Je parle de mangas ,de mes lecture de la musique que j'écoute ,de jeux vidéo et des poème que j'écris
La réforme protestante a introduit une certaine idée de la "modernité" à suivre
À la fin du XVIe siècle, les premières lectures critiques49 de la Bible entamèrent le monopole intellectuel de l’Église catholique romaine, tandis que la Révolution copernicienne avait mis en cause le géocentrisme, qui avait valu à Giordano Bruno de se faire brûler vif en 1600. La hiérarchie catholique ne reviendra sur cette question qu'au milieu du XVIIIe siècle, sous Benoît XIV. Si ce dernier admet une ouverture relative de l'Église au monde moderne, il condamne toutefois sévèrement la franc-maçonnerie (Providas romanorum, 1751). Au même moment, des philosophes athées (comme Diderot ou D'Alembert) ou déiste (comme Voltaire) ne se privent pas de critiquer l’Église, le fanatisme et les superstitions.
Bien que certains, tels Maurice Sachot 33, attribuent au christianisme une part importante dans la séparation des pouvoirs religieux et politiques (« rendez à César ce qui est à César »), selon Paul Veyne, « l’initiative et le gros du travail sont dus aux Lumières » 33. L'influence grandissante de l'idée de laïcité et de sécularisation ne sont cependant pas portées uniquement par des adversaires de l'Église : Kant, profondément croyant et Modèle:Date de conversion ?, qui pose un jalon décisif dans l'histoire des rapports entre foi et raison, prône leur autonomie respective.
La Révolution française pose la question du rapport de l’État et de l’Église dans les pays catholiques.
Dans la foulée du gallicanisme, l’Assemblée constituante de 1789 française adopte un ensemble de mesures qui transforment radicalement les structures religieuses en France :
Les biens du clergé sont par ailleurs confisqués. Cette décision entraîne un schisme entre l’Église « officielle » du point de vue de la Révolution (c’est-à-dire « assermentée ») et les membres du clergé restés fidèles au pape (les prêtres « réfractaires »). En novembre 1791, un décret est voté contre les prêtres réfractaires. Après quelques années de persécution pure et simple de la religion, Napoléon Ier négocie avec le pape le Concordat de 1801, qui servira plus tard de modèle dans de nombreux pays. Cet accord marque un souci d’apaisement et permet malgré tout au pape d’affirmer son autorité sur l’Église gallicane. Le XIXe siècle sera marqué par l’ultramontanisme, un courant de pensée qui reconnaît l’infaillibilité et la suprématie pontificale.
Le monde « moderne », qui émerge des guerres napoléoniennes, a profondément changé, et, malgré ses efforts, l’Église catholique ne retrouvera jamais la position qu’elle occupait pendant l’Ancien Régime. Dans de nombreux pays la société se sécularise. En revanche, le Vatican envoie de nombreux missionnaires dans les colonies50, semant ainsi les graines d'une implantation durable dans ce qu'on appellera au XXe siècle le Tiers-monde.
En France, la politique pro-cléricale de la Restauration (loi Bonald abolissant le divorce, loi sur le sacrilège punissant ce dernier de la peine capitale, etc.) est emportée par la révolution de 1830. La question religieuse continue toutefois de faire débat tout au long duXIXe siècle et même après, de la loi Falloux de 1850 favorisant l'enseignement confessionnel, à la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905 en passant par les lois Jules Ferry sur l'éducation laïque, gratuite et obligatoire51.
En Italie, le Risorgimento, visant à l’unification des Etats italiens, contribue à dresser l’État contre l’Église. Les États pontificaux, le dernier vestige du pouvoir temporel de la papauté, sont absorbés par le nouvel État italien, et en 1870, le pape se considère comme prisonnier dans la Cité du Vatican. Cette affaire ne sera définitivement réglée que sous Mussolini par les accords du Latran (1929).
Avec la perte des états pontificaux, l'Église perd progressivement de l’autorité temporelle52. Avec le soutien des politiques, Napoléon III et Cavour, elle tente de renforcer l'autorité spirituelle du pape en prévoyant infaillibilité pontificale. La proclamation du dogme de l’Immaculée Conception par Pie IX en 1854, avant même celle de l’infaillibilité pontificale va dans ce sens. Les positions du pape se font de plus en plus réactionnaires : en 1864, le pape publie l’encyclique Quanta Cura , auquel s’ajoute le document qu’on appelle en général simplement le Syllabus , qui condamne sans appel 80 « erreurs modernes ». Par ailleurs, de nombreux ouvrages témoins de la modernité sont mis à l’Index. Cette tendance culminera lors du Ier concile œcuménique du Vatican (1870), dont la principale décision est de proclamer l’infaillibilité pontificale (encyclique Pastor Aeternus): le pape, lorsqu'il parle ex cathedra et en tant que Docteur suprême de l'Église, ne peut, selon ce dogme, se tromper. Certains évêques sont en désaccord avec les décisions, ce qui donnera lieu à un mini-schisme dans la seconde moitié du XIXe siècle : celui de l’Église gallicane, ultérieurement unie à l'Église vieille-catholique. Le pape Léon XIII essaie de reprendre une initiative qui échappe de plus en plus à l’Église en matière intellectuelle.
