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Moïse de León (hébreu : משה בן שם טוב די לאון Moshe ben Shem Tov de León) est un rabbin espagnol du XIIIe siècle (Guadalajara, 1240 - Arévalo, 1305), généralement considéré comme l'auteur ou le compilateur du Sefer HaZohar, l'ouvrage le plus important de la Kabbale.
Il naquit à Guadalajara, Espagne. Son surnom viendrait de son père Shem-Tov de León. Il passa 30 années de sa vie à Guadalajara et Valladolid avant de partir pour Ávila, où il vécut le restant de ses jours. Il mourut à Arevalo en 1305 alors qu'il retournait chez lui.
Mis à part le Zohar, il a publié de nombreux autres livres.
Il est aussi considéré comme l'auteur de :
Rabbi Moïse Cordovero (Moshé ben Yaakov Cordovero), né en 1522, en Espagne et mort en 1570, à Safed (Israël), connu aussi par le surnom de Ramaq (acronyme de Rabbi Moshe Qordovero) est un rabbin et philosophe, l’un des plus grands kabbalistes du judaïsme.
Son lieu de naissance est inconnu, mais sa famille était à n’en pas douter établie à Cordoue, avant l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492. Il s’établit et mourut dans la ville Safed en terre d'Israël, qui devient bientôt, et notamment par son impulsion, un centre réputé de la Kabbale.
Le Ramaq est réputé pour sa prodigieuse érudition, tant dans le Talmud que dans la philosophie, et ce dès son plus jeune âge. En 1538, à 16 ans, il est l’un des rabbins qui reçoivent leur semikha (ordination) de Rabbi Jacob Berab, les autres étant Joseph Karo, futur auteur du Choulhan Aroukh et maître du Ramaq en Halakha, Moïse de Trani, Joseph Sagis et Moïse Alhish. Il est le benjamin de ces sages, qui jouissent tous alors d’un plus grand renom que lui.
La tradition veut qu’en 1542, âgé de 20 ans, une “voix céleste” engage le Ramaq à étudier la Kabbale aux côtés de son
beau-frère, Salomon Alkabetz, rabbin, mystique et poète, auteur, entre autres, du Lekha Dodi. Moshe Cordovero est donc initié aux arcanes du Zohar, et le maîtrise bientôt complètement, mais il y déplore un manque de structure et de précision dans les enseignements.
Il s’attelle alors à la rédaction de deux ouvrages qui feront sa célébrité : Or Yakar et Pardes Rimonim, achevé en 1548.
Vers 1550, Moïse Cordovero fonde une académie d’études kabbalistiques à Safed, qu’il dirige jusqu’à sa mort, 20 ans plus tard.
Il étudie avec Isaac Louria à l’arrivée de celui-ci à Safed, et a comme disciples de grands kabbalistes, parmi
lesquels Haim Vital, qui répand plus tard les enseignements de la Kabbale lourianique, et Eliyahou di Vidas, auteur du Reshit Hokhma.
Selon la tradition, il reçoit également de fréquentes visites du prophète Élie.
Rabbi Moché Haïm Luzzatto (né en 1707 à Padoue, Italie - mort en 1746 à Acre, Israël), connu sous l'acronyme de son nom Ramhal, était un théologienjuif, kabbaliste, auteur d'œuvre de Moussar et poète.
Le Ramhal naît en 1707 dans le ghetto de Padoue en Italie, qu'il ne quittera qu'en 1734. Les violentes attaques contre ses écrits l'obligent alors à abandonner sa ville natale pour Amsterdam. Dès leurs publications, les écrits du Ramhal soulèvent une polémique .
La raison de cette controverse ne réside pas dans la propagation de la Cabale par un jeune homme, mais dans l'idée du messianisme qui émane de ses œuvres.
En effet, selon la légende le Ramhal, alors âgé de vingt ans, reçoit la révélation d'un Maguid - un narrateur céleste, en 1727, qui lui dicte le Zohar Tin'yana. À l'instar de Rabbi Chimon Bar Yo’haï - le maître du Zohar, le Ram'hal s'impose dès l'âge de vingt ans dans le canon Toranique.
Pourtant, en 1730, sous la pression des sages, hantés par l'idée du " faux messie ", le Ramhal accepte de signer un ' aveu ', sur le conseil de son maître, Rabbi Yeshaïa Isaïe Bassan. Cet aveu stipule l'interdiction d'écrire les secrets ou les révélations sous la forme araméenne du Zohar. La signature de l'aveu n'apaise pas les détracteurs du Ramhal, et les attaques se poursuivent sans répit, jusqu'au début de l'année 1735 où il est donc contraint de quitter l’Italie pour Amsterdam.
