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Je parle de mangas ,de mes lecture de la musique que j'écoute ,de jeux vidéo et des poème que j'écris

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Dipankara,Bhaisajyaguru

Dipankara
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Dipankara sanskrit / pali Dīpaṃkara, « Porteur de lampe » ou « Celui qui apporte la lumière », est l’un des bouddhas du passé. Son règne dura cent mille ans. C’est lui qui a prédit au futur Gautama son destin de bouddha. Autres noms : ch : Rándēng Fó 然燈佛 ; ti : mi slob ; mo : Jula-yin Jokiyaγči ou Dibangkara ; néware : दिपंखा Dipankha.

Culte[modifier]

Dipankara semble avoir été très populaire en Asie centrale. Il occupe de nos jours une place mineure en Extrême-Orient, mais reste important au Népal, à Sri Lanka et en Asie du Sud-Est. Il est l'un des vingt-quatre ou vingt-huit bouddhas connus du hinayana. C'est le protecteur des voyageurs ; on peut ainsi voir sa statue sur les côtes où elle est censée guider les bateaux. Au Népal, il est le patron des marchands et se trouve au centre de fêtes importantes de la culture Néwar (vallée de Katmandou) comme Samyak ou Pancadan. À l’occasion de ces fêtes, des aumônes sont offertes aux monastères. Dipankara, souvent représenté faisant le geste du don, est associé à la charité.

Iconographie[modifier]

Dipankara est représenté parfois assis, mais plus souvent debout, faisant de la main droite le mudra d’absence de crainte (abhaya) et de la gauche celui du don (varada). Il apparait souvent sur les vestiges bouddhistes de Java accompagné des bodhisattvas Manjusri et Vajrapani. À Sri Lanka où domine le theravada, Vajrapani, plutôt lié au vajrayana, est remplacé par Avalokiteshvara. On le trouve également représenté avec Gautama et Maitreya : à eux trois ils symbolisent le passé, le présent et le futur. L’épisode où l’ascète Sumedha, futur Gautama, s’agenouille sur son passage, est un thème fréquent de l’iconographie bouddhiste[1]. Au Népal, on trouve des effigies de Dipankara en cuivre doré pouvant être endossées par une personne jouant le rôle du bouddha lors des rituels ou processions.

Il pourrait être au nombre des Bouddhas de Bamiyan victimes des Talibans.

Légende de Dipankara[modifier]

Sa légende, contenue entre autres dans le Canon pali (commentaire du Buddhavamsa), évoque celle du Bouddha. Comme lui, c’est un prince qui a vocation d’ascète et finit par trouver l’éveil à l’ombre d’un arbre.

Il est né à Rammavati du roi Sudeva et de la reine Sumedha. Prince, il possède trois palais à Hamsa, Konca et Mayura. Sa femme se nomme Paduma et son fils Usabhakkhandha. Ayant pris conscience de l'impermanence des phénomènes de l'existence et de la douleur qui y est associée, il part sur un éléphant se retirer comme ascète à Nandarama. Sumangala et Tissa sont ses deux principaux disciples masculins, Sagata (Nanda) son assistant. Nanda et Sunanda sont ses deux principales disciples féminines. Ses principaux protecteurs laïques sont Tapussa et Bhallika (hommes), Sirima et Sona (femmes). Pipphala est le nom de l’arbre sous lequel il connut l’éveil. Il est décrit comme exceptionnellement grand, semblable à un pilier de lumière. Après un laps de vie de cent mille ans, il disparait dans une sorte de combustion spontanée.

Le contenu du Sanghata Sutra se présente comme l'enseignement délivré par Dipankara à Gautama.

Prophétie concernant Gautama[modifier]

Le futur bouddha Gautama reçoit sa prophétie du Bouddha Dipankara - peinture de temple birman

Le bouddhisme considère qu’il eut avant Shakyamuni, et qu’il y aura après lui, une infinité de bouddhas, chacun régnant sur une ère. Longtemps avant l’existence où il atteindra l’illumination, le futur être éveillé fait le vœu de devenir un bouddha qui enseignera aux autres êtres (samyaksambuddha). Le bouddha de son ère l’identifie grâce à son don de prédiction et lui énonce la prophétie concernant son avenir. La prédiction concernant Gautama est transcrite dans divers textes bouddhiques mahayana ou theravada.