Suite au Syllabus du Pape Pie IX 53, l’Église doit affronter des courants intellectuels athées et anticléricaux. En France, le positivisme d’Auguste Comte secoue les fondements de la métaphysique et de la religion. Des penseurs tels que David Friedrich Strauss ou Ernest Renan lancent la quête du Jésus historique et fondent les sciences religieuses et l'exégèse critique de la Bible 54 auxquelles l'église répond par le serment anti-moderniste qui crée le fondamentalisme catholique. Les progrès des sciences naturelles, en géologie et en paléontologie notamment, symbolisé par la publication en 1859 de L'Origine des espèces de Darwin, mettent à mal la lecture littérale de la Bible et conduisent à l'invention du créationnisme. Face à l’effritement de la société chrétienne, la papauté réagit par un raidissement doctrinal55. Dans son encyclique Mirari vos (1832), Grégoire XVI condamne le catholicisme libéral prôné par le Français Lamennais.
En réaction à l'infaillibité pontificale, d'une part et à l'impact des sciences religieuses sur l'Évolution de la lecture de la Bible au XIXe siècle, les églises conservatrices américaines se réunissent en églises fondamentalistes. La crise moderniste dans le catholicisme, semble trouver un embryon de solution avec le Concile Vatican II (1963-1965) lancé par Jean XXIII ; les commentateurs disent que l'initiative est freinée dès le pontificat de Paul VI tandis que le pontificat de Benoît XVI confirme le retour de l'église catholique romaine à son sillon traditionnel.
Les problèmes sociaux consécutifs à la Révolution industrielle (révolte des Canuts…) poussèrent les chrétiens et l’Église à un renouvellement de leur pensée sociale. En effet, les profondes transformations économiques, sociales et politiques ne permettaient plus aux chrétiens et aux structures existantes de l’Église d’exercer la charité dans les mêmes conditions. Il fallait refonder l’action sociale.
Les premiers à contester l’idée que la misère était inévitable et même nécessaire furent des ecclésiastiques et des penseurs catholiques. On peut citer Frédéric Ozanam et Lamennais en France, Mgr Ketteler en Allemagne.
Certains de ces penseurs furent d’abord condamnés par l’autorité religieuse. Il faut distinguer différentes attitudes, celle des individus (prêtres, intellectuels catholiques), celle des Églises nationales et des partis politiques qui y sont liés, et celle du pape.
Peu à peu, une position officielle de l’Église par rapport au problème social prit forme. Elle aboutit en 1891 à la promulgation de l’encyclique Rerum Novarum par la plus haute autorité de l’Église, le pape Léon XIII. Cette attitude obligea les Églises nationales à modifier leur point de vue et à admettre que des mesures politiques étaient nécessaires pour soulager la misère.
Au niveau politique, ce nouveau courant finit par donner naissance à diverses formations politiques qui se rassembleront ultérieurement sous le nom de démocratie chrétienne. Celle-ci fut longtemps combattue par une partie importante des catholiques et par l’épiscopat.
à suivre
Higher Criticism à suivre
à suivre
Au début du IVe siècle, les chrétiens sont peu nombreux et réunis en communautés diffuses. Les communautés chrétiennes prennent le nom d’« Églises » (du grec Ekklèsia = assemblée). Ils ne sont réellement organisés qu'au Moyen-Orient :
« Quatre secteurs ont un épiscopat nombreux, ce qui suppose a priori une christianisation plus avancée : l'Asie Mineure, avec 98 à 102 évêques, le bloc Syrie-Palestine, avec 75 évêques, l'Égypte, avec entre 70 et 100 évêques, et tout en haut l'Afrique du Nord, qui compte alors entre 200 et 250 évêques.(Yves Modéran 56) »
Ce terme « église » ne s'applique aux bâtiments qu'à compter du IIIe siècle de l'ère commune. Ces communautés, dans les zones où les chrétiens sont nombreux, sont dotées d’un conseil, avec à sa tête un « évêque » (du grec épiskopos = surveillant) ou « presbytre » (du grec « presbyteros » = ancien). Le premier terme finira par l’emporter. Il est assisté de diacres. Les fidèles se réunissent, d’abord dans des maisons particulières, puis dans des maisons spécialement aménagées (dont il subsiste un exemple connu du IIIe siècle à Doura Europos, où une pièce sert de lieu de réunion et une autre de baptistère).
