au Forest Lawn Memorial Hollywood Hills à côté de Burbank. Le même jour, ses funérailles publiques ont lieu au Staples Center de Los Angeles, en Californie. Retransmises en direct et en mondovision, elles auraient été suivies par un milliard de téléspectateurs[121]. En France, la cérémonie est diffusée en même temps sur trois des six chaînes hertziennes : TF1, France 2 et M6, un événement rare pour une personnalité civile. De nombreux artistes, figures politiques et les proches de Michael Jackson se sont succédé durant deux heures et demie sur la scène, lui rendant de vibrants hommages à proximité de son cercueil exposé. À l'issue de la cérémonie, la fille de Michael Jackson, Paris, est apparue pour la première fois à visage découvert.
Michael ne repose pas au Forest Lawn Memorial Hollywood Hills mais est enterré le 3 septembre[122] sur la terrasse du grand mausolée du Forest Lawn Memorial Park, Glendale, à quelques kilomètres.
À l'annonce de sa mort, de nombreuses personnes se sont rassemblées spontanément pour lui rendre hommage et les membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont observé une minute de silence en son honneur[123]. La vague d'émotion qui a suivi sa mort a également provoqué un phénomène de média sans précédent, notamment au travers de l'audience mesurée par Akamai, qui a fait état d'une progression de la consultation des sites d'information de plus de 50 %[124].
« Sur Facebook, le nombre de statuts à la minute s'est envolé. [...] La fiabilité des sites d'information est tombée de 100 % à 86 %, alors que le temps pour afficher les pages d'accueil doublait [...]. Google, submergé de requêtes « michael jackson », a d'abord cru à une attaque de spammeurs. Vendredi [26 juin], le sujet était toujours qualifié de « volcanique », le plus haut niveau d'intérêt dans l'échelle de Google[124]. »
De plus, du jour au lendemain, l'écoute des musiques de Michael Jackson sur un site de musique, musicMe, a augmenté de 949 %[125]. Durant les semaines suivantes, les ventes de disques de la star atteignent un pic inattendu induisant une rupture de stock parmi les plus grandes chaînes de ventes[réf. souhaitée]. Parallèlement, les principaux classements musicaux de ses albums et singles sont relancés et atteignent une nouvelle fois le premier rang au hit-parade. Certains singles dépassent même les statistiques établies lors de leur sortie officielle comme ce fut le cas par exemple pour Will You Be There au Swiss Singles Chart.
Par la suite, de nombreux artistes de milieux différents rendent hommage au « Roi de la pop »[126] :
Sept semaines après sa mort, plus d’un million et demi d’albums de Michael Jackson ont été vendus en France et plus de dix-huit millions dans le monde entier[133],[134],[135].
Un de ses gants blancs couvert de brillants est vendu aux enchères et a été remporté par le Hard-Rock Hotel de Las Vegas au prix de 49 000 $[136].
Son gant blanc couvert de strass, acheté trente dollars à l'époque, qui a été utilisé lors de la cérémonie célébrant les vingt-cinq ans de la Motown en 1983 et durant laquelle il interprétait Billie Jean en exécutant pour la première fois son moonwalk, a été vendu aux enchères pour la somme de 325 000 $ à un homme d'affaires chinois.
Bien qu'il soit considéré comme le « roi de la pop », Michael Jackson s'est attaqué à plusieurs styles musicaux. D'un registre disco-funk dans Off The Wall, il est passé à un style mélangeant funk, hard rock (Beat It), ballade, soul (Thriller[137]) jusqu'au R'n'B dans ses derniers albums.
À ses débuts, le jeune Michael Jackson doit sa technique vocale en grande partie à Diana Ross. En octobre 1969, il est décidé que Michael habiterait chez Diana Ross. Il lui arrivait souvent de l'observer en train de répéter. Il confessera plus tard : « C'était elle que j'étudiais, sa façon de bouger, sa façon de chanter, sa façon d'être, tout simplement. Et après, je lui disais, « Je veux être exactement comme toi, Diana. » »[138] Mais Michael doit surtout à Diana Ross ses ooohs. À ses débuts, Michael Jackson ponctuait presque toujours ses vers de ooohs. Pas un long oooh, mais plutôt une exclamation soudaine. Diana Ross usait de cet effet sur beaucoup des chansons enregistrées avec les Supremes, et le jeune Michael était ravi de se l'approprier[139].