  • Un extrait du canon pali (Buddhasamva)[2]:

« …il deviendra un Buddha dans le monde. Ayant quitté la charmante ville nommée Kapila[vastu], ayant fait des efforts de concentration, ayant accompli des austérités. S'étant assis au pied d'un arbre Ajapâla, ayant reçu du riz bouilli dans du lait, le Tathâgata se rendra alors au bord de la Nerañjarâ. Ayant reçu le riz [bouilli dans du lait] sur le bord de la Nerañjarâ, ce Victorieux ira au pied de l'arbre de l'Eveil par l'excellent chemin préparé. Ayant alors effectué une circonvolution autour de l'aire de l'Eveil, le suprême de grande gloire s'éveillera au pied de l'arbre Assatha... »

  • Une version populaire, telle qu’on en trouve dans les légendes de la vie du Bouddha[3].

Le futur Shakyamuni était du temps de Dipankara un jeune brahmane nommé Megha (ou Sumedha), à la peau dorée comme le soleil, dont les capacités intellectuelles avaient attiré un entourage de cinq cents autres jeunes gens, au nombre desquels le futur Maitreya, alors appelé Ratna. Ayant pris conscience de la vanité de son existence, il se fit ascète errant. Après bien des aventures, il finit par arriver dans la ville d’Amaravati[4] qu’il trouva toute décorée. Il s’enquit auprès d’ouvriers qui réparaient les rues ; ils lui expliquèrent que le bouddha Dipankara était attendu dans la ville où régnait son père du temps qu’il était prince. Enthousiasmé, Megha décida d’aller lui rendre hommage, mais ne trouva aucune fleur à acheter pour lui offrir, le roi les ayant toutes réquisitionnées pour sa propre offrande. Cependant, à sa grande surprise, arrivé sur les lieux où Dipankara était attendu, Megha aperçut une jeune fille[5] tenant dans ses mains sept (ou huit) magnifiques lotus. Il s’apprêtait à les lui acheter, mais la jeune fille, ayant reconnu au premier coup d’œil sa valeur, lui proposa de lui offrir cinq de ses fleurs en échange de la promesse que dans toutes ses vies successives il la prendrait pour épouse et disciple. Il accepta. La légende voit en elle une forme antérieure de Yashodhara, cousine et femme de Gautama.

Lorsque Dikanpara parut, Megha désira sincèrement du plus profond du cœur devenir à son image. Il pensa : « Si le Tathagata m’entend et foule mon manteau, peut-être ai-je des chances d’être bouddha. ». À son approche, il jeta comme beaucoup d’autres sa cape à terre pour lui faire un chemin, mais son vêtement miteux fut écarté avec colère par des membres de l’assistance et lui-même fut bousculé. Malheureux, il refit le souhait d’être bouddha, pensant : « Si le Tathagata m’entend, il viendra à mon secours. ». Alors Dipankara tourna la tête dans sa direction et, à la stupéfaction de tous, une dépression boueuse se forma sur le chemin fraîchement réparé. Tandis que les autres hésitaient, Megha se courba et étendit sa chevelure sur le sol, faisant de nouveau le vœu de devenir bouddha ou de ne plus jamais se relever. La terre trembla six fois et Dipankara lui adressa sa prophétie. Megha se rasa la tête et devint son disciple. On peut voir cet épisode représenté dans l'art bouddhique du Gandhara.

Bhaisajyaguru
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Bouddha de médecine

Bhaişajyaguru (ch : Yàoshīfó 藥師佛 ; ja : Yakushi ; ti : Sangye Menla), « Maître guérisseur » ou Bouddha de médecine, est l’un des bouddhas mahāyāna du passé, devenu une émanation de Shākyamuni spécialisée dans les guérisons matérielles et spirituelles et la protection contre les calamités. Son nom complet est Bhaişajyaguruvaidūryaprabha, « Maître guérisseur de la lumière de lapis-lazuli » (ch. Yàoshī liúlíguāng rúlái 薬師瑠璃光如来; jap. Yakushirurikō nyorai).