De Constantin à Justinien, il est le « président de l'Église »57.
Sa position dans l’Église est clairement définie par Paul Veyne58. Entre le moment où Constantinople change pour devenir Byzance, sa personne acquiert un caractère sacré 59et60; depuis Constantin Ier il est « égal aux apôtres » (isapostolos). Il n’est pas prêtre, mais pourtant, comme le prêtre, il pénètre dans le Saint des Saints, derrière l’iconostase, et communie sous les deux espèces.
L’empereur fait respecter les lois de l’Église ; les code de Théodose II et de Justinien intègrent les lois de l'Église au droit civil, y compris la dogmatique. Quand le besoin s’en fait sentir, c’est lui qui convoque les conciles œcuméniques. En principe le patriarche, comme chef de l’Église, est lui aussi l’émanation de Dieu. Dans la pratique, l’empereur nomme le patriarche comme bon lui semble, même si en théorie il choisit parmi une liste qui lui est présentée. Le patriarche choisi peut même être un laïc, comme Photios Ier de Constantinople, qui reçoit en catastrophe tous les ordres. Au cours des premiers siècles de l’empire, l’empereur intervient dans des questions de dogme. Cet interventionnisme culminera au cours de la crise iconoclaste (voir ci-dessous). Par la suite s’instaure un équilibre fragile entre l’empereur et le patriarche. Il doit en théorie régner entre eux une harmonie (telle que la définit l’« Epanagogè » de Basile Ier) en vue du bien-être de l’État et de l’Église. L’empereur peut difficilement de franchir certaines barrières morales. On peut en donner pour exemple le quatrième mariage de Léon VI, qui fait scandale. Le patriarche Nicolas Mystikos refuse alors à l’empereur l’entrée de Sainte-Sophie. Bien qu’il ait forcé le patriarche à abdiquer, Léon devra faire pénitence. Au cours des derniers siècles de l’Empire, les souverains qui veulent se rapprocher de Rome (voir ci-dessous) se heurtent à l’opposition de l’Église.
Les Byzantins voyaient dans leur empire l’image du royaume céleste et dans leur empereur l’image du souverain céleste. Il est le « lieutenant de Dieu », et c’est de Lui qu’il tient son pouvoir (« Deo gratia »). Le couronnement à Sainte-Sophie par le patriarche de Constantinople symbolise cette sanction divine. Même dans les cas d’usurpation les plus manifestes, le patriarche ne l’a jamais refusée. Cette conception a pour conséquence que l’empereur est le seul souverain légal de la cité terrestre. C’est au nom de cette conception que les empereurs byzantins ont toujours farouchement considéré tout autre souverain chrétien comme leur subordonné. Au XIVe siècle, lorsque l’Empire va vers sa fin, le patriarche de Constantinople rappelle au grand-duc de Moscou, qui ne se considère plus comme soumis à l’empereur, qu’« unique est l’empereur universel ».
Si, théoriquement, tous les évêques sont sur le même pied, certains acquièrent progressivement plus d’importance du fait de l’importance des premiers titulaires du siège, ce poids n’étant pas nécessairement lié à la place du diocèse dans la structure administrative de l’Empire romain. Au sommet de cette hiérarchie se trouvent cinq sièges qu’on appellera les patriarcats à partir du règne de Justinien.
En Occident, la direction des premières communautés chrétiennes de Rome est longtemps de type synodal et la prééminence de l’évêque de Rome n’est que très progressive ; il prend de l'importance à la fin du IVe siècle avec Léon 1er et l'ensemble des pouvoirs dont il jouit de nos jours en Occident n'est acquis qu'au IXe siècle sous Charlemagne, avec Léon III en 80061, quand sa primauté d’honneur se transforme en primauté juridictionnelle pour la partie occidentale de l'empire.
Calixte Ier sera le premier être désigné sous le terme « pape » à l’instar de ce qui se faisait déjà pour le patriarche d'Alexandrie62. Le patriarche romain Léon Ier s’opposera au canon 28 du concile de Chalcédoine (451) qui fait de Rome le second siège de l’Église à l'égale de Constantinople. Ces prétentions du pape de Rome seront mal acceptées par les Églises d’Orient, surtout quand il interviendra en matière doctrinale.
En Orient, le concile de Nicée (325) reconnaît deux grands sièges : Antioche et Alexandrie, ainsi qu’avec quelques restrictions à Jérusalem. Le concile de Constantinople (381), et surtout le concile de Chalcédoine (451), accordent à Constantinople les mêmes privilèges qu’à Rome, ainsi que la deuxième place après celle-ci. Des conflits entre patriarcats seront pour beaucoup dans les controverses qui déchireront l’Église.