Outre sa musique, Michael Jackson a également innové par ses talents de danseurs, devenant l'icône de la "danse à illusion". Le moonwalk, exécuté pour la première fois sur NBC le 26 mai 1983 sur le titre Billie Jean, deviendra au cours du temps sa signature[140]. Outre le moonwalk, Michael Jackson pratiquait également sur scène des pas de danses tels que le sidewalk, l'airwalk, le turnwalk et plus particulièrement le lean (ou anti-gravity lean), un pas de danse particulier qui consiste à se pencher en avant de 45° et pouvoir se relever sans difficulté, exécuté pour la première fois par Jackson et ses danseurs lors du clip de Smooth Criminal[141]. Il a également popularisé le robot dance, en particulier sur le titre Dancing Machine alors qu'il était encore membre des Jackson 5[140].
Pionnier dans son style musical et dans son style de danse, Michael Jackson a également fait impression sur scène, particulièrement au travers de ses tournées, qui, pour l'époque, furent, les unes après les autres, impressionnantes en termes de moyens mis en place, d'effets pyrotechniques et de chorégraphies musicales. Si, en 1987, la tournée du Bad World Tour fut la plus grande tournée solo d'un artiste dans une carrière musicale[142], elle ne fut dépassée que par le HIStory World Tour, en 1997[143]. Cette dernière comprenait pas moins de 160 personnes mobilisées à temps plein sur la tournée ainsi que trois scènes différentes permettant d'enchaîner les concerts. Pour chacune des scènes, sept camions de 200 tonnes étaient nécessaires, auxquels s'ajoutaient vingt-deux camions pour le matériel technique, ce qui représente quarante-trois camions au total, un convoi à l'image du gigantisme de cette tournée.
Ce qui caractérisait les spectacles de Michael Jackson lors de ses tournées est notamment son entrée sur scène. Si lors du Bad World Tour il apparaît dans un nuage de fumée, les effets sont beaucoup plus recherchés pour ses tournées suivantes. Lors du Dangerous World Tour il est éjecté au travers de la scène par une trappe restant par la suite plusieurs minutes sans bouger, tandis que dans le HIStory World Tour il apparaît au travers d'une fusée futuriste.
Michael Jackson participait très tôt aux tournées avec ses frères au sein des Jackson 5. Leur première tournée fut en 1970 et la dernière, le Victory Tour, en 1984.
En 1987, Michael Jackson commence son Bad World Tour, sa première tournée mondiale en tant qu'artiste solo.
En 1992, il lance le Dangerous World Tour, dont certains concerts de la fin sont annulés suite à une plainte déposée par un adolescent en 1993 pour attouchements sexuels ainsi qu'en raison de l'état de santé de Michael Jackson.
Le HIStory World Tour, dernière tournée de Michael Jackson, s'est déroulée du 7 septembre 1996 au 15 octobre 1997. Michael Jackson a donné 82 concerts dans 58 villes de 35 pays, devant plus de 4,5 millions de spectateurs[144].
Les deux derniers concerts de Michael Jackson, Michael Jackson: 30th Anniversary Special, sont donnés au Madison Square Garden de New York, les 7 et 10 septembre 2001, pour célébrer ses trente ans de carrière solo, réunissant des dizaines de stars (dont Britney Spears, Usher, Whitney Houston, N'Sync, Liza Minnelli, Gloria Estefan et James Ingram...). Les Jackson Five se sont reformés exceptionnellement après dix-sept ans, le temps d'un medley. Malgré le prix très élevé des billets, ces deux concerts restent ceux qui se sont vendus le plus rapidement dans l'histoire de la musique, à savoir quasi instantanément. Michael organise un concert caritatif le 21 septembre 2001 qui a pour but de récolter des fonds pour venir en aide aux familles des victimes des attentats du 11 septembre, il écrira même une chanson, "What more can I give". Michael donnera son tout dernier concert le 24 avril 2002 à l'Apollo Theater de New-York.