Origine et déités associées[modifier]

Sa carrière de bodhisattva est décrite dans le Bhaişajyaguru-sūtra [1]. Il a fait douze vœux, dont deux expriment spécifiquement son désir de guérir et de sauver. Il devint bouddha dans un monde nommé Vaidūryanirbhāsa ou « Pur lapis-lazuli » [2] situé à l’Est, où il est accompagné des bodhisattvas Sūryaprabha (Clarté solaire) ou Sutyagupta ; (ch.: Rìguāng púsà 日光菩薩; jap. : Nikko (bosatsu) ; tib. : Nyi-ma 'od) à sa gauche et Candraprabha (Clarté lunaire) ou Candragupta ; (ch.: Yuèguāngpúsà 月光菩薩 ; jap. : Gakko (bosatsu) ; tib. : Zla-ba 'od) à sa droite. En Chine, on se réfère à la version du sūtra traduite par Xuanzang : Bhaişajya guru Vaidūrya Prabhāsa Pūrva praņidhāna viśeşa vistara (Yàoshī liúlíguāng rúlái běnyuàngōngdé jīng 《藥師琉璃光如來本願功德經》).

Comme Akshobhya, Bhaişajyaguru est maître d'un « paradis oriental » et peut former une paire avec Amitābha, maître du « paradis occidental » Sukhāvatī. Le paradis d’Amitābha est d’ailleurs mentionné dans le Bhaişajyaguru sūtra.

Selon le Sapta tathāgata-Pūrva praņidhāna viśeşa vistara (Soutra du vœu des sept tathāgatas) [3], Bhaśajyaguru possède sept émanations[4] représentant sept modalités différentes de guérison ou de protection. Quelquefois Gautama s’ajoute au groupe, formant l'ensemble des Huit bouddhas médecins. Douze généraux en armure, appelés yakşa [5], ayant chacun sous ses ordres sept mille soldats, l’aident à combattre les maladies. Ce sont Kumbhīra, Vajra, Mikila, Andira, Anila, Andila, Indra, Pajira, Mahorāga, Kinnara, Catura et Vikarāla.

Les douze vœux grandioses[modifier]

Voici les douze vœux du Bouddha de la Médecine, formulés lorsqu'il commençait à pratiquer la voie du Bodhisattva:

Le premier vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé (Anuttarasamyasambodhi), mon corps puisse briller comme une lumière éclatante, émettant des rayons vers des mondes innombrables, illimités et infinis, orné de trente-deux signes de Grands Hommes et de huitante caractéristiques physiques du Bouddha, et que tous les êtres soient identiques à moi. »

Le second vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, mon corps puisse être comme du cristal transparent de l’intérieur à l’extérieur, pur et sans aucune tache, avec une lumière gigantesque, dans la majesté de sa vertu, assis sereinement, orné d’un filet en flammes, plus brillant que le Soleil et la Lune, et que tous les êtres de l’obscurité puissent être instruits et éclairés, construire librement leur cause en guise de leur souhait. »

Le troisième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, je puisse accorder par une sagesse illimitée et des moyens habiles, à tous les êtres sensibles, les objets inépuisables dont ils auront besoin de sorte que rien ne leur manquera. »

Le quatrième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, je puisse conduire ceux qui sont sur les chemins hétérodoxes vers la demeure tranquille sur le chemin de l’Eveil ( Bodhi) ; et ceux qui pratiquent le véhicule des auditeurs (Shramana) et des éveillés tout seuls (Pratyekabuddha) à se tenir fermement sur le Grand Véhicule (Mahâyâna) des Bodhisattvas. »

Le cinquième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si d’innombrables êtres pratiquent l’action pure (brahmique) je puisse les aider à ne violer aucune loi morale et à observer les trois groupes de commandements, et s’il leur arrive de commettre des violations, une fois qu’ils entendront mon nom, ils redeviendront purs et ne tomberont pas dans de mauvaises existences. »

Le sixième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si des êtres sensibles ont un corps imparfait, et les organes de cinq sens sont en manque, ou ils sont laids, stupides, aveugles, sourds, muets, boiteux, bossus, lépreux, lunatiques, ou souffrent de toutes les maladies, quand ils entendront mon nom, tous regagneront leurs apparences normales et deviendront intelligents, avec les organes de cinq sens intacts et sans maladies ni souffrances. »

