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Dans la mythologie nordique, Vígríd (ou Óskópnir ) est le champ de bataille de cent lieues (ou miles suivant la traduction) de côté où se déroulera le combat ultime de la prophétique fin du monde du Ragnarök. Les dieux, les walkyries, les einherjar y affronteront les géants de la glace et du feu, et toutes autres sortes de monstres symbolisant les forces de la destruction.
Vígríd est aussi un dieu des histoires et le mari de Sága. Il est le fils de Sæming et de Nep et le frère de Nanna. Son meilleur ami est Ull.
Le Valhalla ou Walhalla (également la Valhalle), dans la mythologie nordique, est le lieu où les guerriers valeureux défunts sont amenés. C'est le paradis viking au sein même du royaume des dieux, « la fortification d'Ásgard » où règne Odin. C'est sur les champs de bataille que des vierges guerrières (pour les Celtes)[réf. nécessaire] ou des Valkyries (pour les Germains), cherchent et récupèrent les hommes les plus braves et les plus valeureux afin de les ramener à Ásgard, où Odin les attend pour les préparer à la bataille finale, le Ragnarök.
Valhalla vient du vieil islandais Valhǫll composé de valr, désignant les guerriers morts sur le champ de bataille, et hǫll, la halle [1]. Toujours selon les notes de l'Edda de Snorri, ce dernier mot peut également désigner "le palais" ou un grand bâtiment d'une seule pièce ou se tenait la cour de Norvège (voir ainsi la Hakonshalle, "halle de Håkon", à Bergen). Valhalle en est la forme francisée.
La Valhalle est si haute qu'on peut à peine en voir le sommet. Son toit est recouvert de boucliers dorés, probablement de bouleau, si l'on en croit la description de Thiodolf de Hvinir :
La halle dispose de six cent quarante portes[3] et l'une d'entre elle est surmontée de la tour Hlidskjálf, selon une hypothèse jugée vraisemblable par François-Xavier Dillmann dans ses notes.
Les habitants de la Valhalle sont les Einherjar, vivant sous la protection d'Odin, qui siège également dans la halle, accompagné des ses deux loups Geri et Freki ainsi que ses corbeaux Hugin et Munin. S'il semble que la très grande multitude d'Einherjar qui vivent là soit presque innombrable[4], Snorri Sturluson rapporte ce qui est dit dans les Grimnismal :
Avec ses six cent quarante portes, la Valhalle contiendrait donc six cent quatorze mille quatre cent Einherjar.
Ils se nourrissent de la chair du sanglier Sæhrímnir, bouilli tous les jours par le cuisinier Andhrímnir dans le chaudron nommé Eldhrímnir[6]. Ce sanglier revient à la vie tous les soirs et sera mangé de nouveau le jour suivant. Seul Odin ne se nourrit pas, donne sa nourriture à ses loups et boit seulement du vin en guise de repas[7]. Les Einherjar, eux, boivent le lait de la chèvre Heidrun, qui est en fait de l'hydromel. Cette chèvre est sur la Valhalle même, et broute les feuilles de l'arbre Lérad (v. isl. Hléraðr, "celui qui procure le repos")[8].
Chaque jour, tous les guerriers s'habillent, revêtent leur armure et partent combattre les uns contre les autres dans un enclos. Ils s'entretuent sans crainte, car à l'heure du premier repas de la journée (v. isl. dǫgurðarmál, repas prit vers neuf heures le matin[9]), tous ressuscitent et reviennent du combat à cheval pour un nouveau banquet, qui durera donc la majeure partie de la journée :
Lors de ces banquets, ils sont servis par les Valkyries elles-mêmes ainsi que Skuld, la plus jeune des Nornes[11].
Tous attendent le jour où sortant des six cent quarante portes de la Valhalle, ils combattront dans une dernière guerre contre Loki, le loup Fenrir, et de nombreux autres ennemis, lors du Ragnarök[12].
Dans l'Edda de Snorri, l'auteur affirme que les guerriers valeureux morts au combat seront envoyés par Odin soit au Valhalla, soit à Vingólf[13].
Vígríd ( vieux norrois Vígríðr) signifie "le lieu (champ) de la bataille" ou alors "la plaine où le combat fait rage". Quant à la signification de Óskópnir, le débat n'est pas terminé mais le sens de "pas (encore) créé" ou " non fait" prévaut.
Ces noms nous sont connus grâce à plusieurs sources.
Par le Vafþrúðnismál, le troisième poème de l'Edda poétique. Dans les strophes 17 & 18, Vafþrúðnir mettant au défit Gagnráðr , son visiteur (Odin en fait), lui demande le noms du champ de bataille ou se rencontreront Surt et les dieux.
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On retrouve également le nom de ce champ de batailles dans l'Edda en prose de Snorri Sturluson (XIIIéme siècle)
Par contre dans le poème Fáfnismál (Strophe 14-15) le dragon Fáfnir, après avoir été mortellement blessé par Sigurd , répond à une série de questions dont l'une porte sur
le lieu du combat final entre les dieux et les géants conduit par Surt .
Idavoll (v. isl. Iðavǫllr, « plaine toujours verte »[1]) est le centre de la cité d'Ásgard. Odin s'y est installé après avoir construit la cité et y a établi deux temples : un pour les douze autres Ases, Gladsheim ; un autre pour les Asynes, appelé Vingolf.
À l'issue de Ragnarökr, Vidar, Vali, les fils de Thor — Modi et Magni, ramenant le marteau Mjöllnir — ainsi que Baldr et Hodr, tous survivants de la fin du Monde, s'y retrouveront pour converser de leurs anciennes histoires, de Jormungand et du loup Fenrir.
Gimlé (« endroit protégé du feu »[1] en vieux norrois) est, dans la mythologie nordique, le lieu où vivront les hommes bons et vertueux après le Ragnarök.
La voyante de la Völuspá raconte la destruction du monde, puis sa renaissance. Elle évoque les dieux qui vivront après le Ragnarök, puis :
Selon certains chercheurs, cette strophe est l'une des illustrations de l'influence chrétienne dans la Völuspá. Gabriel Turville-Petre rapproche ainsi Gimlé de la nouvelle Jérusalem[3].
Dans la Gylfaginning, Snorri Sturluson cite cette strophe et développe le parallèle avec la conception chrétienne du paradis[4]. C'est dans cette salle, la plus belle de toutes, que les hommes bons et vertueux vivront pour l'éternité auprès de leur créateur, Allföd (« père de tous »), tandis que les méchants iront à Hel puis à Niflhel (3). Le Ragnarök est ainsi identifié au Jugement dernier[1]. Snorri situe Gimlé à l'extrémité méridionale du ciel, dans le troisième ciel, concept également issu du christianisme[1] (17). En attendant le Ragnarök, Gimlé est habitée par les Alfes lumineux (17), qui sont peut-être identiques aux anges[1].
Snorri mentionne deux autres demeures où vivront les hommes justes : Brimir et Sindri (52). Par ailleurs, dans un chapitre, il assimile Gimlé à Vingólf (3).
Gimlé n'est mentionné dans aucune autre source, et le nom a peut-être été inventé par l'auteur de la Völuspá ou son entourage[5].
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