En 2009, l'artiste avait prévu son grand et dernier retour en lançant This is it (« C'est ça », ou encore « C'est tout », « C'est fini »), une série de dix puis finalement cinquante concerts à Londres. Michael Jackson devait assurer des concerts s'étalant sur trois ans et partir en tournée mondiale. Il meurt quelques jours avant le début de la tournée, déjà repoussée une première fois à cause de problèmes techniques et matériels[145].
Michael Jackson est reconnu comme le précurseur du clip vidéo au format de mini-film servant à la promotion, qui a transformé le monde de la musique[146]. En effet, pour la première fois avec Thriller, réalisé par John Landis, un scénario construit apparaît dans un clip vidéo coutant plus de 500 000 $. Sa durée inhabituelle lors de sa sortie en 1983 (14 minutes précédées de 45 minutes de son making-of, également procédé innovant) et sa chorégraphie ont fait son succès, tout comme celui de la chaîne américaine MTV. Il est d'ailleurs le premier chanteur afro-américain diffusé sur cette chaîne[146]. Mais Thriller n'est pas la première vidéo dans laquelle il s'implique. En effet, le clip de Can you feel it (une chanson des Jacksons) est inspiré de Rencontres du troisième type et imaginé par l'artiste lui-même.
Parmi ses clips les plus célèbres figurent Billie Jean, Beat it, Thriller, Bad (réalisé par Martin Scorcese), The Way You Make Me Feel, Smooth Criminal, Black or White dans lequel il innove en introduisant le procédé de morphing à un niveau jamais vu auparavant[147], Ghosts, Remember the Time, Jam, ou encore Scream estimé comme le clip le plus cher jamais réalisé (7 millions de dollars américains, devant le deuxième plus cher à « seulement » 2,7 millions). Quatre de ses clips sont parmi les quinze plus chers vidéoclips de l'histoire (à plus de 1 million de dollars américains)[148].
Selon lui, sa première relation notable fut avec Tatum O'Neal. Mais Michael ne s'estimant « pas prêt à assumer la relation [que Tatum O'Neal] souhaitait », ils se séparèrent en 1979[149]. Au début de sa carrière, Michael Jackson aurait demandé Brooke Shields en mariage mais celle-ci aurait décliné son offre[réf. à confirmer][150]. Il a possiblement eu une relation avec Tatiana Thumbtzen lors du Bad World Tour[réf. nécessaire] avant qu'elle ne soit renvoyée par les producteurs pour avoir embrassé Michael sur scène.
Le 26 mai 1994, Michael Jackson se marie avec la fille d'Elvis Presley, Lisa-Marie Presley, au cours d'une cérémonie privée en République dominicaine[151]. Ils s'étaient rencontrés pour la première fois en 1975 lors d'une représentation à Las Vegas[152]. Ils se rencontrent de nouveau en 1993 lors d'un dîner organisé par l'artiste Brett Livingston-Stone à son domicile et ils étaient depuis restés en contact par téléphone.
Lisa-Marie est un soutien affectif important[153] et se préoccupe de la santé de Jackson pendant la période où de fausses accusations sont portées contre lui[153]. Elle expliquera : « Je pense qu’il n’a rien fait de mal et qu'il a été accusé à tort et oui, j'ai commencé à tomber amoureuse de lui. Je tenais à le sauver. Je sentais que je pouvais le faire. »[154]. Elle pourrait possiblement avoir persuadé son amoureux de régler les allégations à l’amiable, comme les assurances de Jackson le réclamaient également[153]. Vers l’automne 1993, par téléphone, Jackson propose à Lisa Marie de se marier, disant : « Si je te demandais de te marier avec moi, serais-tu d’accord ? »[153].