Le septième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si des êtres sensibles sont tourmentés par les maladies, sans soins ni refuge, sans médecin ni médicament, sans proches ni famille, pauvres et misérables, une fois que mon nom atteindra leurs oreilles, tous seront complètement libérés des maladies, paisibles et joyeux du corps et de l’esprit, ils auront des proches familiaux et des biens à profusion, et atteindront même le suprême Éveil du Bouddha. »

Le huitième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si des femmes sont tourmentées par la centaine de souffrances du sexe féminin, elles en ont extrêmement marre et sont désireuses de quitter le corps féminin, quand elles entendront mon nom, elles seront toutes transformées en hommes et auront la belle apparence des grands hommes, lors de leur prochaine renaissance, jusqu’à atteindre même le suprême Éveil du Bouddha. »

Le neuvième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, je puisse sortir tous les êtres des filets démoniaques de Mara, les libérer des jougs et des ligotages des cultes dissidentes. S’ils tombent dans la dense forêt des fausses doctrines, je les guiderai et les mènerai vers les Nobles Vérités, les conduira graduellement à pratiquer les conduites de Bodhisattva et à obtenir très vite le suprême Éveil du Bouddha. »

Le dixième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si des êtres sensibles sont prévenus d’une violation par la loi royale, sont ligotés et fouettés, enfermés enchaînés en prison, ou condamnés à la sentence capitale, persécutés et insultés d’innombrables désastres, affligés et soufferts par la tristesse et l’angoisse, troublés par le corps et l’esprit, quand ils entendront mon nom, je puisse les libérer de toutes les souffrances et ennuis avec la force majestueuse de mes bénédictions et vertus.»

Le onzième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si des êtres sensibles sont tourmentés par la faim et la soif, ou ils ont commis de mauvaises actions afin d’obtenir de la nourriture, lorsqu’ils entendront mon nom ils l’accepteront et y penseront attentivement, alors je leur ferai d’abord manger et boire amplement avec de la nourriture de meilleure qualité, et puis je les mènerai vers une vie tranquille et paisible en leur faisant goûter la saveur du Dharma. »

Le douzième vœu. « Je formule le vœu que, dans ma prochaine vie, lorsque j’atteindrai le Parfait Éveil Inégalé, si des êtres sensibles sont pauvres et sans vêtements, tourmentés jour et nuit par des moustiques et taons, par le froid et le chaud, quand ils entendront mon nom ils l’accepteront et y penseront attentivement, alors ils recevront les vêtements merveilleux de tous genres, ainsi que des ornements précieux, des couronnes de fleurs, de l’eau de parfum, des tambours et d’autres instruments de musique, ils obtiendront tout ce qu’ils voudront dont ils pourront se réjouir de leur plein gré. »

Iconographie[modifier]

Le bouddha Bhaişajyaguru est le plus souvent représenté avec le corps bleu (couleur de lapis-lazuli), assis en robe de moine, tenant une jarre ou un bol de potion dans sa main gauche dont la position évoque le mudrā de méditation, et dans la droite étendue en geste de don une branche d’arura (terminalia chebulla) [6]. Il peut être accompagné des bodhisattvas Sūryaprabha (Nikko, Rìguāng) « lumière solaire » et Candraprabha (Gakko, Yuèguāng) « clarté lunaire », ou des Douze généraux. En Chine il apparait parfois avec Shākyamuni et Amitābha, ou comme ce dernier, accompagné d’Avalokiteśvara et de Mahasthamaprapta (Mahāsthāmaprāpta) ; il peut également n’être représenté que par le symbole d’une jarre ou d’une pagode.

Il existe différents types de mandalas de Bhaişajyaguru. Le mandala complet comprend les rois des quatre directions, les Douze généraux, les Huit bouddhas médecins, différents bodhisattvas, des déités hindoues telles Brahmā, les patriarches des lignées des écoles de médecine tibétaine (dont le cinquième dalaï-lama), ainsi que des médecins éminents et des disciples. Bhaişajyaguru y apparait au centre de Sudarśana, la cité de la médecine, assis sur un trône décoré de pierres précieuses[7].