Il fait une escale dans le bet midrash du rabbin Yaacov Papirach, à Francfort. Il espère que dans cette ville d'érudits, il pourra s'employer à dissiper les malentendus dont il est victime. Mais il est menacé de Herem (anathème), s'il ne signe pas un second aveu qui, cette fois, stipule l'interdiction d'écrire des ouvrages sur la Cabale, de l'enseigner et même de l'étudier, avant l'âge de quarante ans.
Après avoir signé, le Ramhal se rend à Amsterdam. Dans cette ville il peut enfin retrouver une vie plus sereine où il compose des œuvres ayant trait, non pas à la Cabale directement, mais à l'éthique et à la foi. En 1740, il publie un livre, le traité de Moussar (morale juive) : Messilat Yecharim - La Voie des justes.
Toutes les communautés de la Diaspora adoptent sans hésiter cet ouvrage, qui devient ainsi le traité fondamental de la morale juive. Pourtant, le Messilat Yécharim est plus qu'un livre de morale. Le Ramhal y enseigne la voie de la perfection qui conduit au "but ultime" : la prophétie. Il y montre la voie de la piété authentique, tant recherchée par les véritables maîtres de la Torah qui aspirent à l'union avec Dieu.
À Amsterdam où il vit jusqu'en 1743, le Ramhal publie une dizaine de livres dont le fameux Derekh Hachem - La Voie de D.ieu, véritable somme de la Foi Juive.
En 1743, le Ram’hal quitte Amsterdam pour se rendre en Erets Israël, à Acco (Acre). Trois ans plus tard, en 1746, le 26 Iyar, alors qu'il n'est âgé que de 39 ans, il décède des suites d'une épidémie. Il est enterré à Tibériade, à côté de Rabbi Akiva.
Parmi ses œuvres que certains disent kabbalistiques se trouvent : Derekh Hachem, Meguilat Setarim, Maamar HaGeoula, Razin Guenizin, Maamar HaIkarim.
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Gershom Scholem est un historien et philosophejuif, spécialiste de la kabbale et de la mystique juive, né à Berlin en 1897 et décédé à Jérusalem en février 1982.
Gershom Scholem naît dans une famille juive de Silésie assimilée à la culture allemande. En révolte contre eux, il redécouvre ses racines juives et le sionisme pendant son adolescence. Il apprend l'hébreu et étudie le Talmud sous la direction d'un rabbinorthodoxe. Il fréquente beaucoup les milieux Ostjuden et notamment Martin Buber. Il étudie aussi les mathématiques et la philosophie. En 1915, il rencontre Walter Benjamin. Dès cette époque, il est fasciné par la kabbale, qu'il place au centre de la continuité de l'histoire juive.
En 1918, il décide de se consacrer définitivement aux études juives, et passe en 1922 sa thèse à Munich sur le Séfer ha-Bahir, texte de la kabbale provençale.
Intellectuellement, il est en total désaccord avec son frère, Werner Scholem (1895-1940), activiste communiste du KPD, député au Reichstag de 1924 à 1928, mort au camp de concentration de Buchenwald.
Il arrive à Jérusalem en 1923, et il devient responsable de la section juive et hébraïque de la bibliothèque de la future Université Hébraïque de Jérusalem. En 1925, quand l'Université se crée, il est chargé d'enseignement pour la mystique juive, puis en 1933, il est élu professeur, chaire qu'il occupera jusqu'en 1965. Par la suite, il devient aussi membre de l'Académie israélienne des sciences et lettres à partir de 1960 puis président de cette académie de 1968 à sa mort. Il est enterré aux côtés de son épouse au cimetière de Sanhédriah à Jérusalem.
Il a légué une très importante bibliothèque consacrée à la kabbale à l'Université hébraïque.
Son œuvre immense a fait entrer l'étude de la kabbale dans le champ académique des sciences humaines. Mais il fut aussi une figure de l'histoire d'Israël, en prenant position sur tous les sujets touchant le pays. Il fut toujours attentif à ce que le sionisme ne sombre ni dans le nationalisme, ni dans le populisme, et préserva entre le rationalisme et l'orthodoxie un judaïsme de la liberté ouvert vers l'utopie
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