À côté des cinq grands sièges, se constitueront en dehors des frontières de l’Empire romain, des Églises nationales, « autocéphales » (Arménie, Géorgie, Perse).
Tous les évêques font partie d’une même Église, qui se qualifie de catholique, et communient dans la même foi. Pour assurer cette unité de foi, on a mis en place une institution spécifique : le concile, c’est-à-dire une réunion d’évêques. À partir du IVe siècle, l’empereur convoque des conciles généraux, dont certains sont qualifiés d’œcuméniques (« de la terre entière »). Comme leurs décisions sont infaillibles et ont une autorité universelle, elles ne peuvent être ni revues, ni corrigées.
Voir aussi pour le détail des styles et des genres : peinture chrétienne
Après la mort des témoins, les adeptes du mouvement de Jésus éprouvent la nécessité d'écrire leurs compréhensions de ce mouvement.
L’Apôtre Paul joue un rôle important dans le développement du christianisme. Sous le nom de Saül, ce Juif originaire de Tarse aurait d’abord persécuté le mouvement de Jésus et ensuite connu une spectaculaire conversion après que le Christ lui fut apparu sur le chemin de Damas. Il consacre le reste de son existence au prosélytisme. Dans un premier temps, l'enseignement de Jésus n'est diffusé qu'au sein de la communauté juive, puis, suite à de difficultés avec les responsables des synagogues, l'enseignement s'oriente vers les non-juifs, les païens, aussi appelés les « Gentils ». Parmi ceux-ci, il en est, nombreux, sensibles à la voie du judaïsme, on les appelle les “craignant-Dieu”, mais qui ne franchissent pas, pour la plupart, le pas de la conversion, en particulier celui de la circoncision 63. La question est débattue lors d’une réunion qui se tient à Jérusalem vers l’an 50 appelée rétrospectivement « concile de Jérusalem ». Il y est entériné que les prosélytes « chrétiens » n'auront pas à passer d'abord par une conversion au judaïsme. Cette décision instruit la vocation universaliste de cette hérésie en train de devenir le christianisme.
Une grande partie de cette littérature se fait sous forme d'Épîtres qui sont de courts traités de caractère moral ou philosophique, dont les auteurs ne sont pas toujours assurés64.
Les sources contemporaines concernant cette période sont peu nombreuses. Les Actes des Apôtres (datés des années 80-90) se veulent l’histoire du mouvement au cours des premières années après la mort du Christ. Leur pertinence est toutefois remise en cause par certains théologiens65 et sont difficilement exploitables par les historiens. Les Évangiles et les lettres du saint Paul de Tarse (datées des années 50) sont les plus anciens documents du christianisme, qui fournissent des indications indirectes sur les tendances qui parcourent le christianisme primitif. Les premiers chrétiens — le mot n’existait pas encore — ne sont pas perçus en Judée autrement que comme une des nombreuses sectes au sein du judaïsme au tournant de l’ère chrétienne, dont les plus importants sont les Pharisiens, les Sadducéens, les Zélotes et les Esséniens.
Les Actes des Apôtres et les lettres de saint Paul laissent entrevoir un certain nombre de dissensions au sein de la première communauté de Jérusalem et contre celle d'Antioche, mais ne sont guère prolixes. Il est ainsi question d’une dissension entre deux courants du Judéo-christianisme : les « Hellénistes »N 14 et « Hébreux » (issus de Palestine), qui fait l’objet de controverses entre spécialistes.
Pour cette période qui suit la disparition des apôtres, ce sont les Pères apostoliques qui constituent une source, dont on doit avoir une approche critique66. C’est le début de la littérature patristique (90-160 apr. J.-C.). Ces textes, de caractère non canonique, se préoccupent d’instruction et de prédication.
Face à la concurrence, aux courants centrifuges, mais aussi au scepticisme païen, le christianisme développe une littérature
Irénée de Lyon écrit « Contre les hérésies », dans lequel il s’attaque aux gnostiques (voir ci-dessus). Il leur oppose l’unité de l’Ancien et du Nouveau Testament ainsi qu’une vision optimiste de la chute d’Adam et Ève, rachetée par le sacrifice du Christ.
Origène posa les fondements de l’herméneutique chrétienne en définissant, le premier selon Henri de Lubac 67, la théorie des quatre sens, et la Lectio Divina, qui seront par la suite largement développés et pratiqués pendant tout le Moyen Âge, surtout au XIIe siècle, et dans les débuts de la Renaissance.