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Sól (« Soleil ») est la personnification du Soleil dans la mythologie nordique.
Peu de sources témoignent d'une personnification du soleil. Le second charme de Mersebourg évoque la déesse Sunna. Dans la poésie scandinvave, le soleil n'est personnifié de façon certaine que dans les Vafþrúðnismál[1] où le géant Vafþrúðnir indique que Mundilfœri est le père de Máni et de Sól, qui doivent chaque jour tourner dans le ciel.
À partir de cette strophe et des Grímnismál[2], Snorri Sturluson évoque plus en détail le personnage de Sól, qu'il compte parmi les déesses[3]. La Gylfaginning rapporte en effet qu'un homme nommé Mundilfœri avait deux enfants, si beaux qu'il les avait nommés, l'un Máni (Lune), l'autre Sól (Soleil), qu'il avait mariée à Glen. Agacés de cette prétention, les dieux placèrent le frère et la sœur dans le ciel, où Sól conduit les chevaux Árvak et Alsvid, qui tirent le chariot du soleil, et où Mani contrôle le cours de la Lune[4]. Sól est poursuivie par le loup Sköll, qui finira par l'attraper[5].
Au regard de la rareté des sources disponibles, il n'apparaît pas que le soleil ait joué un rôle central dans la mythologie nordique[6]. Dans son ouvrage - « rarement cité[7] » - Ygdrasill : La religion des anciens Scandinaves, Régis Boyer propose cependant une interprétation naturaliste de la religion scandinave ancienne, perçue comme ordonnée autout du culte des grandes forces naturelles : le Soleil, l'Eau, la Terre. Il évoque, à propos du Soleil, la « précellence de cette entité divine », depuis les pétroglyphes ou le chariot de Trundholm à l'âge de bronze jusqu'aux dieux incarnant la « variante solaire » (Týr, Thor, Baldr) au cours de la période viking[8].
Dans la mythologie nordique, Var est la déesse des mariages et des pactes d'unions. Elle écoute les serments faits et promis entre les hommes et les femmes, ces déclarations étant appelées "varar(s)". Elle fut crainte comme une déesse capable d'opposer de terribles vengeances à qui osait usurper les varars.
Dans le poème de l'Edda Þrymskviða, la bénédiction de Vár est invoquée par le jötunn Þrymr (Thrym) après sa fiancée qui est en fait le dieu Thor se faisant passer sous déguisement pour la déesse Freyja et qui est sanctifié par le marteau volé à Thor, Mjöllnir, à son banquet:
Ce qui, en traduction libre, donne: Thrym, le chef des géants, dit ensuite: "apporte le marteau, afin de consacrer la fiancée, pose Mjollnir sur les genoux de la jeune femme, unis-nous l'un avec l'autre par la main de Vör.
VörVör est une déesse (« Asynes ») de la mythologie nordique. On la retrouve dans l'Edda de Snorri :
Mis à part ces quelques phrases, la déesse est presque inconnue.
Tíunda Vör, hon er ok vitr ok spurul svá at engi hlut má hana leyna. Þat er orðtak at kona verði vör þess er hon verðr vís.
La dixième est Vör: elle est sage et curieuse, si bien que personne ne peut rien lui cacher. Un proverbe dit qu'une femme devient au courant de toute information qu'elle détient.
- Traduction anglaise de Benjamin Thorpe:
- Then said Thrym,
- the Thursars's lord:
- Bring the hammer in,
- the bride to consecrate;
- lay Miöllnir
- on the maiden's knee;
- unite us each with other
- by the hand of Vör.[1]
- Traduction anglaise de Henry Adams Bellows:
- Then loud spake Thrym,
- the giants' leader:
- "Bring in the hammer
- to hallow the bride;
- On the maiden's knees
- let Mjollnir lie,
- That us both the hand
- of Vor may bless."[2]