Ils n'annoncent officiellement le mariage que le 1er août 1994[151]. À l'époque, de nombreux médias émettent l'hypothèse que ce mariage n'est qu'une manœuvre organisée par Michael Jackson afin de détourner l'attention de ses problèmes judiciaires et de redorer son image auprès du public, ou encore qu'il s'agit d'une manigance de Lisa-Marie Presley afin d'extorquer de l'argent à son époux pour l'Église de scientologie, ce que tous deux réfutent[155],[156]. Le 6 décembre 1995, sous l'effet conjugué de la fatigue et d'un virus hivernal, Michael s'effondre sur la scène du Beacon Theatre, lors de la préparation du concert "One Night Only". Transporté d'urgence à l'hôpital, les médecins le trouvent dans un état de déshydratation aiguë et de grande faiblesse. Le lendemain du malaise, Lisa-Marie rend visite à son mari à l'hôpital, où aurait possiblement éclaté une dispute conjugale. Le 18 janvier 1996, Lisa dépose une demande de divorce, pour cause de « différences irréconciliables »[157]. Le divorce sera prononcé le 20 août 1996.
En 1995, le couple apparaît à demi nu dans le clip You are not alone s’embrassant et se câlinant, l’un des rares moments où leur affection a pu être observée par l’opinion publique. Ils s’expliquent à ce sujet lors d’un prime time présenté par Diane Sawyer où ils affirment être un couple parfaitement normal et sexuellement actif. Au mois d'octobre 2010, Lisa-marie accorde une entrevue à Oprah Winfrey, où elle martèle ces mêmes informations, en plus de réitérer que Jackson a subi de fausses accusations par le passé.
Michael Jackson a rencontré Debbie Rowe lorsqu'il a été diagnostiqué de la maladie du vitiligo en 1981, elle était l'infirmière de son dermatologue Arnold Klein.
Debbie annonce en 1996 être enceinte du chanteur ; ils s'épouseront dans une cérémonie civile le 14 novembre 1996 seulement deux heures avant le début de la tournée mondiale du HIStory World Tour qui débuta les 14 et 16 novembre en Australie, dans sa suite présidentielle de l'hôtel Sheraton On The Park à Sydney d'où elle est originaire par sa mère.
Ils ont un premier fils, Prince Michael Junior, né le 13 février 1997, et une fille, Paris Michael, née le 3 avril 1998.
Ils divorcent à l'amiable le 8 octobre 1999[158]. Debbie Rowe déclarera laisser en « cadeau » (en réclamant quelques millions de dollars) les deux enfants à la garde exclusive de Michael Jackson, abandonnant ses droits parentaux. En décembre 2005, ayant changé d'avis, elle saisit un tribunal familial pour reprendre ses droits parentaux, son ex-mari lui ayant refusé des droit de visite. Depuis, Rowe a définitivement abandonné ses droits parentaux moyennant une somme d'argent non-dévoilée officiellement.
Avec Deborah Rowe, Michael Jackson a eu durant leurs trois années de mariages deux enfants :
Le 21 février 2002, Jackson a un autre fils, Prince Michael II, plus souvent appelé « Blanket », né par insémination artificielle et le recours à une mère porteuse dont l'identité est restée confidentielle[159]. Au mois de novembre 2002 en Allemagne, le chanteur se rend à Berlin pour y recevoir une récompense. Il réside à l'hôtel Adlon devant lequel de nombreux admirateurs s'amassent. Afin de leur présenter son fils depuis son balcon, Michael Jackson le suspend quelques secondes au-dessus du vide, ce qui déclenche de vives polémiques dans la presse[160]. Quelques jours plus tard, après la diffusion d'images de l'incident, il déclare que c'était une « terrible erreur » et présente ses excuses dans un communiqué écrit[161]. Dans le reportage Living with Michael Jackson en février 2003, il commente l'incident en déclarant avoir tenu fermement l'enfant, qu'il ne l'aurait pas mis volontairement en danger et que les médias avaient eu tort de le décréter irresponsable.
Lors de leurs apparitions publiques, les visages de Prince, Paris et « Blanket » sont dissimulés sous des masques pour enfants ou des voiles afin d'assurer leur sécurité en préservant leur identité. Debbie Rowe déclara que c'était son idée à cause des nombreuses menaces de mort anonymes qu'ils recevaient et de possibles tentatives d'enlèvement[réf. nécessaire].
Le 3 août 2009, un peu plus d'un mois après sa mort, la justice américaine décide d'accorder la garde définitive des enfants de Michael Jackson à sa mère, Katherine. Ainsi la justice respecte le testament de la star qui voulait que leur grand-mère les élève[162].