Culte[modifier]

Yakushido, petit temple dédié à Yakushi Nyorai, Fukuoka, 74e étape du pèlerinage Sasaguri shikoku

Yakushi Nyorai fait l’objet d’un culte important au Japon depuis le VIIe siècle où il a supplanté Akşobhya (Ashuku). Situé à l'est il représente plutôt le soleil levant, la vie, tandis qu'Amida qui se trouve à l'ouest est relié au soleil couchant et au monde des morts. Patronné par l’école Tendai qui entretenait des relations étroites avec la famille impériale, ce bouddha maître de l'Orient fut associé à l’empereur. Il a parfois été identifié à Jizo. Il est le 7e des treize bouddhas de la tradition du bouddhisme shingon, et en tant que tel est associé aux rites funéraires qui ont lieu à l'issue des 49 jours après le décès. Néanmoins il ne figure pas sur les mandalas taizōkai et kongōkai car son culte n’est pas d'origine tantrique. Parmi les nombreux temples qui lui sont consacrés, le plus célèbre est le Yakushi-ji de Nara. Dans cette même ville, le Hōryū-ji et le Tō-ji abritent également une statue du Bouddha de la médecine, celle du Hōryū-ji datant du milieu du VIIe siècle.

Mantra court : On koro koro sendari matôgi sowaka (Jpn.)

Om huru huru candâli mâtàngi svâhâ (Skt.)

syllabe germe (Bīja) Bhai

Contrairement au Japon, on trouve au Tibet des mandalas de Bhaişajyaguru. Son image peut servir de support de méditation pour vaincre l’attachement et les sentiments négatifs.

Le Bouddha de la Médecine ou Sangyé Menla (en Tibétain) est une divinité tantrique du Bouddhisme tibétain[8].

La méditation tantrique de Sangyé Menla a été introduite au Tibet au VIIIe siècle par Shantarakshita. Cette méditation a été synthétisée au XIXe siècle par Jamgon Kongtrul Lodrö Thayé. Son mantra est considéré comme ayant une grande force contre les maladies physiques ou pour purifier un karma négatif.

Il est révéré pour ses vertus de guérisseur et de protecteur contre les calamités. Le rite le plus courant consiste à lire 49 fois son vœu, à allumer 49 lampes votives et à étendre 49 jours de suite des drapeaux de prière en papier. Il existe très peu de temples qui lui sont exclusivement consacrés. Le groupe des huit bouddhas médecins, ses sept émanations accompagnées de Shākyamuni [9], peut être remplacé par un autre groupe comprenant Manjusri, Maitreya, Avalokiteśvara, Mahāsthāmaprāpta, Akşayamati, Ratnacandanapuṣpa, Bhaişajyarāja, et Bhaişajyasamudgata, (文殊師利 ; 彌勒; 觀世音 ; 大勢至 ; 無盡意 ; 寶檀華 ; 藥王 ; 藥上).

Mantras du Bouddha de médecine[modifier]

Le mantra du bouddha de la médecine est annoncé par le bouddha Shākyamuni dans le Soutra du mérite des vœux du Maître guérisseur, roi de la lumière de lapis-lazuli, voici le mantra en sanskrit:

Namo Bhagavate Bhaişajya-guru-vaiḍūrya-prabhā-rājāya Tathāgatāya Arhate Samyak-sambuddhāya. Tadyathā, om, bhaişajye bhaişajye Bhaişajya-samudgate svāhā.

Autre version du long mantra du Bouddha de médecine :

oṃ namo bhagavate bhaiṣajyaguru vaiḍūryaprabharājāya tathāgatāya arhate samyaksambuddhāya tadyathā: oṃ bhaiṣajye bhaiṣajye mahābhaiṣajye bhaiṣajye rāja samudgate svāhā

Prononcé :

oṃ nah moe bah-ga-va-tay bye-saya-guru vye-dur-yah proba-raja-yah, tata-gata-yah, arh-ha-tay, sam-yak-sam buddha-yah tay-ya-tah om bay-kah-jay bay-ka-jay mah-hah bay-kah-jay bay-ka-jay rah-jah sah-moo-gah-tay, so-hah

Voici la version courte du mantra du Bouddha de médecine, aussi appelé le mantra du cœur du Bouddha de médecine[10] :

(tadyathā) oṃ bhaiṣajye bhaiṣajye mahā bhaiṣajye rāja samudgate svāhā

Prononcé :

(tey-yah-tah) oṃ, be-shah-zay be-shah-zay, mah-hah be-shah-zay, ra-zah sah-mood-gah-tay, so-hah!

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